« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste.»

Je m’étais dit qu’un « virus peut en cacher un autre », que finalement celui du Covid-19 venait et supplantait tous les autres, celui du libéralisme, celui de l’économique à tout crains, celui de toutes les violences que les violences sociales et policières nourrissent et qui se justifient ainsi. Et là, le pouvoir, tous les pouvoirs, ne l’ont pas inventé mais ils s’en servent bien.

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Et c’est là que le souvenir (oui, je suis dans l’âge à risque…) de « on arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste » des années 70 me donne de l’espoir, de l’énergie, de la volonté de partage. Quel hommage à rendre à Gébé, ce jour où il a inventé l’An 01, celui où il a ‘’arrêté tout’’ et voulu le partager avec les autres en faisant ‘’un pas de côté’’.

Le président est venu nous sermonner car des ‘’inconscients’’ avaient profité du soleil ce dimanche sur les bords de Seine ou aux Buttes Chaumont…Sans doute que la prise de conscience de nos responsabilités individuelles et collectives n'a pas été à la hauteur de l'urgence et des besoins. Pour ma part je ne doute ni de la pertinence ni de l'urgence des mesures de protection de soi et des autres.

Mais une des questions  ici, c'est la façon dont ce pouvoir utilise cette crise sanitaire. La "santé publique" est bien une question politique… et son opportunisme en lançant la compétente l’ex-ministre de la Santé dans l’arène municipale montre bien le calcul électoral… avant le discours  -maintenant alarmiste- de guerre… même si la résistance dont nous avons à engager est une autre !

Il nous invite à saisir ce moment, qui va être long, de confinement pour  « lire ».  Très bien,  arrêtons tout, pour pouvoir réfléchir et partager largement les envies d’engager et poursuivre notre réflexion sur un autre sens de la vie,  des choses qui tiennent compte de la planète, du consumérisme, des lobbies de tout poil, des FNSEA, des TOTALE, des marchands d’eau et d’aéroports…

Et ce ne sera pas triste si nous nous mettons tous, avec ou sans gilet, et nous serons de plus en plus nombreux. Saisir ce tempo pour nous interroger collectivement sur le chemin qu’on a pris ou qu’on nous a fait prendre. Et se dire que pour le modifier ça ne pourra se faire qu’avec nous, notre engagement, notre prise de conscience. Ce ne seront pas les autres et encore moins ceux qui dirigent les « virus » de la guerre, du racisme, des inégalités, même quand ils font des ‘’beaux discours’’ .

Ouf, je me demandais comment ça va se passer après les douze heures ce mardi midi. Merci Gébé, son souvenir, « on arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste » m’a requinqué et un de mes fils, dans la trentaine,  m’a envoyé un message « cette phrase m’aide à rester positif » ! (à suivre...)  ** 

Un “virus” peut en cacher un autre!

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