Nyssen aussi: Actes Sud fait dans le BTP!

Ministre de la Culture Mme Nyssen “aussi”! Prise les doigts dans la «confiture» des passe-droits. C'était une des surprises de l'écurie Macron. La société civile et qui plus est éditrice d'une maison d'édition estimée et très prisée: Actes Sud. Mais au fond, Françoise Nyssen ne dément pas le mauvais dicton: “tous pareils”. C'est ce qui révèle le Canard Enchaîné dans son édition de ce mercredi.

Résultat de recherche d'images pour "Françoise Nyssan images"   C'est en 2011, au mois de mai, qu'une inspection des locaux d'Actes Sud se rend compte, en présence de Françoise Nyssan, que «d'importants travaux sont en cours de réalisation dans le bâtiment. Extension de la librairie, création de nouveaux locaux (…) La commission n'a pas connaissance de procès-verbal d'autorisation de travaux ou de permis de construire concernant la partie établissement public. La direction n'est pas en mesure de nous présenter ces documents», dixit les représentants de la préfecture, des agents municipaux et des pompiers. En effet, aucun dossier n'avait été déposé!

Plus tard, un maire-adjoint (Daniel Richard) avait écrit à son Maire, en septembre 2011, «J'attire votre attention sur la situation irrégulière de cet établissement. Permettez-moi de vous suggérer de ne participer à aucune manifestation émanant de cet établissement». Le Maire, Hervé Schiavetti, soucieux des bonnes relations avec son couple ami, pourvoyeur d'emplois dans la commune aurait reconnu, toujours selon le Canard Enchaîné, «On a souvent écrit à Jean Paul (le Mr Nyssen...) pour se plaindre de ses constructions».

En mai 2017 Madame devient ministre et les propriétaires se disent que ça la fout mal si on ébruite les irrégularités... et une demande d'autorisation de travaux, déjà effectués, est déposée par Mr Capitani (l'époux) à travers sa société immobilière Saint-Martin. Les irrégularités demeurent, la façade après les travaux n'est pas tout à fait d'équerre et même si on reconnaît la « non-conformité » avec le projet présenté, l'architecte des Bâtiments de France aurait fini par donner son aval. Il semblerait qu'on fait comme on peut, pour les petits arrangements.

Bref on « baigne » dans un intéressant cas d'école où des gens de bien prennent des libertés avec la réglementation, font comme bon leur semble, on dit même qu'ils ont utilisé pour la façade, dans un lieu privilégié du vieil Arles, plutôt du toc. Les passe-droits décrits par le palmipède du mercredi sont manifestes. L’indifférence aux sollicitations de leur copain-Maire n'est pas très fair-play.

Madame la ministre de la Culture chargée du patrimoine a ainsi démontré et avec profit, sont attachement au sien! Pour le reste vive le loto de Stéphane Bern, chargé d'une mission sur le patrimoine (sauf celui d'Arles et d'Actes Sud ...).

Elle aussi, comme les “autres”, madame Françoise Nyssan! dont la nomination avait été accueillie (en tout cas en ce qui me concerne) avec sympathie. Une femme dans la Culture, venue d'une maison d'édition dont je suis plutôt lecteur (et acheteur) de bon nombre de ses ouvrages, s’asseyait en 2011, sur le droit et la réglementation, pour faire profiter la petite entreprise familiale.

«Ce n'est pas moi, c'est mon mari» ó l'indélicat! Et comment ça se fait que Madame Françoise Nyssan se soit laissée “embobiner” par ce beau parleur qui se connaît dans le BTP!

C'est en quelque sorte la « corruption de la démocratie » où les gens bien installées, savent s'en servir pour passer outre le droit, en quelque sorte des citoyens au-dessus des lois. Comme l'écrirait le Canard, « nous sommes tous égaux mais il y a quelques uns qui le sont un peu plus... » Dommage pour la Culture et pour Actes Sud.

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