Macron-un: étudiants, le trop?

Il s'est avancé, à petits pas, mine de rien... Candidature artificielle, sans parti, sans majorité et voilà, il a presque tout eu! «Vous allez voir ce que vous allez voir» et les institutionnelles, certains rentiers de la politique ont pris un premier coup, par une sorte de jongleur d'étiquettes. Mais les paroles verbales ne suffisent pas et les étudiants, commencent à voir, ce qu'on va voir!

Il y a aujourd'hui 86.969 candidats (au 14 juillet) en attente d'affectation en fac. C'est le résultat du système de classement dit APB, décrié depuis des années par les étudiants, les enseignants et les parents d'élèves.

Certes, ce n'est pas la responsabilité de ce gouvernement, mais il aurait été pertinent, compte tenu de la gravité de la situation sur le futur de la jeunesse, que le ministre de l'éducation, voire le premier-ministre, au seuil de leurs responsabilités, viennent dire ce que ce gâchis fait aux jeunes bacheliers leur suggère comme mesures à prendre pour le futur. Et comment, dans l'immédiat, leur nouvelle façon de gouverner, dont ils se «gargarisent», entend prendre en charge ces «recalés» du sort de l'éducation nationale!

 

Résultat de recherche d'images pour "les etudiants charb  dessins"

Et avant le départ en vacances, voilà que les aides au logement pour «les pauvres et les locataires modestes», vont diminuer de 5€ par mois, notamment les APL pour les 800 000 étudiants qui en bénéficient.

Le gouvernement se défend, déclarant que c'est le quinquennat précédent qui aurait concocté cette entourloupe, (ce qui ne semble pas vrai). Si c'était le cas, un gouvernement qui arrive, tout en annonçant une telle mesure devait avoir une réponse conservatoire pour la suspendre « jusqu'à mieux informé ».

S'il y a des économies à faire sur les dépenses de l’État, ce n'est pas en fragilisant davantage ceux qui sont déjà dans la zone de fragilité -presque structurelle-, que le discours d'une nouvelle façon de faire la politique peut avoir une quelconque audition et légitimité.

On se souvient de la tirade du quinquennat précédent «Est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ? Je demande à être évalué sur ce seul engagement, sur cette seule vérité, sur cette seule promesse!» avait déclaré en janvier 2012, au Bourget, le candidat socialiste. On sait que le chômage des jeunes n'a pas diminué, les résultats des formations sont décevants et le nombre d'apprentis a régressé entre 2012 et 2016. Hollande-Macron même combat?

Voir le billet de l'UNEF * Il est urgent d’ouvrir réellement les portes de l’enseignement supérieur

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.