Le «bon sens» des électeurs : trois bien élus!

Les exemples sont innombrables mais trois cas dans la région parisienne, méritent d'être notés, en quelque sorte du "bon sens" des électeurs!

images?q=tbn:ANd9GcTunFXqrCJDC36UCrYa_duWVMrJDp0sUSc5UGEfk4xNwurcTXKALes exemples sont innombrables mais trois cas dans la région parisienne, méritent d'être notés, en quelque sorte du "bon sens" des électeurs!

Nous avons entendu parler des affaires, de ses maisons, de ses capitaux, de ses sociétés, de ses paradis fiscaux, de ses abus de pouvoir utilisant les agents municipaux pour ses trafics : c'est des Balkany dont il s'agit. Mais les administrés de Levallois-Perret ne semblent pas au courant et l'ont élu dès le premier tour.

Il a été question il y a une semaine des arrangements faits par Jean-François Copé, président de l'UMP pour grossir le cahier de commandes de ses amis au détriment de son propre parti. Et on sait tout ce qui tourne autour de lui dès son ami intime et trafiquant,  Takieddine jusqu'à la vente des immeubles de la République au temps où il était ministre à Bercy. Les habitants de Meaux, bien heureux avec leur nouveau musée de la «grande guerre» inauguré par Sarko-Copé, ont renouvelé son mandat municipal dès le premier tour.

 images?q=tbn:ANd9GcTDrdu3WylQ-9IuygVwfJtIBj7iTTxQ-Vn0ZKKW2dJealWGUi5nhQ

On se souvient, en 2011, au moment de l'histoire DSK, de l'affaire de la réflexologie plantaire de Tron, des soupçons d'abus sexuels, de la pression exercée sur certaines de ses agents, victimes, de l'emploi de sa belle-sœur et on savait aussi que le Maire de Draveil (Essonne) préférait habiter à Paris, dans le XVème arrondissement, un logement social de 118 m2 obtenu grâce aux bons offices de la Mairie de Paris au temps de Chirac. Là aussi, Georges Tron est élu dès le premier tour.

images?q=tbn:ANd9GcRbKR3F1Rc2uj1qIugLSLiP2a6T4nQijUVxM1QnAnxoOhooVO8FwQ

 Il n'est pas élu, mais arrive largement en tête (45,47%) devant le candidat PCF (22,33 %) et celui du PS (21,14 %). C'est Jean Pierre Bechter, ancien numéro deux du 12ème de Paris, actuellement Maire à Corbeil Essonnes, à la place de Dassault et mis en examen depuis janvier dernier pour «achats de votes». Les deux candidats de gauche, qui semblent se détester depuis longtemps, se sont insultés et bousculés dimanche après-midi devant un des bureaux de vote (il y a même dépôt de plainte). Ce n'est pas dit, mais si les deux adversaires de gauche gardent leurs bonnes manières de convivialité et d'empathie pour le deuxième tour, l'employé de Serge Dassault, pourrait reprendre son fauteuil.

 *  *  *

Il n'y a pas de conclusion à tirer et encore moins de «moralité» sur ces résultats. On constate tout de même que ces personnages qui usent du pouvoir pour leurs intérêts personnels et de leur clan, se font élire, comme si leurs forfaits au détriment du bien commun, n’intéressaient que les gazettes, les juges et le microcosme politique.

 On attendait de la majorité issue de mai 2012, une «moralisation de la vie politique», c'est à dire un certain nombre de mesures vigoureusement tournées vers une démocratie représentative sans cumuls, sans dynasties, un nombre limité de mandats...  Un renouveau des personnes et des méthodes.

Le nouveau pouvoir a tergiversé (on le comprend sachant qu'il abrite les Cahuzac ou les Guérini...) et aujourd'hui nous sommes dans cette configuration du bonnet-blanc/blanc-bonnet. Les forces les plus démagogiques de tous bords ont ainsi le champ libre sous les décombres d'une politique pour les «puissants» qui maintient ses prérogatives et ses bénéfices à court terme.

À bas la corruption! dessin de Benett

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.