Petite-grosse magouille pour les municipales...

Ils vendaient la marque Macron En Marche, comme une nouveauté, jeune, intelligente, diplômée, moderne, vous alliez voir ce que vous alliez voir. Hélas, ils sont arrivés à abuser plus d'un. La déconfiture des partis traditionnels, la crainte du clan Le Pen et voilà qu'il passe aux commandes, sans complexes ni états d'âme!

Sidérés que nous étions peu ou prou, presque tous ou en tout cas beaucoup, et le voilà avec un parlement aux ordres constitué de vieux briscards de l'opportunité, d'autres nouveaux en politique, élus aussi grâce à ce leurre qu'on appelle ''l’état de grâce''.

Quelques remous, quelques parties de confrontation, ils ont continué à faire illusion, avec moins de monde mais ils tiennent.

Il a fallu qu'en novembre 2018, après la longue bataille de l'été sur le statut de la SNCF, pour qu'un vent de contestation se lève et le voilà à l'épreuve. Ce sont des citoyens qui écrasés par un quotidien difficile s'arment de gilets jaunes et défient, de rond-point en rond-point, maladroitement parfois, sans boussole souvent, mais une détermination qui dure depuis 62 samedis... peu importe finalement le nombre aujourd'hui, le fait est qu'ils sont là, toujours là.

En réponse, après une tentative avec quelques millions et la fanfaronerie baptisée grand débat, la marque En Marche fait défiler en escadron de combat sa police qui sévit dans tous les sens, éborgne, mutile, blesse, met en détention des citoyens avec ou sans gilet.

Ils en font trop et on commence, dans leurs rangs à se méfier. Mais le président confondant les rôles dit qu'il faut être ferme et le préfet de Paris confirme ''nous ne sommes pas dans le même camp''.

La réforme des retraites mobilise de plus en plus et pas seulement les ''salariés privilégiés'', les sondages ne sont pas favorables à la Macronie, les municipales approchent et, vent de panique ''on va déguster''!

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merci à Jean-Jacques Beltramo 

 

Qu'à cela ne tienne on sait jongler, avec les chiffres...

Et voilà que le ministre de l'intérieur sort de son chapeau une circulaire aux préfets pour le soir des municipales: ne plus attribuer de nuance politique aux listes dans les villes de moins de 9 000 habitants.

C'est à dire ''rendre invisible 96% des villes de France pour gonfler artificiellement le score de La République En Marche aux prochaines élections''.

Depuis 2014, nous disposions de cette information pour toutes les communes de plus de 1 000 habitants. Avec le nouveau barème 97 % des communes seraient officiellement gouvernées, à partir de mars, par des maires sans affiliation partisane, c'est à dire 53 % du corps électoral.

Exemple,  selon le site ''le mouvement'', lors des dernières élections européennes, le FN-Rassemblement National est arrivé en-tête avec 23,3% devant La République en Marche 22,4%. Suivant la directive du ministre, ne mentionner l'appartenance politique que pour les villes de 9000 habitants et plus, les Macrons seraient en tête avec 24,2 % et les Lepen 19,4 %. Quelle vision d'avenir cette start-up France!

Voilà ''à quoi sert l'ENA'' magouille, magouille il restera toujours quelque chose. Maquillage ordinaire, petite truanderie, un peu minable... mais qui rapporte: ''Non monsieur le président nous ne sommes pas encore en dictature mais il y a des signes, dans votre politique, qui montrent que nous ne sommes pas non plus vraiment en démocratie!''

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* ~ ~ le mouvement * Castaner veut exclure 96% des villes des résultats des municipales. Un tour de passe-passe pour avantager LaRem * Ne laissons pas Christophe Castaner fausser le résultat des élections municipales pour favoriser LaREM.

Si on veut, on peut signer ici Signez la pétition !

* * Dans le blog de Jean-marc B voir

Municipales : la grande truanderie de Castaner - vidéo Le Média

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