Gallet, ça se gatte!

Gallet, rien ne va plus!«Mais laissez le travailler. C'est bon il s'est planté pour les boiseries de son bureau, mais il s'est excusé. Il y a quand même de l'acharnement ». C'est ainsi qu'un de mes amis a réagi par messagerie privée, à mon billet «Gallet ne fait plus Le Paon» ajoutant, il n'est pas du sérail et a beaucoup de faux-amis!

Gallet, rien ne va plus!

«Mais laissez le travailler. C'est bon il s'est planté pour les boiseries de son bureau, mais il s'est excusé. Il y a quand même de l'acharnement ». C'est ainsi qu'un de mes amis a réagi par messagerie privée, à mon billet «Gallet ne fait plus Le Paon» ajoutant, il n'est pas du sérail et a beaucoup de faux-amis!

Quand il dit qu'il n'est pas du sérail, il veut dire qu'il ne sort pas de l'ENA. C'est tout de même un produit de Sciences Po et d'une des plus prestigieuses, Bordeaux. Mais là n'est pas la question. Soit qu'il est à la hauteur du job pour lequel il a été choisi, soit que le CSA, qui l'a nommé, a fait un «mauvais casting». La façon dont le PDG se comporte depuis mercredi dernier, interpelle sur sa capacité mais surtout sa volonté d'aboutir à une négociation.

La grève est à son septième jour (chose rare dans la Maison Ronde), la ministre de tutelle commence à s'énerver et a déclenché son système de «pressurisation», et le personnel sent qu'ils n'ont pas un interlocuteur à la hauteur des enjeux.

Là dessus, voilà que le palmipède (menu des mercredis, Canard!) précise sa pensée et ses informations. Dans sa dernière livraison, il apporte à la connaissance des lecteurs quelques nouveaux éléments qui aident à comprendre le personnage et sans doute, ne manqueront pas d’être appréciés par le personnel de Radio France.

Son lobby: aménager des bureaux!

D'abord,  pour assurer sa communication il a ramené à la maison de la Radio un de ses communicants, son pote qui s'appelle Pingaud. Pour le conseiller et étant payé «autour de 90.000 euros par an». Rappelons que Radio France a un staff de communication qui semblait, avant Gallet, consistant et reconnu!

Et le Canard, non content de nous informer de l’existence de ce Pingaud, révèle également qu'au Ministère de la Culture il a fait des dépenses considérables pour aménager son bureau rue de Valois, au premier étage en face du bureau ministériel. Moins d'un an après, nommé avec empressement par le même ministre, voilà qu'il fait refaire son nouveau bureau de directeur à l'INA, à Bry sur Marne (dans le Val de Marne). Mais c'était quand même en banlieue et engage un nouveau chantier dans l'annexe de l'INA à Paris 13ème, rue de Patay, où il passe la plupart du temps. Il semblerait même, que dans son bureau à Bry, il y avait apporté quelques œuvres d'art, «prêtées» par la Culture...

Peut-être que sa préoccupation première était «aménageur de bureaux» et que le CSA ne l'a pas perçu, pensant qu'il voulait être PDG !

Pour le reste, ce sont des petits mensonges ou d'à peu près dans ses explications. Payer si cher un Pingaud pour un tel résultat auprès du personnel avec un effet médiatique si concluant, il y a de quoi râler. Peut-être que le personnel de Radio France a raison quand ils disent: "J'ai bien peur qu'il nous lâche un peu ce Gallet".

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