Edumarket, Ornikar : La digitalisation au service de l’éducation

En 2015, l’ex-président François Hollande lançait le plan numérique pour l’éducation. Ce processus de digitalisation tendait alors à répondre à plusieurs prérogatives modernes : facilité l’accès au savoir, sensibilisation aux enjeux et aux métiers de demain, modernisation du fonctionnement de l’État etc.

En 2015, l’ex-président François Hollande lançait le plan numérique pour l’éducation. Ce processus de digitalisation tendait alors à répondre à plusieurs prérogatives modernes : facilité l’accès au savoir, sensibilisation aux enjeux et aux métiers de demain, modernisation du fonctionnement de l’État etc.

Digitalisation et éducation Digitalisation et éducation

Cette initiative de bon sens permet alors une mise au diapason avec une génération de millennials agacée et frustrée par les mécanismes d’hier.

Quatre ans plus tard, cette digitalisation a largement dépassé les frontières de l’éducation nationale, devenant un standard pour toutes les formes d’apprentissage.

Une véritable formation ne pouvant se passer d’application, comment des acteurs comme Ornikar et Edumarket réussissent-ils à allier théorie et pratique ?

Le digital au service de la pratique : la bonne recette

En 2018, 60% des recruteurs disent privilégier les soft skills (étude IDC 2018), tandis que seulement 32% d’entre eux définissent les diplômes d’État comme critère numéro un de recrutement.

Cette réalité empirique prend une place de plus en plus importante dans l’inconscient collectif, rappelant ainsi le fameux paradoxe d’Anderson qui soulignait les fortes fluctuations que pouvait subir n’importe quel diplôme.

Ces dernières années, il faut donc additionner à tout cela le virage numérique que prend l’éducation dans son ensemble, un tournant favorisant la théorie et délaissant par la même occasion la pratique, au détriment des besoins.

Alors comment combiner ce besoin de savoir faire avec la digitalisation globale que subit l’éducation ?

Une partie de la réponse se trouve peut-être du côté des plateformes de formations professionnalisantes. Alliant support digital et partage de savoir-faire, les sites web comme Edumarket se positionnent en tant que solutions hybrides, apportant des réponses probantes aux problématiques précédemment soulevées :

  • Accessibilité via un support digital : Couvrant l’intégralité du territoire et accessibles en quelques clics, Ces plateformes permettent d’abord à chaque personne souhaitant s’initier ou se spécialiser dans un domaine d’avoir accès à un large panel de formateurs professionnels.
  • Partage de connaissance et de savoir-faire : Edumarket and co proposent ensuite une mise en relation entre formateurs et futur formé. Une fois la date de formation fixée, le numérique laisse place au physique pour permettre à l’apprentis d’acquérir un véritable savoir-faire, transmis de vive voix par un professionnel aguerri. Ce suivi pédagogique de personne à personne assure ainsi une sécurité au niveau de la bonne application des compétences et de leur compréhension.
  • Un complément aux formations initiales : D’un point de vue global, ce type de plateformes permet également d’assurer une flexibilité aux actifs en proposant un grand nombre de formations continues, et ainsi répondre aux fluctuations permanentes que subit le marché du travail.

Partant de ce postulat, la digitalisation de l’éducation n’apparaît plus comme un frein à la pratique mais comme un outil de partage complémentaire facilitant l’accès à la connaissance.

Le digital, une alternative à bon prix

La capacité du digital à supplanter les anciens modèles éducatifs ne s’arrête pas aux formations classiques et autres diplômes. Son utilisation se propage vers des domaines d’application encore inexplorés et permet de surcroît une économie non négligeable.

L’exemple des auto-écoles en ligne est un cas d’étude intéressant :

De plus en plus critiquées pour leurs coûts exorbitants, les auto-écoles classiques voient apparaître des concurrents d’un autre genre, proposant une qualité d’apprentissage identique à un prix très inférieur : une structure beaucoup moins coûteuse, des auto-entrepreneurs en guise d’enseignants, un site internet simple d’utilisation etc.

La digitalisation permet ici une réduction massive des coûts, et donc du prix de la prestation.

En prenant en exemple l’entreprise française Ornikar, voici le différentiel de prix constaté :

Tableau de comparaison - Ornicar Tableau de comparaison - Ornicar

Plus qu’un support distillant l’éducation au plus grand nombre, la digitalisation entraine également (ou théoriquement) une baisse du prix global des prestations. Dans cette quête d’accessibilité, cette dernière variable apparait comme un levier fondamental, à condition que la baisse des couts ne rime pas avec baisse de qualité.

Les limites de l’éducation par le digital

Si le digital et le présentiel s’avèrent être une combinaison gagnante, peut-on pour autant penser qu’un apprentissage entièrement numérique puisse fonctionner ?

Cette question fait actuellement débat au sein de nombreuses écoles et facultés, au point que certaines d’entre elles n’hésitent plus à consister leur propre Lab afin de répondre aux prérogatives de l’enseignement numérique : matériel de montage et de tournage, fond vert etc.

Si cet investissement fait sens d’un point de vue amortissement, certains points de friction intrinsèques au « tout-digital » tendent à persister : manque de suivi, une pratique nulle, une interactivité quasi inexistante…

Les MOOCS (Massive Open Online Course) sont des cas parfaits pour comprendre la problématique que soulève l’enseignement digital. À première vue, ce principe présente toutes les qualités précédemment citées :

  • Un support digital permettant un accès sans limite à la connaissance
  • Ces « formations ouvertes à tous » sont de plus gratuites

Et si ces deux conditions sont bien réunies, l’absence totale d’interaction physique entraine des problèmes majeurs : taux d’engagement faible, taux d’abandon d’environ 90%, une interaction uniquement par forum etc.

Si le digital apparaît comme la solution de bon sens aux problèmes d’accès à l’éducation, les moyens existants ne permettent pour autant pas de surpasser les points de friction relatifs à « l’apprentissage à distance » : un système hybride alliant la théorie par le digital et la pratique par le présentiel s’impose petit à petit comme un standard indéboulonnable de l’éducation moderne…

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