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Billet de blog 1 oct. 2021

En finir avec la pandémie, combattre l’extrême droite, le racisme et l’antisémitisme !

La fin de la pandémie est une nécessité sanitaire mais aussi pour reprendre le chemin des luttes sociales, des mobilisations contre les attaques du gouvernement. Cela passe nécessairement par une vaccination généralisée et partout dans le monde. Parallèlement, la lutte sans concession contre l'extrême-droite, le racisme, l'antisémitisme, le complotisme devra être au cœur des mobilisations.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Depuis bientôt deux ans, la pandémie de la Covid 19 frappe l’ensemble de la population planétaire, imposant mesures de confinements, de restriction des déplacements, mesure de surveillance exceptionnelle de la santé des populations et des individus, de restrictions des libertés pour limiter hospitalisations et surtout les décès. La grippe espagnole de 1915 à 1919, dans le contexte de la première guerre mondiale, a tué entre 50 et 100 millions de personnes. Il n'y avait à cette époque ni vaccin, ni gestes barrières, ni confinements, peu de masques.

La Covid 19 a déjà fait 4,5 Millions de victimes officielles mais si l'on tient compte de la mortalité induite et de la sous-estimation volontaire par certains États, l'OMS dit que le bilan réel est déjà entre 8 et 12 millions de victimes.
Le déni de certains dirigeants (Trump et Bolsonaro par exemple), la gestion erratique par la grande majorité des autres, et surtout l'exclusion de la vaccination de continents entiers – en premier lieu l'Afrique –, sont responsables de centaines de milliers de décès qui auraient pu être évités.

Néanmoins les mesures de prévention prises et les campagnes de vaccination dans certains pays, ont permis d'éviter une situation bien pire encore. Dire cela n’invalide pas l’analyse et la critique, sans concessions, concernant la responsabilité de ces dirigeant.es, coupables de gabegie, de réactions souvent inadaptées, de tergiversations, de non-dits, de retard dans la prise en compte de ce fléau.

Cela n’invalide pas les dénonciations des manipulations et des mensonges dont se sont rendus coupables, certains de ces gouvernements depuis le début de la crise sanitaire.

Les mises au point et condamnations de ces politiques inadaptées et quelquefois criminelles pour la population mondiale, ont été, sont et seront nécessaires, incontournable et légitimes de la part de notre camp social.

Elles sont parties prenantes de nos luttes, à venir, contre l’ultra libéralisme dont les conséquences entraînent la pauvreté et l’indigence sanitaire de la majorité des populations de notre planète, l’autre partie subissant les assauts répétés de l’ultra libéralisme pour restreindre ou supprimer les acquis sociaux, dont l’accès à la santé, obtenus par les luttes sociales.

Vaccination pour tout.... le monde !

Mais pour que ce combat, nécessaire, actuel et futur du mouvement social et syndical débouche sur des victoires et une inversion du rapport de force, il existe un préalable incontournable : en finir avec la pandémie de la Covid 19.
Cela nécessite, de façon primordiale et incontournable, la vaccination du plus grand nombre, comme le défend aujourd’hui l’ensemble de nos organisations syndicales.

Nous connaissons l’incidence de cette épidémie sur les personnes les plus vulnérables, susceptibles de développer une forme grave du virus : les personnes âgées et celles qui souffrent de maladies chroniques ; mais aussi celles qui vivent dans des conditions sociales et d’habitations précaires, et celles qui sont exposées à une pollution environnementale importante.
Les classes populaires, les pauvres subissent le plus les conséquences dramatiques de la Covid 19. C’est dans les quartiers défavorisés que l’accès et la démarche vaccinale sont le plus entravés et ce sont les territoires où vivent les populations les plus aisées qui ont le taux de vaccination le plus élevé.

Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu’elles exigent que tous les moyens soient déployés pour permettre une vaccination massive et volontariste.

Par ailleurs, il est impératif, aussi, de défendre le progrès sanitaire et social partout dans le monde. Nous en sommes pourtant loin. Par exemple l’Afrique compte pour environ 1% des plus de 2,1 milliards de doses administrées dans le monde.

Seulement 9,4 millions d’Africains sont entièrement vaccinés, et seuls 2% des 1,3 milliards d’habitants du continent ont reçu une dose.

Ne laissons pas à ce gouvernement l’exclusivité de contrecarrer les intox des antivax. Ce qu’il fait sur un ton méprisant, menaçant et paternaliste !

Comme l’ont exprimé l’ensemble de la gauche, sociale, politique et une majorité des organisations syndicales, il faut exiger la levée de la propriété privée sur les brevets qui empêchent la diffusion des vaccins dans le monde, tout en étant source de profits inadmissibles pour les multinationales pharmaceutiques. Le vaccin doit être gratuit partout et pour toutes et tous.

Ces prises de positions doivent maintenant s’articuler avec une volonté de combattre concrètement la propagande antivax, dont il est maintenant démontré, sans aucune ambiguïté, qu’elle émerge de réseaux et de personnalités liées à l’extrême droite  et (ou) à des « cloaques antisémites » coordonnés et complices sur les réseaux sociaux.

Cependant, la vaccination ne peut se faire dans n’importe quelles conditions, nous avons bien conscience que des doutes existent sur les vaccins. C’est par l’information, la pédagogie qu’ils peuvent être levés. Certainement pas par la contrainte. Il est nécessaire de débattre avec les « vaccino/sceptiques », sincères, qui s’interrogent légitimement mais qui reprennent, parfois, les fakenews des réseaux antivax dont il faut, aussi, démontrer l’inanité.

La pandémie a été le ventre fécond qui a permis au complotisme d’extrême droite et à l’obscurantisme antivax de décupler leur audience y compris parmi celles et ceux que nous côtoyons dans les luttes sociales.

Sur le site de VISA nous avons fourni un argumentaire pour combattre, sans concession, ces calamités dans deux articles intitulés :
- Les théories complotistes sont une impasse et un danger mortel pour toutes celles et ceux qui luttent pour une société libre, fraternelle et égalitaire.
- VISA : Contre les virus de l'extrême droite, VISA développe son vaccin AntiRN.

Il ne s’agit pas, ici, de reprendre ce travail déjà effectué mais de préparer, à partir d’analyses et d’informations pertinentes la vigilance et la riposte contre ce danger mortel : L’émergence et le développement d’une extrême droite qui en revendiquant et prenant carrément la direction politique d’une partie non négligeable des manifestations antipass/antivax se trouve en capacité d’un développement militant exponentiel.

La responsabilité du gouvernement

C’est la politique du gouvernement Macron qui a constitué, en partie, le tremplin de cette extrême droite nationale/socialiste/souverainiste qui parade dans de nombreuses villes tous les samedis :La gestion désastreuse de la pandémie par le gouvernement, ses mensonges sur les masques, ses responsabilités avec celles des gouvernements précédents concernant le démantèlement du service public de santé doivent continuer à être dénoncés.
Ce sont bien les gouvernements successifs qui ont systématisé les coupes budgétaires et organisé la gestion des hôpitaux selon des critères de rentabilité commerciale.

Ce sont bien les gouvernements successifs qui ont plombé les dépenses de la Sécurité Sociale en supprimant, massivement, les charges des entreprises, dont les conséquences furent la fermeture de milliers de lits et de milliers de postes.

Par ailleurs, la mise en place du pass sanitaire, imposé au « forceps », sans concertation, ni débat démocratique, en particulier les mesures concernant tous.tes les salarié.es, n’est pas acceptable.

Il apparaît évident, que le gouvernement a voulu, en martelant pendant des mois que les soignant.es devaient, en premier, être soumis.ses à la vaccination obligatoire, stigmatiser et se venger de celles et ceux qui ont été aux avant-postes de la dénonciation de sa politique de destruction de la santé.

Le fait que l’obligation vaccinale ne concerne toujours pas les policiers est aussi révélateur. Le gouvernement préserve le corps répressif de l’État régalien de ses injonctions sanitaires pour permettre la poursuite et une continuité efficace de la répression des mouvements sociaux.

Il est inadmissible que cette crise sanitaire serve de prétexte à une nouvelle casse sociale et démocratique.
Il est inadmissible que les employeurs puissent contrôler l’état de santé des salarié.es et suspendre unilatéralement leur contrat de travail à la seule présomption de maladie, sans avis du médecin du travail.

Il est inadmissible que le gouvernement ait eu la ferme intention, heureusement retoquée par le conseil constitutionnel, de donner le pouvoir aux employeurs de rompre unilatéralement un CDD ou un contrat de travail temporaire.

Au final, la loi, et l’état d’esprit de ses concepteurs, fragilisent encore davantage le contrat de travail et aggrave le rapport de subordination en renforçant les moyens de pression, qu’ils soient légaux ou perfides, des employeurs vis-à-vis des salarié.e.s.

Macron profite de la situation, ce n’est pas un « scoop »

De tous temps les classes dominantes se sont adaptées aux situations auxquelles elles étaient confrontées pour, soit en limiter les conséquences néfastes pour elles-mêmes, soit pour en tirer un profit, financier et politique.
Il est clair que la multinationale Pfizer profite, elle aussi, de la situation en réalisant des surprofits démentiels. C’est cette logique capitaliste au détriment du plus grand nombre qui doit être dénoncée et combattue.
Mais ce n’est pas le vaccin Pfizer qui doit être combattu, ni la logistique que met en en place le gouvernement, avec les professionnels de santé pour faciliter la vaccination.

Les repères politiques et la vigilance antifasciste altérés pendant la pandémie

Le confinement/isolement de chacun.es a entravé les échanges et élaborations collectives. Pendant ces périodes, les complotistes ont pu diffuser leur propagande et leurs manipulations délétères.
La colère légitime contre Macron et son gouvernement ne doit en aucun cas mener à une alliance, qu’elle soit objective ou de circonstance avec l’extrême droite !
L'approbation, par certain.e.s de nos camarades de lutte, et d’intellectuels de gauche, d'une partie des thèses développées dans Hold Up a démontré la capacité perverse de l’extrême droite à brouiller le repères.
Par ailleurs, la négation du danger réel du complotisme et de la nécessité de le combattre a affaibli la vigilance antifasciste.

Certain.es d’entre nous se sont d’autant plus laissé.es abuser que les mensonges complotistes étaient « enrobés » d’un discours anti-système et de critiques justifiées de l’incompétence et des mensonges du gouvernement Macron.
Des déclarations minimisant le danger de l’extrême droite qui expliquaient que nous serions déjà sous le fascisme ont, elles aussi, brouillé les repères.

Elles nous reviennent « en boomerang » avec les détournements actuels des symboles du nazisme dans les manifestations antipass/antivax.
A VISA, nous ne mettrons jamais sur le même plan un gouvernement ultra libéral, type Macron ou autre, créature du système bonapartiste de la 5ème république, avec le fascisme.

Les affiches représentant Macron grimé en Hitler et en Pétain sont pour nous des supercheries, destinées à « brouiller les pistes » en banalisant les partis fascistes, nazis et antisémites dans une perspective de dédiabolisation identique à celle qu’a réalisé et réussi, en partie, le FN/RN.

Nous combattons énergiquement les slogans confusionnistes du type « dictature sanitaire », « résistance », « dénonciation des collabos ». Cela constitue pour nous une insulte ignoble pour celles et ceux qui ont combattu le nazisme et les dictatures et qui ont été torturé.es, déporté.es, exécuté.es, massacré.es par ces régimes.
Nous dénonçons aussi le caractère abject de l’expression « apartheid sanitaire » qui banalise les discriminations, crimes et massacres endurés par les victimes du colonialisme et l’esclavage. 

Présence de l’extrême droite dans les manifestations anti-pass/antivax

Depuis près d’un mois et demi, chaque samedi, se déroulent des manifestations où se côtoient des opposant.es au pass sanitaire, à l’obligation vaccinale, ou par principe à la vaccination en tant que telle. Ces manifestations sont, pour la plupart, investies par l’extrême droite et appelées par ses réseaux, partis et groupuscules.
Certain.es de nos camarades du mouvement social ou syndical y participent, d’autres refusent d’y aller.
Dans quelques villes des cortèges, séparés des fascistes, sont organisés. Le rôle de VISA n’est pas de se positionner sur la meilleure stratégie syndicale à adopter pour empêcher ou réduire la capacité des fascistes de phagocyter les manifestations :

- Soit y participer en s’efforçant de dénoncer et, si possible, d’en éjecter les fascistes.
- Soit ne pas s’y rendre en pensant que ces tentatives sont vaines.
- Soit organiser ses propres cortèges syndicaux séparés des fascistes.

Par contre, notre rôle est d’alerter sur une situation plus que préoccupante, et de la nécessité de riposter à une offensive fasciste inédite et d’ampleur.
Nous assistons aux premières manifestations de masse, qui s’étalent dans la durée, dont l’idéologie et les mots d’ordre, accrédités de fait par une majorité des manifestant.es sont aux mieux individualistes, aux pires réactionnaires ou provenant de l’extrême droite. Ils légitiment, de fait, comme direction politique les extrêmes droites, « sociales nationales » (Philippot, Dupont Aignan, Asselineau, etc...).

Jamais, depuis la création du Front National, l’extrême droite n’avait été  en capacité d’élargir sa base sociale d’une telle façon

Le mouvement antivax et le complotisme sont pour Philippot et son parti « Les Patriotes » une occasion inespérée de constituer une « réserve militante » active pour développer son projet politique.
Même si le chiffre de 10 000 membres qu’il annonce concernant son parti doit être pris avec réserve, il est certain que depuis les premières manifestations contre les décisions sanitaires prises par Macron en juillet, Philippot est l’un de ceux qui, à l’extrême droite, engrange le plus grand bénéfice de la situation politique actuelle.
Le danger est que l’adhésion à une radicalité d’extrême droite risque de supplanter celle dont bénéficiait le mouvement social et syndical.

Dans ses tentatives, souvent réussies, de noyauter les manifestations du samedi, Philippot côtoie la concurrence bienveillante des intégristes homophobes, anti-avortement.
Outre la présence assumée d’une partie de l’extrême-droite « institutionnelle » c’est également toute une galaxie de groupuscules fascistes qui défilent depuis près de 2 mois dans de nombreuses villes. : Civitas, l’Action Française, des résidus de Génération Identitaire, « Des Tours et des Lys », militant.es locaux du RN, de l’Adsav, parti ultra-nationaliste breton d’extrême droite, de l’Alvarium d’Angers, l’Edelweiss d’Annecy etc.

Une radicalité de plus en plus violente

Si beaucoup d’autres groupes ne s’affichent pas, la présence de l’extrême-droite dans les cortèges des manifestations anti-pass sanitaire ne fait absolument aucun doute...et parfois ils passent à l’action !

Le syndicat Sud Santé Sociaux a dénoncé les agressions du groupe d’extrême-droite : « Des Tours et des lys », au cours de la manifestation contre le pass sanitaire, samedi 21 août à Tours. Deux manifestants avaient été blessés.
Des néonazis ont agressé des militant.e.s le samedi 31 juillet lors de la manifestation à Nantes et un groupe de fascistes a attaqué le cortège du mouvement social à Grenoble le 4 septembre, faisant plusieurs blessé.es.

Les complotistes Qanoniens ne restent pas en stand by alors que depuis le début de la pandémie, sur un conglomérat de sites français, ils appellent et préparent l’insurrection contre les politiciens « pédophiles » et « tueurs d’enfants ». Le mot d’ordre « touchez pas à nos enfants » inscrit sur les pancartes de certain.e.s est directement inspiré de leurs insanités délirantes.

Dans ce « bouillon de culture » d’extrême droite, il faut ajouter le réseau « Réinfo Covid ». Même si tous.tes ses initiateur.trices ne sont pas issu.es de l’extrême droite, elles et ils lui servent objectivement la soupe sans le savoir ou « à l’insu de leur plein gré ».

L’antisémitisme doublé de négationnisme et révisionnisme, dont l’expression la plus révélatrice et odieuse est le port, par certain.es manifestant.es, d’une étoile jaune, comparant le statut des non vacciné.es aux victimes juives de la discrimination et de la shoah pendant la guerre, irrigue toute ces familles politiques d’extrême droite.
L’exemple de Louis Fouché, leader de Réinfo covid, qui explique dans une vidéo que le nazi Eichmann n’était qu’un petit fonctionnaire remplissant des trains de voyageurs en ignorant le sort réservé aux juifs partant pour Auschwitz en est le révélateur.

Comparer les discriminations des juifs sous le nazisme avant leur anéantissement dans les camps d’extermination avec celles des non vaccinés pouvant subir les contraintes du pass sanitaire est une « saloperie » orchestrée par les nazis français. Le but est de banaliser le nazisme qui ne serait, somme toute, pas plus grave que l’instauration d’un pass sanitaire.

Cet antisémitisme exprimé aussi, parfois, par des manifestant.es ignorant.es, sans repères et confus.ses doit être condamné sans équivoque.

Une des caractéristiques de cette mouvance, fascistoïde, partie prenante de la mobilisation antipass/antivax est le recours à la violence

Depuis le début des manifestations, pendant ou en dehors de celles-ci, des attaques ciblées contre des journalistes, des élu.es, des pharmacien.nes, des centres de vaccinations ont été perpétrées.
Sur les lieux de travail, des agressions verbales sont également proférées en direction des personnels vaccinés.
Quelles seront les prochaines étapes ? Agressions de pharmacien.nes ? De médecins ? De bénévoles ? D’agents territoriaux ?
Les fascistes, nazis et antisémites se sentent pousser des ailes : Cet été la tombe de Simone Veil a été plusieurs fois recouverte de croix gammées.

Le mouvement ouvrier et syndical fait aussi parti de leurs cibles :

Le Local national de l’Union Syndicales Solidaires a été détérioré avec des tags fascistes.
La stèle d’hommage à Pierre Maître, syndicaliste CGT assassiné il y a 40 ans sur un piquet de grève par une milice patronale, a été dégradée par une inscription fasciste.

Ce sont les méthodes habituelles et récurrentes des mouvements fascistes.
L’ensemble des partis, mouvements, associations, organisations syndicales, sociales et politiques qui défendent les acquis démocratiques doivent condamner ces exactions, et exprimer leur solidarité avec les personnes et les organisations victimes de ces actes.

En ce qui nous concerne se pose la question de la riposte et de la protection, dans l’unité, des lieux et des personnes visées par les fascistes.

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