union ,

ça pourrait , ( rajout : ou pas ... )Le porte-parole du PCF 06 estime que la liste "d'union" de Jean-Laurent Félizia est "surtout le reflet d’une mainmise du Pôle écologiste". Il dénonce des "arrangements entre amis"

http://assets01.nicematin.com/politique/regionales-en-paca-le-chef-de-file-des-communistes-azureens-predit-un-fiasco-pour-la-gauche-688830

"Le PCF06 n'avait pas de candidat dans les cinq premiers de notre liste; ils ne l'ont pas accepté. Je le regrette sincèrement". Ces propos de Jean-Laurent Félizia, rapportés vendredi dans Nice-Matin, ont fait réagir Robert Injey. Le responsable de la communication du PCF 06 y répond avec des mots tranchants comme des lames.

"Ce qui se joue à gauche c’est, aussi, la présidentielle de 2022", accuse le porte-parole communiste. "La Région Paca semble le terrain d’expérimentation de cette stratégie privilégiant un axe Pôle Écologiste-PS. [...] Le Pôle récupère, outre la tête de liste régionale, les têtes de liste dans le 13, le 83 et le 84, le PS dans le 06 et le 05. Le PCF doit se contenter du 04 qui ne représente que 3,5% des électeurs."

"De la même manière, sur le nombre de places éligibles, on cherchera en vain un candidat en dehors du Pôle Écologiste et du PS dans les trois premières places dans chacun des trois principaux départements", grince-t-il.

"Un rassemblement très étriqué"

Il regrette "le fait que LFI soit écartée, mais aussi l’aile gauche d’EELV et un grand nombre de citoyens engagés dans le mouvement social qui avaient contribué à lancer l’appel "Il est temps" en décembre. On aboutit finalement à ce que nous pouvions craindre: un rassemblement très étriqué."

Robert Injey dénonce "un marchandage qui fait peu de cas de l'intérêt des populations et privilégie les arrangements entre amis. Ainsi la seconde sur la liste du Var est une ancienne élue PS de Marseille soudainement arrivée dans le Var. Dans le Vaucluse, même pas besoin de faire semblant, le numéro 3 de la liste est un adjoint de Sophie Camard, maire du 1er arrondissement de... Marseille. Et que dire des Alpes-Maritimes, le n°5 sur la liste est conseiller municipal en Avignon ! A l’heure où l'on prône la proximité et le non-cumul des mandats, on pouvait s’attendre à ce que la gauche montre l’exemple. Il faudra attendre."

Les acteurs du mouvement social, les syndicalistes, les citoyens engagés dans la défense des droits humains? "On les cherchera en vain sur la liste du 06", grince le conseiller municipal niçois, en relevant "l'absence de femmes et d’hommes engagés" dans les vallées frappées par la tempête Alex.

Confirmant le fait que les candidats communistes dans les Alpes-Maritimes étaient "tous en position inéligible", il évoque une "mascarade" qui a poussé la direction départementale à quitter la liste.

"Tout cela fait le jeu du Rassemblement national"

Robert Injey affirme, par ailleurs, que "les Alpes-Maritimes ne sont pas le seul département où les communistes font part de leur mécontentement. Le conseil départemental du PCF 83 a fait une déclaration le 10 mai pour, outre les interrogations programmatiques et la faible place du PCF sur cette liste, remettre en cause le choix de Jean-Laurent Félizia."

Les "camarades" varois ont notamment été heurtés par le fait qu'en juin 2020, au second tour des élections municipales au Lavandou, Jean-Laurent Félizia avait fusionné avec deux listes divers droite, dont une conduite par l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Saussez.

Injey rappelle que La France Insoumise, écartée de la liste, a décidé de se retirer de la compétition pour "ne pas en rajouter au chaos qui se prépare."

"Quant aux minoritaires d’EELV, qui représentent quand même près de 49% des adhérents, beaucoup ont décidé de rejoindre la liste des Régionalistes", soupire l'élu niçois.

Evoquant la "chronique d'un fiasco annoncé", sa conclusion est sans appel: "Le refus de créer les conditions d’un large rassemblement à gauche, les dissensions à droite, tout cela fait le jeu du Rassemblement National, plus que jamais en embuscade pour s’emparer de la troisième région de France."

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Adrien Quatennens   Après cette belle manifestation du 1er mai à Lille avec Jean-Luc Mélenchon , nous recevons à ma permanence parlementaire Benoît Hamon et Sandrine Rousseau. Discussion utile.

https://www.facebook.com/JulienPoix.off/photos/pcb.3931312103626705/3931310740293508

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mitigé :

Aucune description de photo disponible.

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ou pas :

https://reporterre.net/Regionales-en-Paca-les-gauches-ecologistes-se-dechirent

https://www.arretsurimages.net/chroniques/initiales-ds/melenchon-hamon-et-eelv-le-vrai-1er-mai-de-lille

D'abord, la phrase à Benbassa est tronquée dans la dépêche AFP. En version longue citée dans Le Monde, ça donne : "Qu’est-ce que je suis content de vous voir !, lance avec ironie Jean-Luc Mélenchon à Karima Delli et Esther Benbassa. On vous soutient aux régionales et vous nous envoyez balader aux départementales. Vous êtes des faux jetons, les autres n’oseront pas vous le dire, moi, je vous le dis ! Esther, je t'aime bien toi, t’es une courageuse, mais tous ceux-là, c’est tous les mêmes. Ils te disent une chose, ils en font une autre. C’est bon ? Vous avez fait la photo ? Au revoir, et merci." Le ton est amical. (La version son est ici). 

 "C'était très amical, confirme aujourd'hui Esther Benbassa, venue le 1er mai à Lille pour soutenir Karima Delli. Même si je ne savais plus où me mettre par rapport à Karima Delli."  Car Benbassa et Delli, qui défilaient aux côtés de Eric Piolle, Martine Aubry et Benoit Hamon, se sont rendues dans le carré des manifestants LFI, pour saluer Mélenchon.  Lequel, s'il a fait bon accueil à Benbassa, n'a pas réservé le même à Delli. En cause : l'absence d'union à gauche dans cinq cantons du Nord (sur les neuf où une candidature commune était prévue) aux prochaines élections départementales. "Karima Delli voulait absolument sa photo unitaire, mais Jean-Luc était grognon, parce qu'EELV a envoyé promener la France Insoumise dans plusieurs cantons", me résume Benoît Hamon, arrivé pour sa part à Lille dans l'ignorance totale du drame cantonal. 

Aucune description de photo disponible.

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Incidents du premier mai : réflexions du SO de Solidaires. Sur ce qui s'est passé en cours de manifestation, on trouve là, entre autres, un récit des faits auxquels j’ai pu assister sans forcément les comprendre, vus d’un angle plus large que celui d’un seul témoin.

"Depuis samedi soir, les camarades de la coord SO de Solidaires IDF ont recueilli un certain nombre d’informations concernant les affrontements qui ont eu lieu le 1ermai 2021 lors la manifestation parisienne. Au regard de la gravité des faits, nous souhaitons en informer largement les organisations et les adhérent-es de Solidaires.

1-Il n’y a aucune collaboration entre le SO unitaire et les forces de l’ordre

En premier lieu, il faut préciser que le préfet Lallement avait demandé à rencontrer les syndicats en amont de la manifestation du 1ermai. Les Unions Régionales d’IDF de Solidaires, de la FSU, de la CGT et de FO ont refusé de rencontrer le préfet de police de Paris et même de lui répondre au vu des agressions policières répétées contre les manifestations. Les relations entre les organisations syndicales et le nouveau préfet sont très conflictuelles.

Il a été reproché au SO de la CGT, pour justifier l’attaque dont ils/elles ont été victimes, d’avoir manqué de solidarité à l’égard du cortège de tête pendant la manifestation car le SO unitaire n’est pas parvenu à le protéger. Des militant-es du SO Solidaires ont participé au Service d’ordre unitaire de la manifestation du 1ermai avec la CGT, FO et la FSU. Ils et elles nous ont fait un récit détaillé des événements. Au niveau du métro Saint-Ambroise, un feu a été allumé à hauteur du cortège de tête et une vitrine de banque a été attaquée pendant une dizaine de minutes. Les forces de l’ordre en ont profité pour attaquer le Service d’ordre unitaire (gaz lacrymogène et charge de la BRAV), en chargeant le carré de tête syndical. Le SO unitaire a résisté, cela a permis àla manifestation de continuer. Le SO unitaire a refusé d’avancer tant que le feu n’était pas éteint afin de ne pas risquer d’être coupé du reste de la manifestation comme cela a été le cas le 5 décembre 2020, lorsque le SO avait avancé malgré le feu permettant ainsi aux forces de l’ordre de couper le cortège derrière lui.

Suite à cela, les forces de l’ordre ont coupé le cortège de tête en deux, loin devant le SO. Une partie du cortège de tête s’est réfugié derrière le SO unitaire qui a fini par avancer.

Les camarades du SO de Solidaires qui ont participé au Service d’Ordre unitaire affirment qu’il n’y a eu aucune collaboration du SO unitaire avec les forces de l’ordre, au contraire il y a eu des charges des forces de l’ordre contre le SO unitaire et de nombreuses grenades lacrymogènes.

Par ailleurs, le SO unitaire a bien laissé reculer vers l’arrière les personnes qui étaient à l’avant du carré de tête en refluant sur les côtés (trottoirs) du cortège.

Enfin, la pratique maintenant récurrente consistant à dresser des barricades ou allumer des incendies sur la chaussée en amont et en travers du parcours de la manifestation interroge.

2-Une augmentation des agressions à l’encontre des cortèges syndicaux depuis les mobilisations des retraites

Il y a depuis des dizaines d’années une diversité de tactiques entre les syndicats et d’autres groupes militants qui s’expriment dans la rue. Pour Solidaires, chacun a sa stratégie. Le débat peut être légitime et il n’est pas question d’imposer à quiconque sa stratégie mais le respect des stratégies différentes doit être mutuel. La stratégie de Solidaires est de permettre au plus grand nombre de manifester dans les meilleures conditions possibles afin de construire un rapport de force favorable pour gagner sur nos revendications. Néanmoins, depuis le mouvement sur les retraites, nous avons de plus en plus de difficultés à manifester avec des individus hostiles aux syndicats qui tentent par exemple de s’en prendre à nos camions syndicaux. Certains individus qui apparaissentparmi les assaillants du 1ermai, font partie de ceux qui ont attaqué le camion de la fédération SUD santé sociaux en décembre 2019 à Paris.

Régulièrement depuis 2019, nous constatons que des individus se positionnent devant notre camion pour empêcher notre cortège d’avancer, en insultant les syndicats.

Nous faisons le constat que des groupes hostiles au syndicalisme sont de plus en plus présents en manifestation parisienne et de plus en plus véhéments à l’égard des cortèges syndicaux. Dans les manifestations du 28 novembre, du 5 décembre et du 16 janvier (contre la loi sécurité globale), plusieurs camions syndicaux (Solidaires et surtout CGT) ont déjà été la cible de blocages et d’attaques violentes

3-Qui sont les assaillant-es du 1ermai?

Il est très difficile d’identifier et de caractériser clairement ces individus: on compte d’ancien-nes membres d’organisations anarchistes individualistes ou autonomes, certain-es en ont été exclu-es en raison de comportements violents, sexistes ou dominants, d’autres en sont parti-es. Une partie des personnes qui nous agressent sont par ailleurs souvent très alcoolisées.

Plus inquiétant, une partie d’entre elles tiennent un discours anti-syndical, réactionnaire, homophobe et sexiste et arborent des symboles réactionnaires voire rouge-bruns (slogans confusionnistes ou complotistes écrits sur leurs vêtements, drapeau confédéré américain, esthétique voire tenues militaire…). Ce 1ermai, des slogans très graves comme «à mort les syndicats» ont été scandés.

Par ailleurs, nous assistons en règle générale à une montée de comportements autoritaires au sein du pré-cortège de tête: nous avons par exemple pu observer il y a un an et demi un groupe décider de manière unilatérale de faire une chaîne pour bloquer l’avancée de la manifestation. De même, le 5 décembre 2020 alors que le carré de tête unitaire se retrouve au milieu des affrontements qui opposent des manifestant-es et les forces de l’ordre, des individus font une chaîne pour empêcher la manifestation d’avancer et pour maintenir le carré de tête au milieu des affrontements.

4-Appel à vigilance

Le SO de Solidaires lie l’attaque de la CGT d’abord à la présence de plus en plus importante d’individus d’extrême-droite (pas forcément organisés) dans nos manifestations mais également à des pratiques autoritaires de plus en plus manifestes. Solidaires respecte la diversité des tactiques et dénonce la stratégie des forces de l’ordre à chaque manifestation. Néanmoins, cette diversité des tactiques n’est pas respectée lorsque des militant-es syndicaux sont maintenu-es de force dans des affrontements, empêché-es d’avancer, ou bien lorsque des individus cherchent à créer des situations d’affrontement avec la police aux abords ou dans notre cortège syndical.

Nous appelons les camarades de Solidaires à être particulièrement vigilant-es en manifestation aux comportements autoritaires, sexistes, homophobes et racistes. Nos combats n’ont rien de commun avec les complotistes et les confusionnistes perméables à l’extrême droite, ils n’ont pas leur place dans nos manifestations. Il est important que les militant-es de Solidaires ne confondent pas le cortège de tête tel qu’on l’a connu pendant les mouvements contre la loi travail ou les retraites (des cortèges de lutte syndiqué-es et non-syndiqué-es) et les individus qui ont attaqué la CGT à l’occasion du 1ermai avec des mots d’ordre anti-syndicaux et virilistes.

Le SO de Solidaires continuera à assumer le mandat qui lui a été confié par nos instances: celui d’appliquer dans la rueles choix stratégiques de notre organisation syndicale en permettant à tou-tes de participer sereinement à une manifestation et de la mener à son terme.

Le service d’ordre de Solidaires est constitué de camarades adhérent-e-s des organisations de Solidaires. Pour garantir le droit de manifester face à toutes celles et ceux qui attaquent nos cortèges et nos manifestations il est important de prendre collectivement en charge son renforcement.

La coordination du SO est disponible pour intervenir dans les réunions de syndicats afin de présenter le fonctionnement, le mandat, les formations et répondre aux questions.

Nous réitérons la demande que l’ensemble des organisations mandatent des camarades pour participer au SO.

Paris, le 4 mai 2021"

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