Le Cas Nadal à l 'épreuve de l'éternelle victoire

Enchaîner Monté carlo/barcelone/Madrid/Rome en utilisant le brave Dominic Thiem comme victime expiatoire. Comme l 'autoriser à gagner à Rome l 'année dernière et Madrid cette année afin de mieux gérer la cérémonie parisienne.

                

Le Cas Nadal à l 'épreuve de l'éternelle victoire


Le troisième tour du tournoi de Roland Garros a vu s 'affronter hier pour une sempiternelle répétition, Rapahel Nadal au Français Richard Gasquet
Ultime duel, ou inclassable affrontement, les deux potes n 'envisageaient aucune autre issue que celle de la victoire de l 'espagnol.Il faut dire que dépassé la trentaine pour les deux les souvenirs de jeunesse n 'ont aucune influence sur la réalité du moment.


On ne remontera pas au début de l 'adolecence ou le chétif Rapha s 'était fait rousté par le talentueux Richard, au tournoi des petits as.
19 plus tard sur le central de Roland Garros, qui accueillera, comme sorte de prémonition, la boxe olympique aux prochains jeux, la défaite plus que l 'insolence nous ramène au cruel récit de l 'impuissance du talent sur le labeur.
Que s 'est il donc bien passé, pour qu'en pleine force de l 'âge, le dessus sur le dessous, la modestie de l 'un galvanise la force de l 'autre.
17 face et face, et aucune victoire pour Gasquet, pire des corrections, des quasi humiliations, bien dissimulées sous un regard passif , et prêt à tout pour défendre son copain.


La suspension de Gasquet pour usage de cocaine en 2009 aura été pour Nadal l 'occasion de prendre la défense de son ami, en retour, le bien aimé Richard, envers et contre Bachelot, toujours en avant, nous éclaire de ses certitudes sur l 'exemplarite de Raphael Nadal.
Mais à l' heure des records , tous aussi abruptes les uns que les autres, à l heure ou la puissance médiatique, ne relaye l 'info qu'à l'image d'une paraphrase des résultats,
la soupe servie en guise unique repas commence à revenir en cuisine pour cause d indigestion répétéé.
Et pourtant, a 32 ans on aurait pu croire à un ralentisement de la cadence, mais à l 'image de la résurection tardive de FEDERER, Nadal enchaine les perfomance dans une indifference accentuée par un mutisme déjà coupable.
Les accusations de dopage portées par Noah en 2012 et depuis bien dissimulées, celle de Roselyne Bachelot certes osées mais quasi anecdotique, le courgaeux Belge Crhistophe Rochus qui accusait ouvertement Nadal dans le Journal La Libre .
Mais chacun sait que les intérêts financiers se placent au dessus des enjeux du sport, dire ce qu'il ne faut pas dire, revient souvent a se tirer une balle dans le pied.
Rochus qui s 'est vu infligé un sévère recadrage de l 'Atp n 'a depuis ses révélations plus vraiment osé jouer le franc tireur. Quand à Bachelot, harponnée par les limiers du brarreau a depuis perdu son sourire ravageur.


Mais il est vrai que des questions se posent, sans accusations directes mais avec on l 'espère un peu de discernement.
Comment dominer à ce point une longue saison sur terre, pour finir en apothéose dans le rictus à peine dissimulé du sacrement final ?
Comment remplir sa mission chaque fois réglée comme du papier à musique ?


Enchaîner Monté carlo/barcelone/Madrid/Rome en utilisant le brave Dominic Thiem comme victime expiatoire. Comme l 'autoriser à gagner à Rome l 'année dernière et Madrid cette année afin de mieux gérer la cérémonie parisienne.


Comment en effet paraitre crédible à Roland Garros quand on a tout raflé les semaines précédentes.
Il est vrai que Nadal peut quand même faire abstraction du prize money à Rome ou à Madrid, Mais l 'on doit se souvenir pour autant de sa vitoire à Monté carlo 2016 contre Gael Monfils, ou l 'atlhétique français, cmplêtemment carbnisé, fut contraint à un break d 'une semaine après un combat de titan livré en finale, contre un Nadal certes obligé de remplir ses obligatios contractuelles le lendemain à Barcelone;
On doit se souvenir pour autant de cette conférence de presse surréaliste à Roland Garros 2016, ou Nadal nous expliquait la larme à l'oeil qu'il était contraint d abandonner sous peine d 'amputation du poignet après avoir étriller ses deux premiers adversaires, les pauvres Sam Groth et Fagungdo Bagnis.
enfin et pour clore le chapitre des questions, l 'arrêt prolongé de huit mois après sa défaite surprise contre Lukas Rosol à Wimbledon 2012, ne cesse de nous interpeller, tant la chose avait permis à Nadal de trouver un habile startagème pour soigneusement éviter les jeux de Londres.
Nous allons donc cesser de nous mettre la rate au court bouillon et croire en la sincérité du sportif. Gagner 10 fois un même titre du grand chelem et arriver ultra favori pour le 11 ème n 'est certes pas un argument de soupçons.
Soigner son genou récalcitrant à l 'aide de thérapies sophistiquées utilisant les cellules souches, faire renaître un poignet sur le point de céder , ou justifier une pause de 8 mois par les simples déclarations de Boris Becker, prêt à tout à l 'époque pour coacher un grand joueur, ne sont en soi que des vues de l 'esprit.
A ce niveau de performance, à ce niveau époustouflant de records , n 'appartient t il pas au joueur concerné de faire la preuve de sa loyauté envers son sport, plutôt que de faire confiance à de multiples contrôles que chacun dénonce comme parfaitement inéficaces.


Dimanche 10 juin 2018, l 'espagnol soulèvera probabement son onzième trophée à Paris, et rien n 'aura changé, la presse dithyrambique n 'aura qu éloges et félicitations, et les ventes de papiers continueront à alimenter le réseau d 'évacuation des eaux usées.
Puisse dieu faire que nos soupçons ne soient que délires et extensions de la pensée déviante.
Puisse dieu faire que Roland Garros ne sera pas privé dans le futur de vainqueur sur la période concernée

 

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