Théories sur la mondialisation

Cela fait longtemps que je suis passionné d'économie, mais au sens noble du terme et je suis vent debout contre toute spéculation qui va à l'encontre de toute logique industrielle et de création. J'ai récemment étudié quelque peu les théories des principaux économistes tel que Marx, Hayek et surtout Keynes. Mais ils ...

John Maynard Keynes (5 Juin 1883 à 21 Avril 1946) John Maynard Keynes (5 Juin 1883 à 21 Avril 1946)
Cela fait longtemps que je suis passionné d'économie, mais au sens noble du terme et je suis vent debout contre toute spéculation qui va à l'encontre de toute logique industrielle et de création. J'ai récemment étudié quelque peu les théories des principaux économistes tel que Marx, Hayek et surtout Keynes. Mais ils ont vécus d'autres époques tout en influençant encore aujourd'hui nos sociétés. 

Les théoriciens de l'économie - Keynes - Marx - Hayek Les théoriciens de l'économie - Keynes - Marx - Hayek

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Pour ma part je pense qu'on peut soutenir ou relancer l'économie en investissant dans de grands programmes écologiques utiles à l'ensemble, en soutenant les salaires à la hausse. Comme le dit Joe Biden "le ruissellement ne marche pas". Sauf si je n'est rien compris cela veux dire qu'il constate que de plus les riches le sont plus les pauvres s'appauvrissent, contrairement à ce que dit cette théorie. Je pense que prendre aux riches pour redistribuer aux pauvres n'est pas suffisamment efficace et compliqué à mettre en place, en tout cas la solution n'as pas été trouvée depuis les années 80. Par contre donner en bas de l'échelle, c'est à dire aux salaires, c'est plus facile, moins couteux et plus efficace, puisque c'est de l'argent qui ne va plus dans la poche des riches.

Certains vont me dire que les prix vont augmenter et que l'affaire est faite. Sauf si vous régulez la spéculation dans un 1er temps et que vous installez l'harmonisation aussi bien fiscale que salariale. C'est bien la concurrence  déloyale qui nourrit la spéculation en grande partie. Encore une fois seul le travail créer de la richesse et la reconnaissance de ce dernier est une évidence qu'il faut défendre au détriments des plus riches qui ne s'en porteront pas moins bien. 

Aider les plus fragiles en leur offrant un travail et le droit au chômage sont des amortisseurs et favorisent la croissance (comme l'avait constaté le Président Sarkozy avec fierté en son temps avant de taper sur les droits du travail), encore faut il que cette croissance soit fondée de part son utilité et non la destruction (de la Planète, du bien être ...). Le droit à l'emploie doit être un devoir et une obligation de l'Etat. Pour cela il faut selon moi supprimer toutes concurrences déloyales et donc harmoniser les salaires tout en les augmentant sérieusement pour étouffer les revenus indécents et ainsi trouver un équilibre. Dons pour moi il faut mondialiser les salaires en s'alignant au minima sur le salaire minimum le plus haut. On ne peut continuer à s'aligner sur les principes actuels du marché basé sur la spéculation. Il n'y a là rien de naturel, et donc le naturel reprend ses droits avec les crises successives et que cette solution est imprévisible.

Il faut bien comprendre que l'économie comme tout ce qui fonde une société à besoin de règles que l'on appel des lois. Elle nous donnent le droit ou l'interdiction de faire certaines choses comme le vol, le meurtre, etc, pour l'équilibre de la société et cela nous semble naturel, l'homme étant ce qu'il est, on ne peut lui faire confiance. Alors penser une seule seconde comme Hayek qu'il faut laisser faire les marchés sous entendant la bourse est selon moi un non sens. Le marché idéal, c'est l'exemple de celui de la voiture d'occasion. Un organisme indépendant nous donne les prix du marché constaté, puis le vendeur et l'acheteur se mettent d'accord sur le prix en se basant sur l'argus. "Le marché du travail supposerait" (comme le disait Keynes) "qu’il y est une offre et une demande libre et consentie. Dés lors que l’une des deux parties n’a pas le choix, on ne peut plus parler de marché, mais d’asservissement".  

Dans la même logique de mon résonnement, il faut aider les pays les plus faibles comme l'exemple ou plutôt le contre-exemple de la Grèce (sur ce je suis du même avis que Juppé). C'est se tirer une balle dans le pied que ne pas aider ou détruire un pays d'une façon ou d'une autre. A plus ou moins longue échéance on finit par le payer ne serait ce que par l'immigration qui peut être pesante et par la fermeture d'un marché par exemple. que ce soit en économie comme en écologie, tout est lié, il nous faut trouver un équilibre mondial. C'est ce qui devrait s'appeler la Mondialisation. C'est certainement ce que dirait Keynes aujourd'hui. Ne rien retenir des leçons de l'Histoire ou de l'expérience d'intelligences expérimentées comme Keynes qui a connu le crac boursier de 1929 et les 2 guerres mondiales est de la pure bêtise ou stupidité qui trône aujourd'hui et frôle la trahison pour quelques égos souvent.

L'intérêt de chacun est celui de tous. Le capitalisme doit être sous contrôle de l'Etat dont le Peuple est souverain et le monde du travail sa base, et non la bourse et la spéculation, pour servir nos besoins en respectant ceux de notre Planète. La bourse au même titre que la bombe atomique ne sont que des envolés plus ou moins lyriques d'argent mal placé. Imaginez un instant tout le monde quittant son travail pour investir en bourse. Avec quoi vivrait la bourse et les boursicoteurs, qui vendrait et qui achèterait quoi ? Plus de travail, plus de création, plus d'investissement, plus de richesse. Supprimer la bourse, ben c'est 55 Milliards de plus pour l'économie Française en 1995 et plus de 70 Milliards en 2019 et toujours des créations, du travail et des investissements via les Banques comme tout à chacun. (le chômage en France coûte quelque 42,2 Milliards en 2018)

Tout ce qui est au détriment du travailleur génère à plus ou moins long terme des tensions voir des conflits ou des guerres comme l'idiot traité de Versailles après la guerre de 1914/1918 qui entraina vers l'élection de Hitler et la seconde guerre mondiale. Le capitalisme est capable de créer de grandes choses, mais il faut constamment le surveiller, le réguler pour que le résultat ne soit néfaste pour personne et encore moins pour la planète. Keynes disait :"La même règle autodestructrice du calcul financier régit tous les aspects de l’existence. Nous détruisons la beauté des campagnes parce que les splendeurs de la nature, n’étant la propriété de personne, n’ont aucune valeur économique. Nous serions capable d’éteindre le soleil et les étoiles parce qu’ils ne rapportent aucun dividende." Le capitalisme encadré par la Politique qui fait lien avec son Peuple et qui le représente au point de défendre ses intérêts est selon moi la seule voie à suivre et à mettre en œuvre de toute urgence. Notre Planète nous le supplie.

Le capitalisme est souvent associé au développement, à la modernité ou au progrès. Mais qu'attendons nous vraiment du progrès ? Nous avons besoin de tout le monde, mais dans le meilleur des mondes. L'asservissement que nous promet ce capitalisme, ouvert à tous vents, que l'on nomme ultra-mondialisme ou ultralibéral, non seulement attire les politiques extrêmes (que l'on nomme à tord populistes), mais n'est et ne sera jamais au service du progrès puisqu'il nous fait régresser jusqu'au moyen âge et nous mène à la dictature politique ou au moins celle de l'argent. Keynes préconisait une banque mondiale, je pense aujourd'hui que nous avons besoin d'une concurrence loyale et donc une régulation des salaires largement réévalués. Ainsi ce n'est plus seulement le prix  mais la qualité/prix qui devient le moteur de nos achats. Il est évident que pour bien manger la qualité est primordiale, et si la question ne se posait plus du tout, on verrait le progrès s'afficher plus facilement puisque les entreprises rechercheraient à avoir le meilleur produit, plus le moins cher.

Le véritable progrès se gagne lorsqu'il bénéficie à l'ensemble des personnes concernées. On pourra alors se passer des Méga fermes qui poussent ici et là, redonner vie à la biodiversité et arrêter avec la déforestation qui nous amènent des pandémies comme ce COVID qui sont passés de 1 tous les 5 ans à 5 par an. La nature reprend ses droits et nous devons en prendre soin sous peine de le payer chèrement.« La nature rend coup pour coup ».

vent de panique sur les banques

Le libre marché est certainement la meilleure façon de s'enrichir, mais au détriment de beaucoup trop de gens et souvent de la Planète. Comme les lois encadrent nos sociétés et nos vies, "l'économie de marché" doit au minima être encadré au mieux supprimé. Si aux USA les banques n'avaient pas eu le droit comme en France d'utiliser les effets de levier, il n'y aurait certainement pas eu la crise des subprimes. Si rien n'est fait, ne nous attendons pas à ce que cela change et nous continuerons d'engendrer des crises, des pandémies et de détruire tout ce qui peut l'être.

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