NDDL : Ils veulent la mort de la ZAD

Tellement dépités, par avance car rien n'est joué, ils demandent que l'évacuation de la ZAD se fasse même sans la construction de l'aéroport. Une véritable vengeance, la satisfaction de détruire quelque chose qu'ils ne comprennent pas. Alors qu'ils s'en tapent de la zone humide. C'est pourtant une occasion de revitaliser un territoire avec un projet constructif.

Mettre en avant le « respect de l’État de droit » pour demander l'évacuation de la zone est une fumisterie sans nom. La ZAD existe et pose problème dans le cadre du projet. Supprimez le projet, la ZAD n'est plus un problème.

Pour Bruno Retailleau, qui se fout complètement du devenir de Notre-Dame-des-Landes sans aéroport, il faudra quand même « traiter le problème du maintien de l’ordre public et évacuer ». Si ce n'est pas une réaction de petit notable aigri devant la possible victoire totale de gauchistes va-nu-pieds chevelus. Autant dire le retour de 68, repoussoir satanique d'une droite qui sent le rance et le moisi.

Non Bruno ! Deux centaines ou plus d'habitants des lieux réussissent à créer de toutes pièces une collectivité capable de se bâtir dans un environnement hostile, qui concrétise des projets (agricoles, boulangerie, conserverie, restaurant, studio d’enregistrement, etc), qui s'organise démocratiquement, qui peut s'ouvrir sur l'extérieur, vendre sa production. On ne raye pas cela d'un trait de vengeance recuite.

Je me doute que l’État est tenté de gratter ce qui le démange. Pourtant, à y réfléchir, laisser se développer une sorte de ZAR¹ (Zone d'Assignation à Résidence) respecterait l’État de droite en cours de vote, non ?

 

¹. Il sera tentant de la renommer Zone d'Assignation à Résistance.

 

 


http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/09/26/la-mission-de-mediation-sur-notre-dame-des-landes-irrite-les-partisans-du-projet_5191874_3244.html

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