banks
Abonné·e de Mediapart

7 Billets

0 Édition

Billet de blog 23 mai 2015

Fresnes , le maire qui n'aimait pas les pavillons

banks
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

© 

Développer la ville sans détruire un seul pavillon, permettre à chacun de trouver un logement correspondant à ses besoins et possibilités, c’est la réalité à Fresnes [Val-de-Marne] depuis 2001, c’est aussi la volonté de Jean-Jacques BRIDEY et des élus socialistes.

C'est ce que l'on pouvait lire sur le site de la section locale du PS de Fresnes en 2009 à l'occasion du nouveau plan local d'urbanisme (PLU) de l'époque.

Des zones pavillonnaires sous pression

Une mandature plus tard, la réalité est toute autre:

Aussi la défiance est désormais patente entre les Fresnois vivant en habitat individuel et la municipalité, certains élus de la majorité stigmatisant par ailleurs ces "propriétaires" prompts à défendre leur bien au mépris de l'intérêt général.

Des nouveaux dispositifs de démocratie locale qui marginalisent l'habitat individuel

Les développements récents de la vie démocratique locale ne sont pas de nature à rassurer les "nantis des pavillons".

C'est d'abord la constitution des nouveaux conseils de quartier dont la moitié des membres est sélectionnée par la mairie. Le bilan de la sélection est édifiant : sur l'ensemble des trois conseils de quartier, trois associations d'habitats collectifs ont été choisies mais aucune association de quartier pavillonnaire n'a été retenue.

C'est ensuite la commission locale de la tranquilité publique, créée en 2015, dont le rôle est d' "appréhender et échanger sur la situation locale dans le domaine de la prévention et de la tranquillité publique, formuler des propositions et suivre l’évolution de la délinquance afin de mieux répondre aux attentes des citoyens" (panorama Fresnois de février 2015). Cette commission compte des syndicats de copropriété et des amicales de locataires, mais pas d'association de quartier pavilllonnaire.

C'est enfin la création du "conseil de l'habitat", votée lors du conseil municipal du 28 mai prochain, qui enfonce le clou. Initialement pensée pour être "en charge du développement de la qualité de la vie dans les résidences d’habitat social", cette instance consultative, va être élargie à l'ensemble de l'habitat collectif. Présidé par le maire, le conseil de l'habitat sera composé de plusieurs collèges dont un collège "habitants" composé de représentants des  amicales de locataires et des syndics de copropriété.  Ces collèges pourront être sollicités par la mairie pour avis à propos du cadre de vie, de la mixité sociale, de la gestion urbaine, etc.

Là encore, les ""nantis des pavillons", exclus de ce dispositif, n'auront pas voix au chapitre.

Une rencontre prochainement entre le maire et les associations de quartier

Le collectif d'associations de quartiers CASQ auquel participent cinq associations pavillonnaires va pourtant, après huit mois d'attente et deux demandes, être reçu  par le maire Jean-Jacques Bridey en juin prochain : ce sera la première occasion pour les parties prenantes d'échanger leurs points de vue.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — France
La visite du ministre Lecornu a renforcé la colère des Guadeloupéens
Le barrage de La Boucan est l'une des places fortes de la contestation actuelle sur l’île. À Sainte-Rose, le barrage n’est pas tant tenu au nom de la lutte contre l’obligation vaccinale que pour des problèmes bien plus larges. Eau, chlordécone, vie chère, mépris de la métropole... autant de sujets que la visite express du ministre des outre-mer a exacerbés.
par Christophe Gueugneau
Journal — France
L’émancipation de la Guadeloupe, toujours questionnée, loin d’être adoptée
Alors qu’une crise sociale secoue l’île antillaise, le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, a lâché le mot : « autonomie ». Une question statutaire qui parcourt la population depuis des années et cristallise son identité, mais qui peine à aboutir.
par Amandine Ascensio
Journal — France
Didier Raoult éreinté par son propre maître à penser
Didier Raoult défend un traitement inefficace et dangereux contre la tuberculose prescrit sans autorisation au sein de son institut, depuis au moins 2017. Le professeur Jacques Grosset, qu’il considère comme son « maître et numéro un mondial du traitement de la tuberculose », désapprouve lui-même ce traitement qui va « à l’encontre de l’éthique et de la morale médicale ». Interviewé par Mediapart, Jacques Grosset estime qu’il est « intolérable de traiter ainsi des patients ».
par Pascale Pascariello
Journal — International
Variant Omicron : l’urgence de lever les brevets sur les vaccins
L’émergence du variant Omicron devrait réveiller les pays riches : sans un accès aux vaccins contre le Covid-19 dans le monde entier, la pandémie est amenée à durer. Or Omicron a au contraire servi d’excuse pour repousser la discussion à l’OMC sur la levée temporaire des droits de propriété intellectuelle.
par Rozenn Le Saint

La sélection du Club

Billet de blog
Ensemble, contre les violences sexistes et sexuelles dans nos organisations !
[Rediffusion] Dans la perspective de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, un ensemble d'organisations - partis et syndicats - s'allient pour faire cesser l'impunité au sein de leurs structures. « Nous avons décidé de nous rencontrer, de nous parler, et pour la première fois de travailler ensemble afin de nous rendre plus fort.e.s [...] Nous, organisations syndicales et politiques, affirmons que les violences sexistes et sexuelles ne doivent pas trouver de place dans nos structures ».
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
Les communautés masculinistes (1/12)
Cet article présente un dossier de recherche sur le masculinisme. Pendant 6 mois, je me suis plongé dans les écrits de la manosphère (MGTOW, Incels, Zemmour, Soral etc.), pour analyser les complémentarités et les divergences idéologiques. Alors que l'antiféminisme gagne en puissance tout en se radicalisant, il est indispensable de montrer sa dangerosité pour faire cesser le déni.
par Marcuss
Billet de blog
Effacement et impunité des violences de genre
Notre société se présente volontiers comme égalitariste. Une conviction qui se fonde sur l’idée que toutes les discriminations sexistes sont désormais reconnues et combattues à leur juste mesure. Cette posture d’autosatisfaction que l’on discerne dans certains discours politiques traduit toutefois un manque de compréhension du phénomène des violences de genre et participe d’un double processus d’effacement et d’impunité.
par CETRI Asbl
Billet de blog
Pour une visibilisation des violences faites aux femmes et minorités de genre noires
La journée internationale des violences faites aux femmes est un événement qui prend de plus en plus d'importance dans l'agenda politique féministe. Cependant fort est de constater qu'il continue à invisibiliser bon nombre de violences vécues spécifiquement par les personnes noires à l’intersection du cis-sexisme et du racisme.
par MWASI