Bare
Abonné·e de Mediapart

3 Billets

0 Édition

Billet de blog 15 déc. 2021

Les relations entre le Maroc et les Etats-Unis relatifs au Sahara occidental

Bare
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La diplomatie américaine sous l’ère de Donald Trump a reconnu la souveraineté marocaine sur les provinces du sud. Pour les Américains le Sahara n’est plus occidental mais marocain. Dans un passé pas très lointain, précisément en 2013 une crise grave a secoué les relations entre le Maroc et les Etats-Unis concernant le dossier du Sahara. Ainsi, durant le mois de février 2013, la diplomatie américaine, en la personne de Condoleezza Rice, a pris la décision de proposer au Conseil de sécurité d’étendre la mission de la MINURSO au volet des droits de l’homme. Cette mission pouvait comprendre entre autres le contrôle du respect des droits de l’homme dans les provinces du sud encore disputées entre le Maroc et le Polisario. Ces provinces étant sous administration marocaine, toute intervention de la MINURSO, en matière des droits de l’homme apparait comme un échec de la gestion marocaine.

Cette proposition qui a été acclamée et considérée comme une victoire par le Polisario a été retirée ultérieurement.  La presse nationale et régionale a longuement commenté cette crise diplomatique entre le Maroc et les Etats unis. Les positions de certains leaders politiques ainsi que certains journalistes marocains ont posé la question du devenir des relations maroco-américaine. Certains ont conclu que le Maroc doit se sentir trahi par son allier américain.  Après avoir pris le recul nécessaire, nous revenons sur cette question afin de mettre en lumière certaines positions ayant considérées l’initiative américaine comme une trahison.

La proposition, émise par la diplomatie américaine au sein du conseil de sécurité, plaidait pour une extension de la mission de la MINURSO au contrôle des Droits de l’Homme, sous prétexte, juste ou fallacieux, que les Droits de l’Homme ne sont pas respectés par les autorités marocaines dans la région du Sahara.

En considérant les liens étroits qui unissent le Maroc et les Etats-Unis, certains écrivains ont estimé que le Maroc doit se sentir trahi par les Etats-Unis. Cette trahison qualifiée de grave sous prétexte que le Maroc a servi de prison secrète (black sites) pour aider les Américains dans leur guerre totale contre le terrorisme depuis 2002.

Lorsque l’on présuppose que le Maroc doit développer un sentiment de trahison, parce qu’il aurait permis aux américains d’héberger des black sites prétendus ou existants, il serait alors bon de croire, que conjonctures et extrêmes nécessités décident de ceux qui doivent se salir pour les autres.

Respect à l’âme et aux héritiers de Ben Barka que les agents français, dans leur désir de venir en aide aux commanditaires de cette disparition, ont apporté l’aide qui a privé la famille Ben Barka d’accompagner celui qu’ils chérissaient vers sa dernière demeure. Afin de préserver des intérêts réciproques, quels sont les services que des pays alliés sont prêts à concéder les uns aux autres ? La réponse est à rechercher dans le passé et restera valable pour le futur.

Le Maroc a été un allié des Etats-Unis bien avant la colonisation, pendant la guerre mondiale et tout récemment contre la guerre contre le terrorisme. L’affaire supposée ou confirmée des black sites abrités par le Maroc ne doit pas être analysée selon l’angle étriqué des relations maroco-américaines afin d’en conclure un éventuel soutien ou une non-assistance des Etats-Unis à l’égard du Maroc dans l’affaire du Sahara.

Cette affaire des black sites doit être considérée dans un contexte international. C’est ainsi : les pays démocratiquement reconnus et ceux en voie de démocratisation s’accordent à enfreindre les règles élémentaires des Droits de l’Homme quand leurs intérêts ou leur sécurité sont mis à mal.

Ainsi, l’enquête la plus étoffée relative aux black sites est celle contenue dans le rapport du sénateur suisse Dick Marty, rendue public en juin 2006 sur les allégations de détention secrète dans des États membres du Conseil de l'Europe. L'enquête précise que la Suède, la Bosnie, le Royaume-Uni, l’Italie, la Macédoine, l’Allemagne et la Turquie sont jugés responsables de « violations des Droits de l’Homme suite à leur guerre contre le terrorisme. L’Espagne, Chypre, l’Irlande et le Portugal sont responsables d’avoir permis des transferts illégaux de prisonniers par la CIA.

Enfin, selon une liste rendue publique par Human Rights Watch, on apprend que 31 avions plus ou moins liés à la CIA auraient fait escale dans des États européens, à destination de pays arabes ou de l'Afghanistan. Le Maroc, L’Egypte et la Jordanie, pourraient tout aussi bien être une de ces sulfureuses destinations en terre arabe.

Supposons que le Maroc a logé des black sites pour soutenir son allié américain en 2003, serait-ce pour autant suffisant afin de justifier un ressentiment de trahison du Maroc face à la proposition américaine de 2013 qui proposer au Conseil de sécurité d’étendre la mission de la MINURSO au volet des droits de l’homme ?

Peut-on considérer, sur une longue durée, que toutes les décisions subies par un Etat X de la part d’autres Etats du monde puissent être soupçonnées de provoquer un sentiment de trahison, puis du ressentiment ?

Si c’est ainsi que l’on analyse les relations diplomatiques, on peut en conclure que l’Etat X ne gérera sa diplomatie qu’à travers le principe de la loyauté et la déloyauté. Politique et diplomatie changent au gré des gouvernements qui se succèdent, en fonction des crises conjoncturelles, économiques, religieuses…L’art de la diplomatie exige de prendre ces changements en considération, de les négocier. Ainsi, partenaires et soutiens pour un pays ne sont pas par définition, jamais immuables : il y a le soutien fiable et celui qui change au gré des circonstances. S’en prévaloir est faire acte de diplomatie. C’est ainsi qu’il est bon d’alimenter son jardin diplomatique, afin de suivre les changements et préserver ses acquis.

Le Maroc n’a pas été trahi par l’administration américaine, preuve en est s’il en faut, la proposition qui a soulevé tant d’émois a été retirée. Ce retrait serait alors le fruit du travail d’une diplomatie marocaine efficace, d’un lobbying savamment orchestré pour en actionner le retrait ?

De deux choses l’une : soit le Maroc a été trahi par l’administration américaine, mais son poids diplomatique est tel au niveau mondial qu’il lui aurait permis de forcer la maison blanche à rectifier le tir : cette hypothèse aurait le mérite de nous bercer de cette douce illusion qui voudrait que la force est celle que l’on sait utiliser et non celle dont on dispose. Quand à l’autre hypothèse, plus pragmatique, tendrait à nous laisser penser qu’un léger sentiment de trahison, adjoint à une diplomatie timide, mais efficace, viendrait à confirmer l’usage qui voudrait que lorsque l’on n’a pas les moyens de notre politique, il faut trouver la politique de nos moyens.

Loin de la trahison peut-on considérer qu’il y a eu erreur et que cette dernière réside dans la machine américaine qui s’est enrayée après le retrait d’Hilary Clinton de son poste de secrétaire aux affaires étrangères. C’est dans une période de flottement et de latence à l’arrivée de John Kerry que Susan Rice, représentante des Etats-Unis auprès de l’ONU a proposé ce qui a pu être ressenti comme une trahison. Quelque soit les véritables dessous de cette affaire, quelque en eut été la réception ou la perception de cet état de fait, le plus intéressant dans cette question aura été de soulever ce qui avait été pris jusque-là pour acquis : le soutien des Etats-Unis à l’état marocain. Où en est-on réellement de ce soutien ? Finalement, plus que le débat soulevé sur les réactions présupposées du Maroc, on peut légitimement penser que l’effet de cette proposition peut agir comme le ferait un vaccin : si le corps marocain est capable de produire un anti-virus, il sera à jamais immunisé, dans le cas inverse, si cet événement ne produit pas l’effet escompté, la moindre attaque à venir pourrait être sérieuse.

Imaginons que le Maroc a effectivement abrité des black sites et que la contrepartie du retrait de la proposition américaine réside dans l’aide apportée par le Maroc à l’administration américaine dans sa guerre contre le terrorisme. Dans ce cas le Maroc aura perdu en termes d’image de marque, mais il aura gagné l’appui d’un allié puissant, qui en signe de reconnaissance, est capable de se mettre en contradiction en l’espace d’une semaine : proposer, puis se retirer. Selon cette même perspective, on peut imaginer à l’identique que les Etats-Unis auraient aussi à gagner un allié fidèle, prêt à s’impliquer dans ses besognes les plus contestables et détestables, et dont le revers serait une image dont la diplomatie serait écornée par ce rétropédalage peu réfléchi.

Et après tout, peut-être que ce retrait de la proposition américaine est une pratique occidentale volontaire qui aime à créer du vide une substance. Ce qui en pratique consisterait en ce point : parce que tu ne me dois rien, je dois créer un problème, en le résolvant, tu me devras quelque chose à l’avenir. Ce qui peut être résumé en l’art de devenir créancier sans créances.

On peut aussi soutenir que le retrait de la proposition américaine n’est qu’une avance pour un service qui sera demandé au Maroc dans un futur proche ou lointain. Il est vrai qu’en matière de diplomatie, nombreux sont les Etats qui se sont illustrés en cherchant à établir des alliances avec les puissants. Ainsi va la diplomatie et son jeu des mésalliances : tant qu’il y aura des donneurs d’ordre, il y aura des exécutants.

Le Maroc se pose dans la scène internationale comme un pays en voie de démocratisation. La proposition américaine a été retirée par un forcing diplomatique dont le Maroc dispose depuis des décennies au Moyen-Orient et en Afrique. Ainsi, on peut considérer que le retrait de la proposition américaine, aussi provisoire soit-il, est le fruit d’une continuité d’un passé qui s’inscrit pleinement dans le présent.

A titre de rappel, n’oublions pas que le peuple marocain a conduit l’une des plus importantes manifestations contre la guerre en Irak et contre l’intervention américaine et par conséquent contre le peuple américain qui a soutenu son président dans cette guerre contre l’Irak. Dans cette même période, le Roi du Maroc a effectué une visite aux Etats-Unis pour confirmer le soutien du pouvoir marocain à l’action américaine contre le terrorisme. Lorsque le peuple a exprimé son opinion, le Roi a transmis la position du pouvoir marocain. Doit-on y voire une contradiction ou une complémentarité ? Cette situation est l’expression même de l’art de la diplomatie, elle en reflète la maîtrise à la fois de la doctrine et du temps dans ce qui peut être considéré comme une guerre diplomatique. SUN TZU dans « L’art de la guerre », récit rédigé entre le 5ème et le 2ème siècle avant J.C. précise que « celui qui veut que la gloire et le succès accompagnent ses armes ne doit pas perdre de vue : la doctrine, l’espace, le temps, le commandant et la discipline ».

L’objectif de la doctrine selon SUN TZU est d’aboutir à une unité de la pensée. Est-ce que dans la guerre diplomatique qui divise le Maroc et le Polisario on peut attester que l’un et l’autre possède une doctrine qui leur permet d’unir chacun de leur coté une pensée unie nécessaire à la victoire ? Une doctrine n’est pas forcément un ensemble de règles rigides qui prédéterminent avec précision le comportement à suivre, elle peut être envisagée comme une démarche capable de fixer, sans ambiguïtés, l’objectif majeur qui permet à un combat d’être couronné par un succès. Une fois cet objectif déterminé, plusieurs actions différentes, et même contradictoires, peuvent se conjuguer pour contribuer à ce succès. De ce point de vue, il nous semble que la position du peuple marocain et celle de son Roi, aussi opposées qu’elles puissent paraître, soient, dans les objectifs à atteindre, complémentaires.

Le Roi a su utiliser l’effervescence de la rue pour que les Etats-Unis puissent considérer que le soutien des autorités marocaines méritait d’être valorisé, même si ce soutien tend à rendre les autorités marocaines temporairement impopulaires.

C’est ce que l’on appelle le soutien d’un pays ami (reste alors à définir la notion de pays : est-ce qu’elle se limite uniquement à la position prise par le gouverneur, la position prise par le gouverné ou aux deux). Dans ce genre de crise, les Etats-Unis définissent le pays ami comme étant celui qui adopte une position officielle favorable. Les médias américains officiels et favorables à l’intervention américaine en Irak ont mis en lumière la position officielle marocaine, plus que l’expression de la rue. Serait-ce alors le peuple marocain qui devrait se sentir trahi par l’administration américaine à l’occasion de cette proposition œuvrant pour l’extension de la mission de la Minurso au volet des Droits de l’Homme ? Ou le peuple américain qui doit se sentir trahi par un pays ami qui ne l’a pas soutenu dans sa guerre contre le terrorisme qu’il a subi sur ces propres terres ?

Il est fort à parier que les Etats-Unis aient pu se sentir trahi par le peuple marocain en cette période. Les Etats-Unis lâchés par le Maroc au moment où toute la communauté internationale leur tourne le dos surtout que le conseil de sécurité s’apprêtait à refuser la guerre contre l’Irak à cause du véto français. Le soutien marocain est peut-être insignifiant aux yeux des Marocains, mais pour les Etats-Unis attaquer un pays arabo-musulman en ayant l’appui d’un autre pays arabo-musulman est ce qu’on appelle avoir un alibi. L’alibi de se dédouaner de tout propos de guerre sainte. L’alibi du « mal »  que représente ce pays (l’Irak) dans la mesure où ses semblables apportent un soutien matériel (Arabie Saoudite, Qatar, Emirats Arabes Unis) ou moral (Maroc, Egypte, Jordanie..) pour une guerre qu’ils mènent contre lui.

On peut affirmer que l’administration américaine a certes connu de nombreux changements sous l’ère Obama, mais aucun bouleversement ne peut être constaté quant à ses relations avec les pays amis. Ainsi, la liberté d’expression du peuple américain doit être respectée, par contre la décision revient à l’organe qui semble apte à préserver les intérêts de tout le peuple américain.

Pour conclure, peut-on tout autant parler de défaillance dans la diplomatie marocaine ? Ce serait une nouvelle fois nier la liberté à toutes les composantes américaines de s’exprimer librement. Quelque soit la force de la diplomatie marocaine, elle connaîtra toujours quelques voix qui s’élèveront pour s’opposer aux intérêts qu’elle défend. Quelques voix continueront à s’élever pour soutenir le Front de Polisario au sein de l’administration américaine, au sein du parlement de certains pays ami. D’autre pays amis d’hier peuvent devenir hostile aujourd’hui, mais ces pays peuvent redevenir amis si l’effort nécessaire est fourni.

Que penser de ces députés français qui sont favorables à la thèse du Front du Polisario au sein d’une République Française dont le soutien est aussi éternel que peuvent l’être des intérêts économiques préservés ? La diplomatie marocaine doit être jugée par rapport aux positions officielles prises par les Etats du monde et non seulement par les composantes de ces Etats : minorité parlementaire, société civile etc.

La diplomatie la plus avertie n'amène pas toujours à la solution souhaitée et à l’objectif recherché, par contre, prendre les mesures nécessaires pour atteindre l'objectif doit être sa seule exigence.

On construit et on contribue à la construction d’un idéal quand on s’éloigne des préjugés et on s’investit dans la recherche des chemins qui mènent vers la vérité qu’on n’atteindra jamais.

Montesquieu, dans l’esprit des lois,  précisait, « Je me croirais le plus heureux des mortels, si je pouvais faire que les hommes puissent se guérir de leurs préjugés. J'appelle ici préjugés, non pas ce qui fait qu'on ignore de certaines choses, mais ce qui fait qu'on s'ignore soi-même.»

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — France
Redon : un mutilé, les fautes du ministère de l’intérieur et la justice qui enterre
Le 19 juin 2021, en Bretagne, lors d’une opération menée pour interdire une rave party, Alban, 22 ans, a eu la main arrachée par une grenade tirée par les gendarmes. Le 11 mars 2022, le parquet de Rennes a classé sans suite. Pourtant, l’enquête démontre non seulement la disproportion de la force mais les responsabilités de la préfecture et du ministère de l’intérieur. Mediapart a pu consulter des SMS et des appels aux pompiers, accablants, enterrés par le procureur de la République.
par Pascale Pascariello
Journal
La majorité se montre embarrassée
Après les révélations de Mediapart concernant le ministre Damien Abad, visé par deux accusations de viol qui ont fait l’objet d’un signalement à LREM le 16 mai, la majorité présidentielle peine à justifier sa nomination au gouvernement malgré cette alerte. La première ministre a assuré qu’elle n’était « pas au courant ».
par Marine Turchi
Journal
La haute-commissaire de l’ONU pour les droits humains en Chine pour une visite à hauts risques
Michelle Bachelet entame lundi 23 mai une mission officielle de six jours en Chine. Elle se rendra au Xinjiang, où Pékin est accusé de mener une politique de répression impitoyable envers les populations musulmanes. Les organisations de défense des droits humains s’inquiètent d’un déplacement trop encadré et de l’éventuelle instrumentalisation. 
par François Bougon
Journal — Europe
À Kharkiv, des habitants se sont réfugiés dans le métro et vivent sous terre
Dans le métro ou sous les bombardements, depuis trois mois, la deuxième ville d’Ukraine vit au rythme de la guerre et pense déjà à la reconstruction.
par Clara Marchaud

La sélection du Club

Billet de blog
Pap Ndiaye : la nouvelle histoire des migrations
En décembre dernier, en direct de Pessac, Pap Ndiaye a évoqué de façon magistrale la nouvelle histoire des migrations, estimant que la France n’est pas un bloc, mais faite de « variations ». On se grandit en les prenant en compte, disait-il, contrairement au projet des « marchands de haine ».
par YVES FAUCOUP
Billet de blog
L'extrême droite déchaînée contre Pap Ndiaye
Le violence des propos Pap Ndiaye, homme noir, annonce une campagne de criminalisation dangereuse, alors que les groupes et militants armés d'extrême droite multiplient les menaces et les crimes.
par albert herszkowicz
Billet de blog
Attaques racistes : l'impossible défense de Pap Ndiaye
L'extrême droite et la droite extrême ont eu le réflexe pavlovien attendu après la nomination de M. Pap Ndiaye au gouvernement. La réponse de la Première ministre est loin d'être satisfaisante. Voici pourquoi.
par Jean-Claude Bourdin
Billet de blog
La condition raciale made in USA
William Edward Burghardt Du Bois, alias WEB Du Bois, demeure soixante ans après sa mort l’une des figures afro-américaines majeures du combat pour l’émancipation. Magali Bessone et Matthieu Renault nous le font mieux connaître avec leur livre « WEB du Bois. Double conscience et condition raciale » aux Editions Amsterdam.
par Christophe PATILLON