Soigner le long de la frontière libano-israélienne

 

P6158760-300x225.jpg

Le docteur Mohamed Chimali et l'infirmière Mona Tiba parcourent trois fois par semaine une douzaine de villages situés à la frontière entre le Liban et Israël. La reconstruction du Sud Liban depuis les bombardements de 2006 par l'armée israélienne, est l'objet d'une concurrence accrue, rendue possible par la faibblesse de l'État libanais entre différents acteurs.

 

On y retrouve en premier lieu les partis politiques traditionnels de cette région, puis les pays voisins (Syrie / Koweït / Arabie Saoudite...) et les ONG locales. Cette course à la représentation vise à assurer un service social minimum, là où l'État libanais est absent depuis la fin de l'occupation israélienne. Le docteur Mohamed Chimali fait partie de la fondation Imam Sadr, crée par l'imam Mussa Sadr, et aujourd'hui dirigée par sa soeur. Il est soutenu par l'Ordre de Malte dans son action quotidienne auprès de la population des villages du sud-liban. L'imam Moussa Sadr est connu pour son "mouvement des dépossédés" qu'il crée en 1974 pour l'émancipation de la minorité chiite au Liban. Un an plus tard est fondé Amal (acronyme pour "détachement libanais de résistance" en arabe), la branche armée de ce mouvement qui deviendra le premier parti chiite libanais. Son dirigeant, Nabih Berri, est l'actuel président de l'Assemblée Nationale.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.