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Le packing: polémique ou pas?

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Faites-vous donc packer, Madame.

Favereau, pro-packing, se fait descendre en flammes.

Et pas par n'importe qui : par des parents d'autistes et des autistes.

Al Ceste, le premier à donner son parti pris "éclairé" en haut du fil !!!

Euh, en fait il préfère donner une leçon gratuite sans que personne ne lui demande rien en conseillant à l'auteur du billet de se faire elle-même packer.

Pourquoi ne suis-je pas surpris devant le ridicule de la remarque alcestueuse ?

Leçon gratuite dis-je et prouve-je, car, bien sûr, Al Ceste ne connait rien de rien à la maladie autiste et pas plus les approches thérapeutiques de cette maladie (sans doute différentes selon les cas) mais, je cite notre donneur de leçon, il  fréquente de nombreux blogues tenus par des parents d'enfants autistes comme il nous le dit plus bas, donc...

Je poursuis plus bas car notre Al Ceste continue de confirmer ce que je pense de son auguste personne malgré les 440 personnes qui viennent lire son canalblog !!!

RigolantRigolantRigolant

© jack Brte

Amanda Coley, photographe, est maman d'un petit Jackson, 2 ans, atteint d'autisme.

"Faites-vous donc packer, Madame."

Et vous Alceste, faites-vous donc autiste !!!

A remarque à la con, réponse toute aussi conne !!!

"Qui aime bien, châtie bien son langage."

Lui, quand il a un os, il ne le lâche pas.

Mais réponse conne : belle franchise.

"Qui aime bien, châtie bien son langage."

Concombre me déteste (poufpouf) et ne châtie ni son langage ni votre serviteur Rigolant.

"Concombre me déteste (poufpouf)..."

Oulala, tout de suite les grands mots !!!

Et figurez-vous donc que vous détester serait vous faire beaucoup trop d'honneur...

Poufpouf et repouf !!!

RigolantRigolantRigolant

CQFD

Pas besoin, il n'y a rien à démontrer, c'est l'évidence même...

RigolantRigolantRigolant

Dans mon cas, si je déteste vraiment (et ce n'est pas arrivé souvent), c'est pas sur un forum internautique que je le fais savoir...

RigolantRigolantRigolant

Que cette Mme Neuville aille visiter les véritables lieux de maltraitance active et passive en psychiatrie, qui pratiquent l'évitement phobique des malades mentaux, les attachent ou les relèguent en chambre d'isolement !

Le lobbying associatif agissent dans l’intérêt de leur enfants ou adultes autistes, le lobbying des psychiatres n'ont qu'un objectif financier. là, est toute la différence.

Le 4 février 2016, le Comité sur les Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) publie un certain nombre de recommandations à l'intention du gouvernement français. Se disant « préoccupé par les cas de mauvais traitements d’enfants handicapés dans des institutions », il demande notamment que soit interdite la technique du packing.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

Ne comprenez-vous pas, Vilmauve, que ce genre d'initiative est pris sous la pression de lobbyings associatifs particulièrement virulents?... Le packing n'est pas une forme de maltraitance, bien au contraire. Il s'appuie sur la théorie des enveloppes somato-psychiques, constitutives du Moi et du sentiment d'identité qui fait cruellement défaut dans les pathologies autistiques. Cet enveloppement physique se double d'un enveloppement humain fait d'identification empathique et de paroles. Il est indiqué dans les cas d'autismes particulièrement graves, avec auto-mutilations et les résultats sont tout-à-fait encourageants et significatifs. Ce n'est pas de la contention, mais de la contenance visant la restauration d'enveloppes somato-psychiques défaillantes. Ceux qui critiquent ici se fondent sur des attaques purement idéologiques.

D'autre part, les techniques comportementalistes, qui reposent souvent sur le binôme gratification /punition sont, comme le souligne très justement Paul Machto, aujourd'hui critiquées en Amérique du Nord d'où elles ont été importées, et avec le recul dont elle dispose.

Enfin, la pédo-psychiatrie continue d'accueillir les formes les plus graves de pathologies autistiques avec handicaps associés, malgré des moyens en personnel et formation de plus en plus réduits, au profit des méthodes nord-américaines, très lucratives pour ceux qui les pratiquent, mais très économiques en termes de budget pour la santé.

Pour conclure brièvement, la psychanalyse a toujours été la bête noire des régimes totalitaires.

À bon entendeur, salut!

"Ne comprenez-vous pas, Vilmauve, que ce genre d'initiative est pris sous la pression de lobbyings associatifs particulièrement virulents?"

le Comité sur les Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) Un lobbying violent ???

Interdit au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Hongrie et en Australie. Selon le Haut Conseil de la Santé publique, elle a été totalement abandonnée aux Etats-Unis. La technique du packing est utilisée presque exclusivement en France.

Cette méthode est assimilée aux traitements psychiatriques de choc.

En avril 2016, la Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, prenant acte des recommandations de l'ONU (CRC), demande son interdiction totale dans tous les établissements pour enfants handicapés.

Les Français pro packing seraient donc les seuls à avoir raison ? vous plaisantez là !!!

 

Assistez à une séance de packing et nous en reparlerons....

Savez-vous que certains services de psychiatrie, à défaut de communication humaine avec les patients psychotiques qu'ils sont censés accueillir, les abandonnent à leurs souffrances, les attachent, les enferment en isolement, les traitent comme de dangereux individus, pour eux-mêmes et autrui, à "contenir" dans toutes sortes de camisoles chimiques et neurologiques pour éradiquer leurs pathologies? 

le Comité sur les Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) demande également notamment que soit interdite la technique du packing.

Mais vous avez surement raison, seul contre tous ! Rigolant

"les résultats sont tout-à-fait encourageants et significatifs."

La Haute autorité de santé indique l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité.  Mais sans doute avez-vous des infos qui confirment le contraire ?

Si vous n'avez que la HAS, qui préconise "les bonnes pratiques" et surtout les réductions budgétaires, comme référence.... la HAS, elle-même vivement critiquée pour "ses bonnes pratiques"...

Interdit au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Hongrie, en Australie et Etats-Unis.

Mais c'est pas grave, vous êtes dépositaire d'une vérité rejetée par une large majorité mondiale ! Clin d'œil

le Comité sur les Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) demande également notamment que soit interdite la technique du packing.

Mais vous avez surement raison, seule contre tous ! Rigolant

Non, pas SEULE contre TOUS. HeureusementRigolant.

"Ceux qui pratiquent le packing, et pas seulement les Français"

Ceux qui ont bannis cette méthode sont plus nombreux: Interdit au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Hongrie et en Australie. 

le Comité sur les Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) demande également notamment que soit interdite la technique du packing.

Pouvez-vous préciser quels sont ces conflits d'intérêts "majeurs" ?

Et quand vous parlez de "d'autres associations de parents", j'espère que vous ne voulez pas parler du RHAAP, qui n'est qu'un regroupement de groupuscules.

 

"Autisme : quand les familles s'en mêlent"

 par  Brigitte Chamak

Sociologue et neurobiologiste, membre du Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société (Inserm/CNRS/université Paris V), elle est responsable scientifique du projet « Vie sociale des neurosciences  : le rôle des associations de patients » de l'Agence nationale de la recherche.

 

"La généralisation de méthodes éducatives et comportementales intensives, l'intégration scolaire, des financements publics pour leurs propres structures, telles sont les principales revendications des associations de parents.

Depuis les années 1960, la pénurie de services pour les enfants, les adolescents et les adultes autistes a conduit les parents à créer des associations dans le but de mettre en place des établissements adaptés qui permettent à la famille de ne pas être séparée. La première initiative a été de créer un hôpital de jour pour enfants à Paris, fruit de la collaboration entre parents et professionnels  [1] Brigitte Chamak, « Les associations de parents d'enfants.... Mais depuis le milieu des années 1990, et surtout les années 2000, les nouvelles associations de parents se mobilisent contre la psychiatrie publique, les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle.

Marketing et conflits d'intérêt

Influencées par la publicité pour les méthodes comportementales présentées comme scientifiquement prouvées alors qu’elles sont fondées uniquement sur une présomption scientifique  [2] Voir les recommandations de la Haute Autorité de santé,..., de nombreuses associations de parents militent pour imposer ces approches. Le marché privé de l’autisme se développe : une aubaine pour les psychologues comportementalistes qui, par l’intermédiaire des associations, s’assurent une clientèle, mais aussi pour les établissements privés de gestion qui étendent leur influence. Certains parents intègrent les conseils d’administration d’associations pour asseoir leur crédibilité et créer leur propre structure.

D’autres, anciens présidents ou membres d’associations de parents, fondent leur société de gestion d’établissements. Certains même sont à l’origine d’une réclamation collective au niveau de l’Europe pour critiquer le système public français. Dans ce contexte, on comprend mieux le discrédit jeté sur les structures publiques même si certaines sont reconnues de longue date et aident les familles et leurs enfants sans que les parents soient obligés de dépenser des fortunes, comme c’est le cas dans le privé pour les méthodes comportementales intensives. Pourtant, si ces dernières donnent quelques résultats positifs avec certains enfants, elles peuvent aussi engendrer une aggravation de symptômes dans certains cas  [3] Johanne Leduc, La Souffrance des envahis. Troubles....

Privé contre public

Des parents et/ou des psychologues qui veulent créer des établissements utilisant des méthodes comportementales intensives réclament que les financements accordés aux établissements publics leur soient versés, alors même que le temps d'attente dans le secteur public pour obtenir un diagnostic et des aides est de plus en plus long.

Des initiatives financées par les pouvoirs publics en France ont donné de beaux résultats qui sont tus ou discrédités  : la Maison de Saint-Martin-lès-Melle gérée par l'Adapei79, le Centre pour adulte avec autisme du Poitou de Vouneuil-sous-Biard, des hôpitaux de jour avec scolarisation, comme à Tours, Chartres ou dans le Languedoc-Roussillon et bien d'autres encore, mais dont le nombre est bien insuffisant pour répondre aux besoins.

Les mauvaises pratiques sont citées en exemple pour discréditer les structures publiques, et il est vrai que les témoignages de familles malmenées et culpabilisées sont nombreux. Des changements majeurs de mentalités sont à promouvoir, mais ce sont surtout les parents mécontents qui s'expriment. Aujourd'hui commencent aussi à témoigner des parents qui dénoncent les mauvais traitements subis par leurs enfants dans des centres comportementalistes  [4] Sophie Dufau, « Autisme  : un courrier embarrassant..., et même certaines structures expérimentales financées dans le cadre du Plan autisme sont sévèrement critiquées.

Un marché privé de la détresse des parents

Le milieu associatif et le secteur médicosocial subissent donc actuellement de profondes mutations, avec de nouveaux modes de régulation et une professionnalisation qui bouleverse les frontières. Les agences régionales de santé (ARS) ne souhaitent pas avoir en face d'elles des associations isolées et gérant un ou deux établissements. Elles favorisent ainsi les grosses associations gestionnaires.

 L'influence des associations de parents d'enfants autistes se fait sentir à différents niveaux. Elles contribuent à façonner les politiques publiques et jouent un rôle crucial dans les changements de représentations de l'autisme, l'orientation de la recherche, des financements, et des thérapies, et font la promotion de professionnels qui adoptent les orientations qu'elles préconisent. Des députés relaient leurs revendications. Des représentants d'associations sont présents dans différents comités de travail sur l'autisme, aussi bien dans les instituts de recherche que dans les instances comme la Haute Autorité de Santé.

Leurs initiatives donnent lieu souvent à de belles réalisations. Mais le milieu associatif est très hétérogène et les orientations actuelles conduisent à faire en sorte que ce qui était pris en charge par la collectivité devienne un marché privé qui profite de la détresse des parents. Et, comme nous le rappelle Claude Lefort  [5] Claude Lefort, L'Invention démocratique, Fayard, 1... et Érik Neveu  [6][6] Érik Neveu, « Médias, mouvements sociaux, espaces publics..., « les mouvements sociaux peuvent aussi être porteurs de mythes simplificateurs ».

 Pourquoi la pénurie de structures ?

Tant que l'autisme était défini comme une maladie rare et sévère qui touchait des enfants sans langage avec, souvent, déficience intellectuelle, seuls quelques psychiatres, psychanalystes, psychologues et éducateurs s'intéressaient à ces enfants étranges. Or les classifications des maladies ont élargi les critères diagnostiques de l'autisme à la fin des années 1980 et surtout au milieu des années 1990, en créant de nouvelles entités. Le nombre de cas d'autisme a augmenté de manière exponentielle. La pénurie de structures s'en est accrue, et le marché privé des méthodes éducatives et comportementales a explosé.

Notes

[1]Brigitte Chamak, « Les associations de parents d'enfants autistes. De nouvelles orientations », Médecine/Sciences, vol. XXIV, n° 8-9, août-septembre 2008.

[2]Voir les recommandations de la Haute Autorité de santé, mars 2012.

[3]Johanne Leduc, La Souffrance des envahis. Troubles envahissants du développement et autisme, Béliveau, 2012. Ses enfants suivent actuellement un programme, Saccade, bien moins onéreux, conçu par Brigitte Harrisson, une professionnelle autiste qui enseigne aux enfants autistes à apprendre dans un environnement adapté, non agressif, dans une garderie.

[4]Sophie Dufau, « Autisme  : un courrier embarrassant pour un centre toujours cité en exemple », Médiapart, 4 avril 2012.

[5]Claude Lefort, L'Invention démocratique, Fayard, 1981.

[6] Érik Neveu, « Médias, mouvements sociaux, espaces publics », Réseaux, vol. XVII, n° 98, 1999.

Plan de l'article

    1. Marketing et conflits d'intérêt
  1. Privé contre public
  2. Un marché privé de la détresse des parents

 

© Ed. Sc. Humaines, 2013

Pour citer cet article

Chamak Brigitte, « Autisme : quand les familles s'en mêlent. », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines 6/2013 (N° 31) , p. 15-15
URL : www.cairn.info/magazine-les-grands-dossiers-des-sciences-humaines-2013-6-page-15.htm.

La technique du packing est utilisée presque exclusivement en France et serait de toute façon contraire aux directives de traitement appliquées au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Hongrie et en Australie. Selon le Haut Conseil de la Santé publique, elle a été totalement abandonnée aux Etats-Unis.

Voir le blogue de Valérie Gay-Corajoud ici :

https://blogs.mediapart.fr/valerie-gay-corajoud

Ça c'est du concret.

Effectivement le travail du professeur Delion est efficace mais il se définit lui-même coomme pédopsychiatre, bien plus que comme  psychanalyste.

  • Nouveau
  • 11/05/2016 17:36
  • Par

Certains établissements se satisfont très bien des impasses thérapeutiques, ils ne souhaitent pas soigner mais prendre en charge le plus longtemps possible et ces impasses sont pour eux des rentes. Le problème n'est donc pas éthique mais économique.

C'est vraiment une question intéressante cette question de "l'économique" de l'argent dans toute cette affaire : comment se fait il que ces associations si "protecteurs" des enfants ne cesse de parler d'argent à ce sujet.

Pourtant ces thuriféraires de la méthode ABA omettent de parler des couts et des profits réalisés par ces tenants de la méthode ABA.

Méthode qui a été tellement vantée comme LA solution à l'autisme et qui commence à être de plus en plus critiquée au Canada où elle a vu son expansion.

Méthode d'ailleurs dont les résultats et l'évaluation sur son efficacité sont soigneusement - si je puis dire- masqués .

Le reportage réalisé par Sophie Dufau et publié il y a quelques temps sur Médiapart est particulièrement éclairant.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

Merci pour ce commentaire. Pour ceux qui seraient intéressés par une analyse critique de l'évaluation des méthodes comportementales, je vous renvoie à l'article:

Chamak B. (2015) Interventions en autisme : évaluations et questionnement. Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence, 63 (4), 297-30.

Merci pour cette référence

 

"pourtant, Madame Neuville n’a pas hésité à parler de maltraitance sans même avoir pris connaissance ni de ce rapport ni de celui produit par le Haut Conseil de la Santé publique (2010)."

La Haute autorité de santé (HAS) a rendu jeudi 8 mars 2012. Autisme: les méthodes cognitives officiellement recommandées

Concernant celui sur la pratique du packing, l’enveloppement de l’enfant autiste dans des linges humides et froids, notamment dans des cas d’automutilations. Ce type d’intervention est à bannir, explique la HAS  «En l’absence de données relatives à son efficacité ou à sa sécurité, du fait des questions éthiques soulevées par cette pratique et de l’indécision des experts en raison d’une extrême divergence de leurs avis, il n’est pas possible de conclure à la pertinence d’éventuelles indications des enveloppements corporels humides (dits packing), même restreintes à un recours ultime et exceptionnel. En dehors de protocoles de recherche autorisés respectant la totalité des conditions définies par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP)14, la HAS et l’Anesm sont formellement opposées à l’utilisation de cette pratique.»

Les recommadnations de la HAS de mars 2012 ont largement été critiquées, notamment pas la revue Prescrire (2013). Les publications qui ont pourtant été fournies au groupe de travail concernant les effets positifs du packing (dans certains cas bien précis) n'ont pas été pris en compte.

Si je comprends bien, le packing c'est l'ancienne camisole de force, mais en plus mouillée et froide?

C'est sûr que ça doit calmer! Une bonne hypothermie, ya que ça de vrai!

Chut ! Ne le dites pas !

Vous parlez sans connaître et vous faites un amalgame qui reflète bien votre mécconnaissance.

 

Alors expliquez-nous. Sans le charabia psychanalytique de préférence.

Avant de m'exprimer, je me renseigne. Pouvez-vous en faire autant ? Je vous renvoie aux mémoires en éthique rédigés par Jean Lefevre-Utile sur le packing, par exemple.

"la revue Prescrire (2013)" Clin d'œil

Le 4 février 2016, le Comité sur les Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) publie un certain nombre de recommandations à l'intention du gouvernement français. Se disant « préoccupé par les cas de mauvais traitements d’enfants handicapés dans des institutions », il demande notamment que soit interdite la technique du packing.

La technique du packing est utilisée presque exclusivement en France et serait de toute façon contraire aux directives de traitement appliquées au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Hongrie et en Australie. Selon le Haut Conseil de la Santé publique, elle a été totalement abandonnée aux Etats-Unis.

 

 

Article recommandé

                             

Mon parti pris est nourri par la fréquentation de nombreux blogues de parents d'enfants autistes.

Al Ceste, le premier à donner son parti pris "éclairé" en haut du fil !!!

Euh, en fait il préfère donner une leçon gratuite sans que personne ne lui demande rien en conseillant à l'auteur du billet de se faire elle-même packer.

Pourquoi ne suis-je pas surpris devant le ridicule de la remarque alcestueuse ?

Leçon gratuite dis-je et prouve-je, car bien sûr, Al Ceste ne connait rien de rien à la maladie autiste et pas plus les approches thérapeutiques de cette maladie (sans doute différentes selon les cas) mais, je cite notre donneur de leçon, il  fréquente de nombreux blogues tenus par des parents d'enfants autistes donc...

S'il se fait un peu trop chahuter sur ce fil de commentaires, il va aller nous donner un autre abonné en exemple pour venir renforcer ses avis (il m'a déjà fait le coup avec Yansan et a réessayé dernièrement avec Jean 63 sauf que, dans ce dernier cas notamment, si je n'y connais rien en autisme, j'y connais pas mal en droit et en procédure pénale et jusqu'à maintenant, concernant Jean 63, il semble quand même bien que mon analyse de non-réouverture de cette triste affaire soit la bonne, contrairement à celles données par des conseilleurs qui ne sont pas les payeurs, je referme la parenthèse).

Je viens d'aller voir un peu plus bas et je constate que le spécialiste mondialement connu de l'autisme, je veux dire Joël Martin himself, bien connu sur Médiapart pour avoir poussé un psy vers la sortie de Médiapart suite à son harcèlement continuel à son encontre et Don Quichotte autoproclamé des moulins à vent médiapartien a rappliqué sur le fil et que son compère Sancho Pança a immédiatement enfourché son âne du même nom pour suivre le Maître en versusflatulences.

Le psy en question semble être revenu et c'est une bonne chose.

La présivibilité de ces 2 personnages que je brocardais comme suit sur un récent article d'Antoine Perraud se vérifie encore ici, les 2 vieux kroumirs sont bien présents au poste :

Afficher l'image d'origine

Le spectacle peut commencer.

Tiens, voilà le Concombre (pardonnez-lui, seigneur Mandryka, il ne sait pas ce qu'il fait) sur mes mollets.

Pourquoi ne suis-je pas surpris ?

Ci-dessous, portrait de votre idole :

http://misentrop2.canalblog.com/

Position du Professeur Bernadette Rogé sur le packing

Le packing consiste à envelopper l'enfant étroitement dans des draps humides qui ont été placés au réfrigérateur pendant au moins une heure. Lorsque l'enfant est ainsi serré dans les linges humides, le thérapeute s'adresse à lui et commente la situation. Habituellement, ce traitement est répété plusieurs fois dans la semaine. Cela dépend des résultats et de la sévérité des troubles de l'enfant. Ce traitement peut continuer pendant des mois et même pendant des années.La personne qui défend actuellement la pratique du packing en France est le professeur Pierre Delion, chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au CHU de Lille. Il avance que dans l'autisme le vécu corporel est fragmenté. Cette pratique viserait à renforcer la conscience des limites du corps chez l'enfant. Cette « thérapie » serait particulièrement recommandée pour les enfants sévèrement autistes qui s'auto-mutilent. (Il recommande la même technique pour les enfants psychotiques et pour les enfants présentant une anorexie).Le professeur Delion affirme qu'avec cette technique, les automutilations disparaissent le plus souvent.

Cette pratique s'appuie essentiellement sur des conceptions psychanalytiques qui se sont avérées erronées dans l'autisme.

Il faut rappeler qu'en 1996, le comité national d'éthique a publié un rapport déclarant qu'il n'y avait aucune preuve scientifique en faveur du modèle psychanalytique de l'autisme et aucune preuve de l'efficacité des thérapies reposant sur ce modèle.

David Cohen, chef du service de psychiatrie de l'enfant à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris pense que le packing peut représenter une thérapie accessoire et qu'il n'est nul besoin de faire appel aux conceptions psychanalytiques pour rendre compte des améliorations qu'il a constatées chez les enfants qui en ont bénéficié. Il déclare que le packing devrait être considéré comme une forme de médiation corporelle telle que les massages qui apportent une relaxation à l'enfant durant la psychothérapie. Dans son service, le packing est utilisé en même temps que l'éducation spécialisée et la médication pour certains autistes atteints sévèrement. Il admet cependant qu'en utilisant cette méthode en même temps que d'autres traitements, il est impossible d'affirmer que les améliorations observées sont dues au packing.

En juin 2007, le professeur Delion a entrepris un essai thérapeutiques à Lille pour essayer de valider les effets du packing. L'essai porte sur 120 enfants répartis en plusieurs groupes qui seront comparés : un groupe enveloppé dans des draps secs et un autre enveloppé dans des draps mouillés froids. Des mesures cliniques et électrophysiologiques sont prévues. Le Professeur Delion pense pouvoir identifier les mécanismes neurophysiologiques sous tendant cette méthode.

Le packing est utilisé dans certains services de psychiatrie et hôpitaux de jour.
Le problème se situe à plusieurs niveaux :

  • Au niveau scientifique, aucun modèle cohérent ne justifie cette pratique. Des effets apaisants sont avancés mais ils suivent une période de détresse intense pour l'enfant qui subit à la fois la contention et l'application des linges froids. L'hypothèse la plus vraisemblable est que la détente observée vient du fait de l'arrêt de la sensation de froid puisque le choc thermique entraîne une élévation de la température. Il n'a pas été prouvé non plus que le simple enveloppement dans une couverture ne pourrait pas avoir le même effet apaisant. On sait que certains enfants avec autisme sont profondément perturbés sur le plan sensoriel et qu'ils recherchent le contact intense (être serré). De nombreux parents ont découvert cette pratique et l'utilisent dans un contexte émotionnel qui est bien plus positif que dans le cadre du packing.
  • Au niveau éthique, il semble difficile d'appliquer ainsi une méthode qui n'est pas validée, ne repose sur aucune connaissance scientifique de l'autisme et qui comporte une dimension aversive qui est imposée à une personne vulnérable incapable de s'exprimer.

Les principales associations de parents se sont récemment insurgées contre cette pratique. Elles ont trouvé l'appui unanime de la communauté scientifique au niveau international.

Professeur Bernadette Rogé
Université de Toulouse le Mirail
et CERESA
Toulouse le 03 mai 2009

Source : www.ceresa.fr

Des effets apaisants sont avancés mais ils suivent une période de détresse intense pour l'enfant qui subit à la fois la contention et l'application des linges froids.

Comme le fou qui se fout des coups de marteau sur le tête. On lui demande :

- Pourquoi tu fais ça ?

- Parce que ça fait du bien quand je m'arrête !

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

Heu... vous êtes vraiment psychiatre ?

Parce que... ne pas réaliser que c'est une vieille blague carambar... ça pique les yeux !

PS Je ne suis pas pro-ABA mais par contre je suis pro-ABBA, voir cet article :

http://misentrop2.canalblog.com/archives/2016/05/03/33756762.html

Hélas, Al Ceste, trop de gens sont imperméables au second degré, pourtant un élément la plupart du temps fort efficace de détente de l'atmosphère lorsqu'on aborde des sujets douloureux.

Bonne journée quand même !

De vous à moi, les bras m'en sont tombés, et pourtant je ne suis pas la Vénus à Mimile. Pour me consoler, je vais relire un exemplaire de Les Psys, une série, comment dire... roborative.

Sous cet article, je me suis un peu retrouvé comme chez une dame pédagogiste et péremptoire (ça pré-rime) : celui qui trouble la messe. J'observe également qu'il n'y pas de milieu : si je suis contre le saucissonnage, c'est que je suis pour ABA la schalgue. Ben non : ni l'un ni l'autre.

Bonne journée quand même !

Avec des cantates de Bach par Leonard et Harnoncourt, ça va !

(Trop de gens je sais pas, mais au moins sept)

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

Oh mais que c'est drôle !!! désopilant !

On mesure là le niveau de vos arguments ....

Et puis nul besoin d'avoir l'avis autorisé d'une PROFESSEUR.

D'autres PROFESSEURS et praticiens ont des avis contraires ...

Où ai-je dit ça ?

Et dites, me suis-je autorisé à mesurer le niveau de vos arguments ?

Allez, dormez bien sur le mol oreiller de vos certitudes de "sachant".

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

Communiqué du CNRS :

Des chercheurs du CNRS, d'Aix-Marseille Université et de l'AP-HM ont identifié un marqueur cérébral spécifique de l'autisme, détectable par IRM et présent dès l'âge de deux ans. L'anomalie repérée consiste en un pli moins profond au niveau de l'aire de Broca, une région du cerveau spécialisée dans le langage et la communication, des fonctions altérées chez les patients atteints d'autisme. Cette découverte pourrait aider au diagnostic et à une prise en charge plus précoces de ces patients. Elle a été rendue possible par les compétences en traitement d'imagerie médicale de l'Institut de neurosciences de la Timone (CNRS/Aix-Marseille Université) et par l'accès à une cohorte de patients homogène, diagnostiqués très jeunes et ayant tous été évalués selon le même protocole au Centre de ressources autisme PACA. Les résultats de leur collaboration sont publiés le 12 janvier 2016 dans la revue Biological Psychiatry: Cognitive Neurosciences and Neuroimaging.

Les troubles du spectre autistique sont un ensemble de troubles neurodéveloppementaux (autisme typique, syndrome d'Asperger ou encore trouble envahissant du développement non spécifié) qui affectent principalement les relations sociales et la communication. Ils sont associés à un développement anormal du cerveau. Les données récentes en neuro-imagerie suggèrent notamment l'existence d'anomalies dans le plissement du cortex cérébral (la formation des circonvolutions à la surface du cerveau). Cependant, les mesures classiques de neuro-anatomie avaient échoué, jusqu'à maintenant, à mettre en évidence des marqueurs spécifiques de chacune de ces troubles, et notamment de l'autisme typique.

Des chercheurs de l'Institut de neurosciences de la Timone se sont intéressés à un nouveau marqueur géométrique, appelé « sulcal pit ». Il s'agit du point le plus profond de chaque sillon du cortex cérébral. C'est à partir de ces points que se développent les plis présents à la surface du cerveau. Ils sont donc mis en place très tôt au cours du développement, probablement sous influence génétique, ce qui en fait des indicateurs adaptés aux comparaisons entre individus.

A partir de résultats d'IRM, les chercheurs ont observé les sulcal pits chez 102 jeunes garçons âgés de 2 à 10 ans, classés en trois groupes (enfants atteints d'autisme typique, enfants atteints de trouble envahissant du développement non spécifié et enfants dépourvus de troubles du spectre autistique). En comparant les trois groupes, ils ont découvert que, dans l'aire de Broca (une région connue pour être impliquée dans le langage et la communication), la profondeur maximale d'un sillon était moindre chez les enfants atteints d'autisme par comparaison aux deux autres groupes. De manière intéressante (bien que contre-intuitive), cette atrophie très localisée est corrélée aux performances de communication chez le groupe d'enfant autistes : plus le sulcal pit est profond, plus les compétences en termes de production de langage sont limitées.

Cette anomalie spécifique aux enfants atteints d'autisme pourrait donc constituer un biomarqueur de la pathologie qui pourrait aider à un diagnostic et à des prises en charge plus précoces, dès l'âge de deux ans. En effet, à l'heure actuelle, l'autisme est diagnostiqué sur la base uniquement de signes cliniques, à partir de l'observation des enfants et d'entretiens avec leurs parents et le diagnostic est posé en moyenne à 4 ans et demi en  France.

Cette étude a aussi débouché sur une découverte concernant le développement du cerveau. Alors que l'on pensait que le plissement du cortex était achevé à la naissance, les chercheurs ont observé que certains sillons (les plus superficiels) continuent à se creuser avec l'âge. Et ce, de manière identique chez les enfants atteints d'autisme et chez les autres. La recherche biomédicale peut donc également nous éclairer sur la compréhension des mécanismes du vivant.

Merci à vous, Brigitte Chamak, pour cet article bien sûr "juste" , mais aussi pour la qualité essentielle de l'ensemble de votre travail qui me semble être la rigueur  scientifique !

Les questions que vous posez dans votre article, les avez-vous posées ou fait poser à l'intéressée ?

 

Article chaudement recommandé, bien sûr, et partagé.

 

 

Bonjour, Alain Gillis!

Moi aussi, contente de vous retrouver, Alain....

La France est championne de l'aveuglement idéologique dans nombre de domaines.

A quoi ça tient ? Mystère.

De ce fait, nombre de débats, y compris des débats qui devraient n'avoir qu'un aspect scientifique, sont totalement biaisés.

Ceci est évidemment encore complexifié par l'intervention des lobbies intéresssés.

"J'admire" ceux qui ici réussisent à avoir un avis tranché sur la question.

Une chose reste néanmoins assurée : la faillite de la psychanalyse dans l'explication et le traitement de l'autisme.

"Une chose reste néanmoins assurée : la faillite de la psychanalyse dans l'explication et le traitement de l'autisme."

Heureusement, d'autres pistes de reherche sont nettement plus prometteuses.

Voir mon commentaire ci-dessous.

Le Pr Delion n'a rien d'un idéologue. Il passe son temps à chercher ce qui fonctionne et, d'après les parents d'enfants qui s'automutilent, la technique du packing  est efficiente.

Le Pr Delion n'a jamais affirmé qu'il s'agissait d'un traitement contre l'autisme.

Bonjour Valériane,

Je pense que nous ne parlons pas de la même chose.

Je parle des errements qui ont durée des décennies en France où l'unique voie de prise en charge des autistes était à orientation psychanalytique "pure". C'est cette voie qui est un échec total.

D'autre part, le packing même entouré d'accompagnement thérapeutique me paraît être bien loin de la psychnalyse.

 

Comme je l'écrivais plus haut, le Pr Delion ne se définit pas comme psychanalyste en priorité mais plutôt comme pragmatique.

Et, d'après ce que j'en sais, il n'a jamais mis les mères en cause dans le handicap de leur enfant.

doublon

http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/autisme

Extrait :

"Où en est la recherche ?

La recherche a récemment permis de nombreuses avancées dans la compréhension des mécanismes biologiques associés à l’autisme et aux autres TED. L’imagerie médicale a permis de mettre en évidence des anomalies cérébrales chez certains patients, notamment dans les régions du cerveau impliquées dans le langage et la cognition sociale. La biologie moléculaire à quant à elle conduit à l’identification de nombreux gènes dont l’altération semble conduire à une plus grande susceptibilité à l’autisme. Ces gènes sont impliqués dans des processus biologiques divers, mais nombre d’entre eux participent à la formation du système nerveux et la synthèse de substances chimiques indispensables au bon fonctionnement du cerveau, comme la sérotonine, le glutamate, l’acétylcholine ou le GABA. L’identification de leur rôle dans le développement des TED offre de nouvelles pistes de recherche pour la mise au point de stratégies thérapeutiques.

Ainsi, l'implication du GABA dans les mécanismes possibles à la base de l’autisme a contribué à l’élaboration d’une hypothèse selon laquelle un traitement diurétique, visant à réduire la concentration de chlore dans les neurones, pourrait diminuer la sévérité des troubles autistiques. L’hypothèse a été récemment testée avec un certain succès chez une soixantaine d’enfants. Un essai clinique de plus grande envergure devrait prochainement être lancé afin de confirmer l’intérêt de ce traitement.

Une autre piste prometteuse est celle de l’ocytocine : cette hormone, connue pour son rôle dans l’attachement maternel et le lien social, semble améliorer les capacités de certains autistes à interagir avec d’autres personnes. Là encore, les données obtenues sont préliminaires et restent à confirmer."

http://autisme.info31.free.fr/?cat=5

Extraits :

Découverte d’une pièce manquante dans le puzzle des troubles autistiques – la proteine MOCOS

Une étude, menée dans le laboratoire Neurobiologie des interactions cellulaires et neurophysiopathologie (CNRS/Aix-Marseille Université), en collaboration avec des cliniciens de l’AP-HM et des chercheurs du Salk Institute à San Diego, dévoile un nouveau gène qui joue un rôle majeur au cours du développement précoce de l’individu et dont la sous-expression pourrait induire certains traits autistiques.  [ Lire la suite ]

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Autisme : SHANK, un gène indicateur de sévérité

Grâce à une vaste étude menée sur près de mille patients autistes, les chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS, de l’université Paris Diderot et la Fondation FondaMental sont parvenus à cartographier l’incidence et l’impact clinique de certaines mutations génétiques sur les capacités cognitives et intellectuelles des patients. Les mutations affectant le gène SHANK3 se révèlent  [ Lire la suite ]

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Autisme : une véritable empreinte génétique identifiée

C’est une véritable empreinte génétique constituée d’un réseau complexe d’interactions de certains gènes, qui vient d’être identifiée et associée aux troubles du spectre autistique, par ces chercheurs de l’Université d’Oxford, en collaboration, entre autres instituts, avec une unité de l’Inserm-CNRS. Ces résultats, publiés dans la revue PLoS ONE, montrent comment ce réseau de variations impacte  [ Lire la suite ]

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Autisme : découverte de nouvelles spécificités structurelles dans le cerveau

Des chercheurs de l’Hôpital pour enfants de Boston et de l’Université catholique de Louvain ont mis à jour de nouvelles différences structurelles dans les connexions cérébrales chez les enfants souffrant de troubles autistiques. Ces travaux, qui ont utilisé des modèles mathématiques d’analyse de réseau, ont montré que les enfants autistes possédaient plus de connexions redondantes  [ Lire la suite ]

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Autisme et recherche : une nouvelle piste de solution avec le plasma sanguin

Des chercheurs donnent une nouvelle piste de solution pour expliquer l’apparition du trouble du spectre de l’autisme (TSA). Pour l’étude, les chercheurs ont recruté 80 enfants âgés de 2 à 4 ans, incluant 49 qui avaient reçu un diagnostic de TSA, et 30 qui se développaient normalement. Ils ont mesuré le niveau de plasma sanguin  [ Lire la suite ]

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« Cellules souches, grenouilles et autisme » – par Jean Brissonnet, pseudo Sciences

Trois publications récentes montrent l’avancée des travaux sur la fabrication de cellules souches utilisables sur le plan clinique et nous éclairent sur les éléments qui pourraient permettre leur utilisation dans le cadre de l’autisme. La déprogrammation d’une cellule différenciée en une cellule souche a été réalisée pour la première fois en 2006. Ces « cellules pluripotentes  [ Lire la suite ]

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Chaque fois qu’il y a inquiétude ou détresse des patients ou de leurs familles, des explications charlatanesques fleurissent. Elles séduisent car elle nomment un responsable (l’environnement, l’alimentation, les vaccins, par exemple), ce qui peut rassurer, en laissant miroiter la possibilité d’un remède miracle, souvent aussi onéreux qu’inefficace. Voici ce que dit Bertrand Jordan de certaines  [ Lire la suite ]

Actualités Recherches scientifiques

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  • 13/05/2016 08:33
  • Par

Certe toutes ces découvertes sont importantes mais elles n'empêchent pas les personnes atteintes de ces troubles, de souffrir dans leur âme, pourrions nous dire simplement. Ce qui nécéssite de réfléchir au cas par cas, à inventer avec eux, au moyen de leur restituer une parole subjective. Ce qui leur demande et nous essayons de comprendre avec eux ce qu'ils en ressentent. Et cela ne procède pour personne au monde, d'un secours mécanique uniquement. Depuis la nuit des temps toues les civilisations savent que l'âme et le cerveau sont deux entités très différentes. En d'autres termes je ne vois pas ce qui interdit à toute personne qui le souhaite, de faire un travail subjectif si cela le soulage de sa souffrance mentale et cela indépendamment de la pathologie somatique dont il est victime. La psychanalyse est une méthode  (et pas une technique comme le dit si justement le Dr Guy Dana, chef de service de psychiatrie adulte dans l'Essonne)) relationelle ; elle ne prétend pas guérir de l'autisme ou de quoi que ce soit d'autre. Elle vise à autoriser la personne concernée à mettre les mots qu'elle juge vrais sur ce qui la fait souffrir en dehors de tout totalitarisme du discours d'un autre. Pas plus. 

Le Quotidien du Médecin du 16/02/2012 :

"Packing : convoqué par l’Ordre, le Pr Delion s’explique


Le Pr Pierre Delion (chef du service psychiatrie et enfants au CHRU de Lille) a été entendu aujourd’hui au conseil départemental du Nord de l’Ordre des médecins à la suite d’une plainte de l’association « Vaincre l’autisme » qui lui reproche sa pratique du « packing ».

Tandis qu’une pétition de soutien circule sur Internet, le Pr Delion répond aux questions du « Quotidien ».

LE QUOTIDIEN
- Quelle a été votre réaction suite à la plainte de l’association “Vaincre l’autisme” et à la convocation de votre Conseil de l’Ordre départemental ?

Pr PIERRE DELION - Ma réaction personnelle importe peu. Le soutien de plus de quatre mille signatures et lettres envoyées à ce jour au Conseil de l’Ordre montre que je ne suis pas seul dans cette affaire. Mais en revanche, de voir que sous des prétextes scientifiques qui n’en sont aucunement, on voudrait priver des enfants et leurs parents d’une technique de soin souvent efficace, me semble à moi, aux professionnels qui l’utilisent et aux parents des enfants concernés, extrêmement problématiques sur les motivations qui les animent. J’espère que la raison reviendra et aidera à trouver la voie d’une pédopsychiatrie intégrative (éducatif nécessaire, pédagogique si possible et thérapeutique si nécessaire) qui permette aux enfants de trouver le costume sur mesure de prise en charge par rapport à la forme de leur autisme et que les moyens humains seront suffisants pour les accompagner de façon adéquate, sous l’égide de leurs parents. D’autres associations ou groupes ont fait des pressions indécentes sur mon travail et mes recherches.
Par exemple, en exerçant des pressions auprès de rédacteurs en chef de revues internationales pour m’empêcher de publier des articles comportant parmi les mots clés celui de packing, ou en inondant certains forums de calomnies à mon encontre tout en restant lâchement protégés par l’anonymat, ou en introduisant des prises de positions contre le packing chez certains grands politiques.

À qui profitent de telles conduites éloignées des pratiques de la démocratie ? Pourquoi un débat scientifique sur ces sujets n’est-il pas possible ? Pourquoi certains politiques peu scrupuleux s’emparent-ils de sujets techniques (médecine, histoire, …) pour en faire une croisade à visée électoraliste ?

QdM - Quelle a été par ailleurs votre réaction suite à la pétition de soutien sur Internet paraphée par de nombreux professionnels ?

Pr D. - Au-delà du fait que je me demande comment les remercier individuellement, j’y vois le signe que beaucoup de collègues professionnels et de parents trouvent que ces (mal)menées ont assez duré vis-à-vis de moi, mais surtout vis-à-vis de ce que je représente, c’est-à-dire une position, non pas de modèle, mais plutôt de juste milieu, guidée par le souci de l’autre, le respect de l’humain dans toute souffrance, et l’intégration dans les pratiques des avancées de la science, ce que beaucoup d’entre nous réalisons à chaque fois que c’est possible. Cette médecine humaniste à laquelle je crois et à laquelle j’ai voué toute ma vie professionnelle est aujourd’hui mise en péril par des mouvements passionnels qui réunissent toutes les peurs et les craintes de parents vis-à-vis de leurs enfants. Plutôt que de se livrer dignement, voire par voie juridique, à des reproches construits auprès des personnes qui doivent en répondre précisément (j’ai un différend avec mon psychanalyste, c’est avec lui que je vais régler le problème et non demander l’interdiction pour tous de la psychanalyse), la tendance actuelle consiste à trouver une proie facile et à tenter de la détruire pour expier la haine dont je suis rempli. Ces mouvements encouragés par une pratique peu courageuse d’Internet (il y a d’autres façons intéressantes de l’utiliser !) sont en passe de devenir l’ordinaire. Plutôt que de contribuer à faciliter le débat, cela l’obscurcit puisqu’il ne s’agit pas d’un débat contradictoire, mais d’une mise en abîme infinie des problèmes posés. Enfin, le fait que les milliers de médisances qui circulent sur mon compte soient le fait de parfaits inconnus pour moi, tandis que les signatures de soutien soient le fait de personnes que je connais « en vrai », me rassurent sur ma position de médecin engagé dans le monde.

QdM - Dans quelles conditions et situations, le packing peut-il avoir sa place aujourd’hui dans la prise en charge de personnes autistes ?

Pr D.- Actuellement, les indications de packing sont réservées pour les troubles graves du comportement chez les enfants TED (automutilation, agitations, stéréotypies graves ; par exemple, une petite fille qui a une stéréotypie gestuelle de frapper répétitivement sa cornée avec l’ongle de son index homolatéral…). Il arrive souvent que les médecins qui souhaitent y avoir recours, aient déjà utilisé les autres possibilités soit médicamenteuses, soit comportementales et que ces techniques n’aient pas donné de résultats. J’ajoute d’ailleurs qu’il arrive que le packing ne donne pas non plus les résultats escomptés. Je souligne par ailleurs que les enfants et leurs parents sont étonnés de l’amélioration du contact relationnel (apaisement du tonus, contacts par le regard…) que le packing permet, et pour les parents qui ont souhaité assister à une séance de packing de leur enfant, c’est ce qui les émeut le plus. Il est donc important de suivre une méthodologie précise sur le plan technique et respectueuse sur le plan humain pour parvenir à ces résultats intéressants. Mais sur l’ensemble des enfants suivis pour TED, ces indications représentent un petit pourcentage, dans la mesure où ces symptômes graves, voire gravissimes, sont heureusement assez rares. Une partie du problème actuel tient sans doute au fait que les pédopsychiatres et leurs équipes accueillent souvent les enfants autistes les plus graves et doivent faire face à des symptômes que les autres partenaires éducatifs et pédagogiques ne voient pas toujours dans la population qu’ils ont en charge. On doit donc, avant de juger de la pratique d’un autre partenaire professionnel, se rendre compte que les enfants qu’il reçoit présentent des degrés de gravité quelquefois incomparables. Un généticien du cancer ou celui qui est en charge de la prévention du cancer peuvent-ils donner un avis éclairé sur le mode d’extraction qu’un chirurgien va utiliser pour l’exérèse d’une tumeur ? Il faut que chacun, pour aider valablement les enfants autistes quelle que soit la gravité de leur pathologie, respecte ce que font les autres et prenne une attitude modeste afin de développer ensemble une stratégie de la bonne indication pour le bon symptôme.

QdM - Pourquoi est-il essentiel de mener à bien votre étude sur l’efficacité thérapeutique du packing sur les symptômes de troubles graves du comportement ?

Pr D. - Bien avant la polémique actuelle sur le packing, j’ai souhaité en évaluer les effets et l’efficacité, en raison des bons résultats cliniques obtenus et de mon souci d’en rendre compte à la communauté pédopsychiatrique.
En effet, depuis de nombreuses années, les équipes confrontées à ces symptômes terribles d’automutilation et de graves troubles du comportement chez les enfants présentant des TED me demandaient des formations.
Il fallait que cette technique soit l’objet d’une évaluation faite « dans les règles de l’art », c’est-à-dire selon les modalités acceptées dans les sciences médicales.
Habituellement, lorsqu’une technique de soin doit être évaluée, cela peut prendre la forme d’un programme hospitalier de recherche clinique, et c’est ce que j’ai choisi.
Le projet de recherche a donc été soumis aux instances de sélection, draconiennes en l’occurrence, puisque non seulement un jury de scientifiques de haut niveau donne son avis sur la recherche, mais également le comité de protection des personnes qui donne un avis sur l’aspect éthique de ladite recherche.
Les deux avis sont agréés par le ministère et la recherche peut commencer.
Mais très rapidement, une association a décidé, bien qu’elle mette toujours en avant la science, d’empêcher cette recherche, et a utilisé tous les moyens à sa disposition, et notamment les médias, pour dissuader toute personne intéressée de s’y engager.
Si bien que nous n’avons pas encore fini les inclusions nécessaires à la significativité des résultats.
Lorsqu’une technique finit par poser un tel problème, non pas scientifique mais sociétal, raison de plus pour la conduire à son terme et en tirer les conséquences pour les patients.
Voilà à mes yeux la seule démarche scientifique en médecine aujourd’hui.

› PROPOS RECUEILLIS PAR DAVID BILHAUT

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Les Commentaires | 6 commentaires



Le 20/02/2012 à 15h54
Profession : Médecin
« Pierre Delion est un humaniste courageux que la communauté des psychiatres défend. »



Le 19/02/2012 à 21h18
Profession : Médecin
« Soutien au Pr Delion, contre la haine et l'obscurantisme. Les politiques qui se lancent sur ce terrain ne paraissent guère fondés à le faire. »



Le 19/02/2012 à 12h01
Profession : Médecin
« Courage ! Lorsqu'un travail de soin est mené avec toutes les garanties de déontologie, il faut tenir bon face au terrorisme de certains. Avec vous, cher confrère ! Profession : psychiatre. »



Le 17/02/2012 à 09h44
Profession : Médecin
« Je ne connaissais pas le packing, je suis allé voir sur Youtube et cela semble avoir des effets tout à fait surprenants. »



Le 16/02/2012 à 19h16
Profession : Médecin
« Soutien total à ce médecin, attaqué de façon indigne ! Et que dire du politicien (?) qui propose d'interdire et de pénaliser ce mode de prise en charge ! Après l'Histoire, les élus voudraient maintenant édicter des guideslines, se substituant à la HAS ou aux autorités compétentes ! »

Le 16/02/2012 à 19h14
Profession : Médecin
« En lisant les explications ci-dessus on est enclin à dire "téméraire mais pas inconscient". Courage, cher confrère. » "

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Lien vers la page de l'article original dans le Quotidien du Médecin :

http://www.lequotidiendumedeci​ [...] s-explique

Merci. J'ai reçu la pétition par mail.

SIGNÉE, bien sûr. Je parle d'une autre pétition, lancée suite à cette décision d'interdiction absurde et honteuse. J'avais signé la pétition de 2012.

merci pour ce rappel!

 

A bien y réfléchir, la saignée n'aurait-elle pas non plus quelques vertus ?

"Pour mesurer la finesse ou la débilité constitutionnelle des esprits les plus judicieux, il suffit de prendre garde à leur façon de comprendre et de reproduire les opinions de leurs adversaires : là se trahit l'envergure naturelle de chaque esprit."

(Friedrich Nietzsche)

"Le sérieux, ce symptôme d'une mauvaise digestion"...

 

 

" L’enveloppement humide ou pack, une longue histoire qui ne manque pas d'actualité "

Journée d'étude du 8 et 9 octobre 2014

 



image


L’histoire des soins aux malades psychiques est marquée par des approches souvent très contrastées, oscillant entre, d’une part, les inspirations issues des sciences humaines et, d’autre part, celles issues des sciences de la vie.

En dépit des tendances successives qui déplacent les référents du traitement psychiatrique tantôt du côté de l’esprit, tantôt du côté du cerveau, force est de constater l’existence d’un invariant qui consiste en une recherche constante par les soignants d’un soin humaniste et relationnel adapté aux besoins spécifiques des patients gravement perturbés. C’est là qu’intervient le corps. Les enveloppements humides (packs) sont un exemple particulièrement saisissant d’un soin psychique qui élit la voie (voix) du corps pour soigner la psyché. Or, par ignorance ou par confusion, ce soin psychique a, malheureusement, souvent été et est encore de nos jours associé à un traitement d’ordre barbare.

Pourtant, la clinique suggère que les enveloppements présentent un potentiel soignant significatif pour une prise en charge des problématiques de contenance psychique, soit les problématiques face auxquelles les approches humanistes se retrouvent par ailleurs en manque d’alternatives.

Les institutions de psychiatrie publiques, auxquelles sont notamment confiés les soins aigus et les pathologies dites « lourdes », sont très motivées à s’armer de techniques de soins qui sachent répondre à ces « pathologies du contenant » dans une approche relationnelle et humaniste. L’intégration de la dimension corporelle dans les soins psychiques devient une évidence et la question des enveloppes psychiques trouve un autre levier thérapeutique par ce détour somatique. « A ses débuts, le bon environnement psychologique est un environnement physique », nous rappelait Winnicott. L’enveloppement humide répond à un besoin précis ralliant corps et psyché, trop souvent abordés isolément par la psychiatrie.

Ces journées d’étude ont permis, d’une part, d’aborder un corpus théorique et clinique riche, présenté par les meilleurs spécialistes du domaine et, d’autre part, de faire le point sur un projet de recherche, dont le premier volet exploratoire offre un état des lieux du pack en Suisse romande et initie la première étude de son efficacité clinique.

Le pack étant un soin apprécié tant par les patients « enveloppés » que par les soignants « enveloppeurs », le programme des journées a réservé une place importante à tous ses acteurs : un témoignage à la première personne ainsi que des récits de cas cliniques ont offert une image complète de la clinique des packs.

Organisées dans le cadre d’une collaboration inter-institutionnelles entre le Département de Psychiatrie et Psychothérapie du Centre Hospitalier du Valais Romand (CHVR), la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV) et la Fondation de Nant, ces journées se sont inscrites dans la continuité d’une recherche clinique appliquée quantitative et qualitative sur les packs, et ont marqué l’amorce de l’étape suivante de cette collaboration, à savoir la mise en place participative d’un essai clinique randomisé contrôlé.

Retrouvez les podcasts des conférences des journées PACK 2014



Conférences du 8 octobre

Conférence d'ouverture "Le pack: une application des idées de Winnicott en clinique psychiatrique"
Dr Nicolas de Coulon, psychiatre, psychanalyste (Lausanne, Suisse)

8-Oct_Nicolas-de-Coulon



"Une histoire des Packs"
Dr. Thierry Albernhe, psychiatre, historien (Avignon, France)

8-oct_Thierry Albernhe



"Chestnut lodge, Pack, and Dr Michael Woodbury, MD"
Dr. Ann-Louise S. Silver, psychiatre, psychanalyste (Columbia MD, Etats-Unis)

8-Oct_Ann-Louise_Silver




"Etats des lieux de la clinique de Packs en Suisse Romande et pistes pour une étude de l'efficacité clinique"
Dr. Krzysztof Skuza, psychosociologue, professeur HES-SO

8-oct_K. Skuza



"Les enveloppements humides au sein des institutions psychiatriques"
M. Gilles Bangerter, infirmier en psychiatrie, professeur HES-SO

8-Oct_Bangerter



"Le vécu des enveloppements humides par les patients"
Mme Julie Dubois, ethnologue (Lausanne, Suisse)

8-Oct_Dubois

 



Conférences du 9 octobre

Mot de bienvenue
M. Daniel Mayer, directeur général de la Fondation de Nant

9-Oct_Mayer



"Présentation d'un cas clinique"
Dr. Ann-Louise S. Silver, psychiatre, psychanalyste (Columbia MD, Etats-Unis)

8-Oct_Ann-Louise_Silver



"L'enveloppement humide à la fondation de Nant - concepts et pratique"
M. Raymond Panchaud, directeur des soins

9-Oct_Panchaud



"L'enveloppement humide à la fondation de Nant - concepts et pratique"
Dr. Urs Corrodi, psychiatre

9-oct_U. Corrodi



"L'enveloppement humide à Malévoz - concepts et pratique"
M. Jesse Curchod, infirmier & Mme Lucia Iaia, infirmière

9-Oct_Lucia-Iaia_Jesse-Curchod



"Le pack entre émotion, fantasme et délire"
Dr. Roberto Henking, psychiatre (Monthey, Suisse)

9-Oct_Henking

 

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Source: http://www.hesav.ch/recherche-et-developpement/evenements-activites/autres-evenements-hesav/journees-d-etude-pack

 

NdBJP : Tiens tiens comme c'est curieux ! Le Dr Ann-Louise S. Silver, qui présente Chestnut lodge, le pack, et le Dr Michael Woodbury puis un cas clinique, est psychiatre et... psychanalyste !

Enfin... elle est surtout étatsunienne, c'est-à-dire venant d'un pays qui, tout entier paraît-il, abhorre/bannit/fustige/vilipende/"smokes out"(*)/etc. tout ce qui est psychanalyse et bien sûr, tout ce qui s'apparente au "packing"...

"Etonnant, non ?" aurait-dit ce cher Desproges !

 

(*) to smoke sb out  = vocabulaire militaire et cynégétique, signifiant littéralement "enfumer quelqu'un - un animal notamment - pour l'obliger à s'exposer à sa capture".

Georges "Debeuliou" Bush aimait beaucoup ce terme.

Ici employé en tant que "débusquer", bien sûr...

Personne ne veut expliquer clairement aux profanes comment telle ou telle méthode est censée agir (par quels mécanismes psychophysiologiques ou autres) sur le sujet autiste ? En particulier en quoi la contention dans des linges humides et froids dissuade de s'automutiler ? Je suis ouvert à toute explication, pourvu qu'elle soit cohérente.

 

Pourquoi l'humide et froid est-il, par exemple, plus efficace que le sec et tiède ? Merci.

Comment jugerez-vous que telle ou telle "explication" d'un phénomène psychophysiologique connu depuis l'antiquité, en fait (cherchez sur Google, vous verrez...) même si les mots "psychophysiologie" et "packing" n'existaient pas à l'époque, encore étudié aujourd'hui  et qu'en plus selon vous "personne ne veut expliquer aux profanes" (???  littérature existe à ce sujet et elle est accessible à toutes et à tous, ne serait-ce que celle de Pierre Delion ! ) sera... "cohérente" ou "pas cohérente"?

 

"Le froid n'est pas essentiel, ce n'est pas plus efficace" dites-vous, Alain.

Ben... chez moi (et chez certain(e)s autres), un enveloppement de contention tiède et/ou sec, cela n'était pas efficace.

Reste à savoir ce que vous entendez par "froid", qui n'est pas forcément ce que certain(e)s autres et moi ressentons comme "froid"...

 Mais... oui, je confirme avoir fait l'expérience de ce que vous nommez "rencontre".

Et ça change tout.

Sourire

 

 

Bonjour, 

j'ai même rencontré des enfants qui réclamaient absolument du froid.

Je me suis pas bien exprimé. 

Le froid n'est pas : le plus efficace. Pas du tout une condition absolue. Selon mon expérience. On peut imaginer toutes sortes de variantes (la température en est une) mais c'est l'enveloppement, en soi, qui est essentiel. C'est ce que je voulais dire.

 

Oui, "bonjour" (pardon...),

Oui, pour moi aussi c'est la contenance qui est essentielle, Alain.

Et pour ce faire, certains bras avec à leurs extrémités un sujet qui ne se mettait pas à ma place de sujet, "ont su y faire".

@ Brigitte Chamak,

 

Ne cherchez pas trop loin ou trop compliqué comme explication dans cette "non-affaire".

Rappelez-vous seulement que Big Pharma et Big Educa sont les rejetons de Big Brother.

 

Vous ne pouvez pas savoir comme vos commentaires sont réconfortants après une journée passée à chercher ce qui pourrait permettre de nouer un lien authentique avec une dizaine d'enfants en "panne" ! heureusement aussi que nous avons la reconnaissance et la confiance de nos patients et leur famille.

Merci à vous de tenir le coup !

Ce "ce qui", qui a déjà et à votre insu, noué un lien avec chaque un(e) de cet autre que déontologie oblige vous "identindéfinissez" en tant que "une dizaine d'enfants", c'est vous , PASTEL.

"heureusement", cela n'a pas échappé à "vos" patients et à leur famille qui du coup vous accordent reconnaissance et confiance !

 Bonne route ensemble à vous toutes et tous.

Sourire

Ce "ce qui", qui a déjà et à votre insu, noué un lien avec chaque un(e) de cet autre que déontologie oblige vous "identindéfinissez" en tant que "une dizaine d'enfants", c'est vous , PASTEL.

Une fois traduit en français, ça donne quoi ? Bizarre, alors que j'ai jubilé à lire la tribune du psychanalyste Fehti Benslama, là j'entrave que couic !

Allez, histoire d'aider certain(e)s et certains - dont Ségolène Neuville - à stopper leurs machines à fantasmer de la maltraitance et à revenir à la réalité de l'innocuité et de l'efficacité du packing , voici "l'abstract" de l'article "The psychiatric uses of cold wet sheet packs" publié dans l' "American Journal of Psychiatry,  1988 Feb;145(2):242-5." par Ross DR, Lewin R, Gold K, Ghuman HS, Rosenblum B, Salzberg S, Brooks AM.

"Abstract :

The cold wet sheet pack is a treatment that is seldom discussed anymore. The authors present results of a national survey which demonstrated that this treatment is rarely used in modern American psychiatry. They retrospectively review its recent use for 46 hospitalized psychiatric patients and conclude that the treatment is safe and has interesting and useful effects that go beyond the concept of simple restraint. Further study of treatment with cold wet sheet packs is recommended before it disappears altogether."

 

Traduction BJP pour les non-anglophones :

"Extrait :

Le packing est un traitement qui n'est que rarement discuté. Les auteurs présentent les résultats d'une étude nationale qui montrent que ce traitement est rarement utilisé dans la psychiatrie américaine moderne. Ils étudient rétroactivement son récent usage au bénéfice de 46 patients hospitalisés en psychiatrie et concluent que le traitement est sans danger et montre des effets intéressants et utiles qui vont au-delà du concept de la seule contrainte .[NdBJP : "contention"].Une étude complémentaire est recommandée avant que celui-ci [NdBJP : le pack] ne disparaisse tout-à-fait."

Source : PUB Med National Library of Medecine - National Institutes of Health - US Gov.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur·e.

"Le packing est un traitement qui n'est que rarement discuté."

Interdit au Canada, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Hongrie, en Australie
le Comité sur les Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) demande également notamment que soit interdite la technique du packing.

"Les techniques de manipulation

Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas encore ces techniques, le sujet est divisé en deux parties bien distinctes ceci pour des raisons pratiques et pour respecter la source qui se trouve ICI. Il ne suffit pas de grand chose pour se rendre compte que ces techniques sont beaucoup utilisées à l’heure actuelle dans notre quotidien, que cela soit par la publicité, les informations, mais également les politiques qui en plus font preuve d’un très grand talent dans la novlangue, pour le cours dans le domaine, visitez la page sur la novlangue du blog.

 

Manipulation de l’opinion publique et de la société
Les stratégies et les techniques couramment employées

1 – La stratégie de la diversion
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

2 – Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3 – La stratégie du dégradé
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4 – La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. Exemple récent : le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple : les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

5 – S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisant, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Exemple typique : la campagne TV française pour le passage à l’Euro (« les jours euro »). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans. » (cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

6 – Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7 – Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. » (cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

8 – Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9 – Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

10 – Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Seconde partie qui elle aussi va vous rappeler certains exemples bien précis…

Voici donc suivant wikipedia et l’auteur de cet article les méthodes utilisées et les messages possibles de la propagande:

La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l’idée qu’on veut lui inculquer. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, « l’Allemagne doit périr ! », pour affirmer que les Alliés ont pour but l’extermination du peuple allemand.

Appel à l’autorité : l’appel à l’autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite.

Témoignage : les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l’individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande.

Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l’auditoire d’adopter une idée en insinuant qu’un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l’auditoire à suivre le propagandiste.

Redéfinition, révisionnisme : consiste à redéfinir des mots ou à falsifier l’histoire de façon partisane.

Obtenir la désapprobation : cette technique consiste à suggérer qu’une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l’auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l’étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d’avis.

Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l’auditoire. Par exemple, faire appel à l’amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l’honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l’esprit critique de l’auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.

Imprécision intentionnelle : il s’agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L’intention est de donner au discours un contenu d’apparence scientifique, sans permettre d’analyser sa validité ou son applicabilité. Ces imprécisions peuvent se glisser dans le système juridique, sous forme d’un droit mou, poussant à la communication en vue d’obtenir des informations, tout en influençant l’opinion publique.

Transfert : cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d’une personne, d’une entité, d’un objet ou d’une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d’un camp à l’autre, lors d’un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu’elle s’identifie avec l’autorité reconnue.

Simplification exagérée : ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes.

Quidam : pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d’une personne ordinaire. Par projection, l’auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble.

Stéréotyper ou étiqueter : cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l’auditoire pour le pousser à rejeter l’objet de la campagne de propagande.

Bouc émissaire : en jetant l’anathème sur un individu ou un groupe d’individus, accusés à tort d’être responsables d’un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n’a pas à approfondir le problème lui-même.

Slogans : un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits.

Glissement sémantique : technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens (euphémisme). Le glissement sémantique peut à l’inverse renforcer la force expressive pour mieux émouvoir l’auditoire. Exemples : « frappe aérienne » à la place de « bombardement », « dommages collatéraux » à la place de « victimes civiles », « libéralisme » à la place de « capitalisme », « loi de la jungle » à la place de « libéralisme », « solidarité » à la place d’« impôt », « pédagogie préventive » à la place de « répression policière », « intervention humanitaire préventive » à la place d’« intervention militaire ».

Pour ceux qui souhaiteraient en savoir un peu plus, il suffit de visiter la source d’une partie de cet article qui se trouve ici: syti.net"

 

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Lien vers l'article original sur le site "les moutons enragés" : http://lesmoutonsenrages.fr/nous-sommes-manipules/les-techniques-de-manipulation-des-masses-2/

Paris, le 12 mai 2016

 

 

Communiqué de presse de la F.F.P., du C.N.U. de pédo-psychiatrie et du C.N.Q.S.P. du 12 mai 2016

 AUTISME : L’HEURE EST À LA MOBILISATION CHEZ LES PSYCHIATRES

 

La prise en charge de l’autisme en France a toujours manqué de moyens quels que soient les âges des personnes concernées.

La psychiatrie, dans le système de santé et de protection sociale français a, depuis des décennies, assuré deux fonctions.

D’une part, elle réalise et accompagne des prises en charges actives, désaliénantes, basées sur les acquisitions scientifiques pertinentes et successives.

D’autre part, elle est un recours et un accueil ultime, par défaut, quand les carences de places ou le rejet social aggravent le sort, la dépendance et les co-morbidités des personnes autistes, notamment les plus dépourvues de moyens.

On doit à la vigoureuse action des associations de parents d’avoir obtenu que l’autisme devienne une priorité de santé publique en 1995.

Depuis, les plans autisme successifs ont, année après année, avec leurs différents axes, amélioré la visibilité des problèmes en cours (insuffisance du diagnostic et des prises en charges multipolaires précoces, ruptures de prise en charge aux âges charnières, destin asilaire de certain adultes, insuffisance de l’aide aux aidants, rejet social et rejet par l’éducation nationale, etc.).

La redistribution des rôles dans l’accompagnement est en marche.

Il est en effet heureux que toutes les disciplines concernées soient mieux représentées dans les projets que souhaitent les familles et les professionnels pour les personnes autistes.

Cet éventail va des spécialités de la médecine exploratoire, de l’éveil sensoriel et de la rééducation psychomotrice, de la sensori-motricité, à l’éducation, à la scolarisation, la psychologie, la neuro-pédiatrie, la psychiatrie, la pédopsychiatrie, et toutes les autres disciplines nécessaires au traitement des co-morbidités somatiques et psychiatriques, à tous  les âges de la vie.

Dans cet enrichissement pluridisciplinaire progressif, il est heureux qu'un consensus scientifique et international se dégage pour écarter les tentations de toute discipline isolée à exercer une suprématie sur les autres.

Il est aussi heureux que le double rôle historique de la psychiatrie ait évolué.

Pour les prises en charge actives et multipolaires, elle est en mesure d’aider à fédérer  plusieurs disciplines parmi celles qui sont nécessaires.

Pour les prises en charge par défaut, le développement du médico-social d’abord, de l’intégration et de l'inclusion sociale ensuite, tendent à diminuer le rôle de « dernier recours » sans moyens spécifiques qui fut longtemps dévolu à la psychiatrie, un rôle assimilé à tort à  une captation médicale et abusive par les hôpitaux.

Dans ce contexte, les professionnels de santé et singulièrement ceux de la psychiatrie ont été, dans leur diversité, acteurs, souvent moteurs, parfois conservateurs (car les plus anciens),  mais toujours concernés par l’accompagnement de l’autisme, à la fois maladie neuro- développementale dont l’origine est diverse, notamment dans ses causes génétiques, et handicap invalidant de gravité variable.

Ils sont plusieurs dizaines de milliers, formés et qualifiés, qui suivent depuis des années les évolutions en cours dans ce domaine. Avec leurs syndicats et leurs instances professionnelles multiples, ils contribuent à ces transformations avec le soutien discret de plusieurs dizaines de milliers de familles.

 Aujourd’hui, tous sont inquiets.

Avec une extrême violence polémique, certains courants hostiles au système de soins et à la protection sociale se targuent d’avoir droit de cité dans les cabinets de nos ministères. Des lobbyistes s’expriment dans les instances de la république comme s’ils étaient des sous- ministres ou leurs superviseurs.

Sous prétexte de désaliénisme, des intérêts privés se sont imposés dans des domaines qui relevaient jusqu’ici du service public et de l’université. Des organismes en conflit d’intérêt remportent des appels d’offres sans concurrence.

Les Recommandations de Bonnes Pratiques de la HAS sont détournées de leur esprit et de leur lettre pour justifier des détournements scientifiques. Un obscurantisme pesant s’installe. Des exemples de Bonnes Pratiques dans des pays étrangers sont avancés comme modèles mais ce sont précisément les mêmes qui aujourd’hui dans ces pays sont critiqués pour leurs effets pervers, après des années d’aveuglement et de dépenses inutiles.

Il faut se garder de ces emballements médiatiques qui en matière sanitaire affolent les médias, dérégulent les pratiques (dernier exemple en date : les cabinets dentaires low-cost) et déstructurent les soubassements de l’offre de soins.

De plus en plus nombreuses, des familles inquiètes s’organisent et se rassemblent dans plusieurs associations nouvelles, réclamant de la démocratie et de la transparence, mais elles sont vouées à la discrimination et à l’hostilité des fonctionnaires dans des agences et des groupes de travail de la république où règne une atmosphère de chasse aux sorcières.

C’est pourquoi la FFP, le CNU de pédo-psychiatrie et le CNQSP avec leurs cinquante associations scientifiques et leurs milliers de membres s’adressent au président de la république pour qu’il mette bon ordre à des dérives antidémocratiques qui ne peuvent qu’accentuer la réprobation et la colère de ces professionnels et de ces familles.

Nous sommes déterminés à faire progresser la prise en charge de l’autisme, en imposant le retour à la démocratie dans les discussions, y compris en engageant des contentieux là ou cela est nécessaire et en appelant les personnels de santé et les familles à s‘exprimer par tous les moyens autorisés par la loi.

 

Dr Maurice BENSOUSSAN

Président du Collège National pour la Qualité des Soins en Psychiatrie

Professeur David COHEN

Président du Collège National des Universitaires de pédo-psychiatrie

Docteur Bernard ODIER

Président de la Fédération Française de Psychiatrie

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Lien vers le communiqué original sur le site "Psydoc-France.fr" : http://www.psydoc-france.fr/Professi/Autisme/Presse/CommuniquePresseAutisme2016_05_12.pdf

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Egalement sur le blog Mediapart de Gilles Bouquerel :

https://blogs.mediapart.fr/gilles-bouquerel/blog/130516/autisme-les-psychiatres-appellent-la-raison

et : https://blogs.mediapart.fr/gilles-bouquerel/blog/150516/autisme-et-packingui-et-packinga

Merci, chère Brigitte Chamak, pour ce très bon article très documenté et au ton mesuré. Tout ce que vous dites me paraît juste. Et j'ai envie de dire : merci pour ces enfants.

Extrait des "observations finales" rendues le 4 février 2016 par le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU (CRC) suite à son audition de la France les 13 et 14 janvier 2016 :

 

"40. Le Comité est préoccupé par les cas de maltraitance des enfants handicapés dans les institutions et par le contrôle indépendant insuffisant de ces institutions. Il est particulièrement soucieux du fait que dans certains cas, le personnel dénonçant les mauvais traitements aurait été accusé de diffamation et condamné, tandis que les auteurs sont rarement traduits en justice, en dépit de vidéos enregistrées faisant office de preuves. Le Comité est en outre alarmé d’entendre que la technique du « packing » (enveloppement de l’enfant dans des draps humides et froids), qui est un acte de maltraitance, n’a pas été interdite par la loi et serait encore pratiquée sur certains enfants atteints de troubles du spectre autistique.

41. Le Comité invite instamment l’État partie à accroître les initiatives visant à comprendre, prévenir et lutter contre les causes profondes de mauvais traitement des enfants dans les institutions, ainsi qu’à :

(A) mettre en place des mécanismes de contrôle permettant de procéder à des inspections indépendantes, régulières et efficaces des institutions ;

(B) enquêter rapidement et de manière poussée sur toute allégation de maltraitance, traduire les coupables en justice et fournir des soins, un rétablissement, une aide à la réinsertion et une indemnisation aux victimes

(C) créer des systèmes et services de signalement accessibles et adaptés aux enfants, y compris des canaux confidentiels pour dénoncer les cas de maltraitance et de protection contre les représailles, en particulier pour les enfants, leurs familles et les professionnels ;

(D) interdire, sur le plan légal, la pratique du « packing » sur les enfants et toute autre pratique assimilable à de la maltraitance. "

 

En écrivant "la technique du "packing" (...) est un acte de maltraitance", nul ne peut contester que le CRC commet une allégation de maltraitance .

Or quelques lignes plus loin, au point (B), ce même CRC "invite instamment l'Etat partie" [la France, en l'occurrence], à "enquêter rapidement et de manière poussée sur toute allégation de maltraitance".

Donc, question logique : quelles sont les conclusions de la (ou des) enquête(s) "rapidement" diligentée(s) et réalisée(s) de "manière poussée" par l'Etat partie [la France en l'occurrence] sur cette allégation de maltraitance commise par le CRC ?

"Face à la gravité et aux lésions parfois irréversibles de certaines automutilations, ce défaut d’accès au packing constitue une forme d’abandon de soins. La méconnaissance de l’extrême gravité de ces situations cliniques par la HAS et Ségolène Neuville dénote une absence de prise en compte de la réalité de terrain.",

et démontre que ce sont les associations lobbyistes qui dictent la conduite à suivre…

 

 

 

http://mouvement-national-precaires-education-nationale.blog4ever.net/-lavis-sur-la-has-decryptage

Billet recommandé et diffusé. Merci BChamak.

 

Contente de vous lire à nouveau, Alain.

Merci Taky.

Pour illustration de votre observation si toutefois il est encore nécessaire d'en fournir :

 

"

Rassemblement
pour une Approche des Autismes Humaniste et Plurielle
Association régie par la loi de 1901
leRAAHP@gmail.com
La main à l’oreille
lamainaloreille@gmail.com

 

Adresse à Madame Ségolène NEUVILLE
Secrétaire d'État aux personnes Handicapées
Comité National Autisme du 21 avril 2016


Madame la Secrétaire d'État,


Nous sommes un Rassemblement de plus en plus large d’associations de familles de personnes autistes qui soutiennent une Approche Humaniste et Plurielle des Autismes. Autant dire que nous nous démarquons de tout discours belliciste ou univoque :

- D’une part, l'autisme est un syndrome qui recouvre un grand nombre d'affections différentes par leur étiologie autant que par leur expression clinique. Notre souci est donc de maintenir la porte ouverte à la recherche, à l'enseignement et à la thérapeutique dans tous les champs de connaissances.

- D’autre part, notre expérience de parents nous a appris la modestie. Aucune méthode n'est valable pour tous les cas d'autisme, et les progrès obtenus un moment n’empêchent pas des retours ou des ruptures, qui obligent à se remettre en cause, à chercher, à écouter. Nous soutenons la priorité mise par le gouvernement dans le Plan Autisme au travers de cinq ambitions :

· diagnostiquer et intervenir précocement,
· accompagner tout au long de la vie,
· soutenir les familles,
· poursuivre les efforts de recherche,
· former l’ensemble des acteurs.

A ce titre, je rappelle que nous avons demandé à intégrer le comité de suivi du plan autisme, sans recevoir aucune réponse de votre part. Ce défaut de démocratie est grave, car un seul point de vue est aujourd’hui représenté, ce qui conduit à escamoter un certain nombre de
réalités et à donner une représentation biaisée et univoque des situations, voire à prêter le flanc à certains intérêts commerciaux.

Univoque Ainsi, c’est un contresens de faire croire qu’une seule méthode, coûteuse et intensive, pour laquelle tout le monde doit obligatoirement être formé, appliquée à tous indistinctement, va permettre de réintégrer tous les enfants dans la voie normale et de faire ultérieurement des économies de suivi longitudinal. De nombreux enfants pour lesquels elle n’est pas adaptée se retrouveront mis à l’écart sans solution et renvoyés dans leurs familles. Les pays qui pratiquent ces méthodes depuis trente ans en sont déçus. Allons-nous prendre trente
ans de retard en nous engageant dans une voie qui a conduit le Québec dans une situation pire que la nôtre? Dans une voie que le NICE en Angleterre ne recommande plus?

Biaisée Ainsi, une lecture tronquée des recommandations de bonnes pratiques de 2012 a permis d’escamoter une recommandation centrale, à savoir la sécurisation des parcours, qui exige d’avoir à disposition une variété de dispositifs et une pluralité d’orientations. Pourtant, l’évaluation des 28 centres expérimentaux – tous ABA - financés par le gouvernement, réalisée par un cabinet privé, n’a pu taire, malgré sa bienveillance affichée, la faiblesse des résultats obtenus, qui ne sont pas meilleurs que dans les établissements classiques malgré le coût exorbitant par enfant. Surtout, elle n’a pas dit où allaient les enfants à la sortie, dont semble-il, seulement 3% ont réussi à intégrer une scolarité normale.

Prêtant le flanc à des intérêts commerciaux. Aucun argument scientifique n'autorise à refondre les enseignements pour tous les  intervenants auprès des personnes autistes en France : c'est détourner l'argent qui pourrait permettre la création de structures, au profit d'organismes de formation qui n'apportent rien de meilleur que ce qui existe.

Nous partageons que la colère légitime des parents devant les difficultés rencontrées et le manque de places, mais nous regrettons qu’elle se soit déplacée vers une querelle sur les méthodes de prise en charge des personnes autistes et une disqualification systématique des institutions qui les accueillent.

Aujourd’hui, aucune méthode ne peut se déclarer « consensuelle». Alors, la conclusion logique à en tirer devrait être de permettre aux familles d’exercer une liberté de choix qui serait conforme à leurs convictions. Ainsi, dans un autre domaine du handicap - la surdité - laisse-t-on aux familles la possibilité d’opter entre la langue des signes et la langue vocale, ou une combinaison des deux.

Nous sommes des milliers de parents non représentés, mais concernés par les menaces sans arrêt brandies. Nous exigeons d’être entendus :
- Pour empêcher la destruction du service public au profit d'une entreprise commerciale,
- Pour une inclusion scolaire qui aura besoin des appuis complémentaires du médicosocial et du sanitaire,
- Pour que les sommes allouées à l'autisme servent à la création de structures permettant la prise en charge des personnes autistes, et ne soient pas captées par des organismes de formation, d'évaluation, de restructuration de l'existant etc.
- Pour que la création de nouveaux établissements -portée par des organismes publics ou privés - ne soit pas contrainte par les normes ABA comme c'est devenu le cas en raison de la référence biaisée aux recommandations de la HAS de 2012 ainsi qu’en raison de la composition des commissions d'attribution des projets,
- Pour que les programmes d'enseignement et de recherche demeurent sous la responsabilité de professionnels compétents et sans conflit d'intérêt avec un quelconque lobby.
- Pour que tous les courants de pensée aient droit de cité dans les instances où s’élabore la politique de l’autisme et que les pouvoirs publics répondent enfin favorablement à notre demande de participation au Comité de Suivi du 3ème Plan Autisme, au Comité National Autisme, au CNCPH (Conseil National Consultatif des Personnes handicapées) et au Conseil Scientifique de l'ANESM.

Mireille Battut – Présidente de La main à l’oreille, Vice-présidente du RAAHP
Christine Gintz – Secrétaire générale du RAAHP
Le 21 avril 2016 "

 

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Lien vers le document original : https://lamainaloreille.files.wordpress.com/2016/04/raahp_lamao_cna2016.pdf

Reçu ce soir par mail. Mireille Batut, présidente de la main à l'oreille et mère...d'un enfant "handicapé", dans le lexique de la "novlangue"...

Bien content de commencer la journée en lisant ce document. Merci !

(Au fait, merci aussi à celles et ceux qui me disent Welcome pour mon retour.)

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En 2009, déjà...  :

" A propos du packing" 

Bernard Golse

Pédopsychiatre-Psychanalyste / Chef du service de Pédopsychiatrie de l’Hôpital Necker-Enfants Malades Professeur de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université René Descartes / Inserm, U669/ Université Paris-Sud et Université Paris Descartes, UMR-S0669 / LPCP, EA 4056, Université Paris Descartes / CRPM, EA 3522, Université Paris Diderot Membre du Conseil Supérieur de l’Adoption (CSA)/ Ancien Président du Conseil National pour l’Accès aux Origines Personnelles (CNAOP)/ Président de l’Association Pikler-Loczy de France

Il nous a paru important de faire figurer sur le site « Psynem » la lettre ouverte de Pierre Delion actuellement pris à parti par l’association « Léa pour Samy » à propos de la technique du packing proposée par certaines équipes, à certains enfants autistes - mais pas seulement - confrontés à certaines difficultés évolutives très particulières, très graves et très douloureuses (automutilations, épisodes cata-toniques, périodes de régression majeure avec souffrance psychique insondable...).

Il ne s’agit donc en rien d’une technique applicable à tous les enfants autistes, mais d’un type d’intervention qui ne se justifie que lorsque la survie psychique des patients, en quelque sorte, s’avère possiblement mise en jeu.

Pierre Delion expose précisément les assises théorico-cliniques de cette technique à laquelle, bien évidemment, l’aide aux enfants autistes ne saurait se restreindre, et à laquelle elle ne se restreint effectivement pas, puisqu’elle concerne seulement quelques enfants présentant des particularités évolutives très spécifiques, et fort heureusement relativement rares.

Si le site « Psynem » se fait l’écho de ce débat actuellement très violent, c’est parce qu’il nous semble aller très au-delà de la simple technique du packing, et qu’il pose, en réalité, un problème de société important pour l’avenir de la médecine.

Le packing est en effet perçu comme efficace, utile et bénéfique par les cliniciens qui y recourent, par un certain nombre de parents dont l’enfant a pu bénéficier de cette aide, voire par certains enfants eux-mêmes qui finissent par attendre les séances, si ce n’est à les réclamer, mais il est vrai que cette technique, déjà connue depuis longtemps, n’a encore jamais reçu d’évaluation valide et contrôlée.

Or la polémique surgit au moment même où l’équipe de Pierre Delion a obtenu un financement pour mettre en place un PHRC (Programme Hospitalier de Recherche Clinique) en vue, précisément, de procéder à cette évaluation, PHRC qui, bien entendu, n’a été autorisé qu’après accord des autorités officielles en matière d’éthique et de protection des personnes.

Il importe alors de rappeler ici qu’aucune des aides proposées aux enfants autistes ne se trouve actuellement validée, au sens méthodologique précis de ce terme, pas même la méthode ABA (Applied Behaviour Analysis) prônée par l’Association « Léa pour Samy » et dont les validations souvent évoquées, se trouvent en fait, désormais, très sérieusement remises en cause, comme le montrera un article rigoureusement documenté dans le prochain numéro de la revue La Psychiatrie de l’enfant.

L’impact de l’approche psychothérapeutique des enfants autistes fait, en ce moment même, l’objet d’un protocole original de validation - à la fois quantitatif et qualitatif - qui est coordonné par G. Haag et moi-même, dans le cadre du réseau d’Evaluation des Pratiques Psychothérapiques (EPP) mis en place sous l’égide de la Fédération Française de Psychiatrie (M. et J.M. Thurin) et de l’INSERM (Pr B. Falissard), mais ce travail est seulement en cours.

Autrement dit, si l’on devait strictement n’utiliser que les dispositifs authentiquement validés pour venir en aide aux enfants autistes, nous serions aujourd’hui, véritablement très démunis.

Or, l’association « Léa pour Samy » réclame à nos instances politiques, avec la vigueur qu’on lui connaît, un moratoire à l’égard des techniques de packing, ce qui reviendrait, purement et simplement, à empêcher le déroulement même du PHRC mentionné ci-dessus.

La question pour nous n’est pas de dire que la méthode ABA elle-même mériterait, elle aussi, d’être validée scientifiquement avant que d’être recommandée comme le seul dispositif fondé, la question est de faire remarquer que la démarche de l’association « Léa pour Samy », si elle devait aboutir, ouvrirait une ère nouvelle dans laquelle des pressions associatives (et parfois idéologiques) risqueraient de remettre en cause des recherches évaluatives démocratiquement autorisées, et donc, finalement, créeraient une situation inédite dans laquelle ce serait les parents d’enfants malades qui finiraient par définir les champs de recherche (clinique, théorique, thérapeutique ou évaluative) autorisés ou non autorisés.

L’enjeu est donc de taille, il dépasse, et de loin, les quelques enfants autistes éventuellement concernées par la technique du packing, et pour l’instant, nous espérons surtout que les responsables politiques concernés sauront ne pas céder à des tentations sans rapport aucun avec la rigueur scientifique et le bien-être des enfants en souffrance.

Pour citer cet article

Golse Bernard, « A propos du packing. », Le Carnet PSY 5/2009 (n° 136) , p. 22-22
URL : www.cairn.info/revue-le-carnet-psy-2009-5-page-22.htm.
DOI : 10.3917/lcp.136.0022. "

 

"Face à la gravité et aux lésions parfois irréversibles de certaines automutilations,

ce défaut d’accès au packing constitue une forme d’abandon de soins.(...)"

 

Je rappelle que l'abandon/privation de soins ou l'interdiction/empêchement sous quelque forme que ce soit d'accéder à un soin constitue un acte de maltraitance.

Que tout acte de maltraitance est pénalement condamnable.

Que les peines encourues sont majorées lorsque l'acte de maltraitance est commis par une personne dépositaire de l'autorité publique.

Pour rappel, ci-après exemples de personnes dépositaires de l'autorité publique :

Les représentants de l'Etat et des collectivités territoriales :

  • le Président de la République,
  • les ministres, secrétaires d'Etat et sous-secrétaires d'Etat,
  • les préfets et sous-préfets,
  • les présidents des conseils régionaux et généraux,
  • les maires,
  • les ambassadeurs, les consuls,

 

À bonnes entendeures...

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Interroger  cette volonté féroce  et aveugle de normer

Au fait, le packing n'est pas "interdit".

"Pierre Delion : Lettre ouverte à ceux qui peuvent découvrir à leurs dépens la perversion de publicités mensongères circulant sur le Net comme s’il s’agissait de vérités établies

dimanche 2 février 2014, publié par Michel Balat

 

Lettre ouverte à ceux qui peuvent découvrir à leurs dépens la perversion de publicités mensongères circulant sur le Net comme s’il s’agissait de vérités établies
Pierre Delion

Sans vouloir me réjouir de ce que nous sommes désormais fondés à nommer l’affaire Peillon, consécutive à cette incroyable aventure d’enfants qui sont retirés de leurs classes parce qu’on leur inculquerait, sous le prétexte de cours sur la sexualité, des éléments d’information plus que tendancieux visant à répandre la perversion sur les « genres » dans nos chères têtes blondes, je constate que les gouvernants sont maintenant ouvertement confrontés à une peste qui a envahi nos champs professionnels depuis quelques années et qui tend à se répandre de façon exponentielle.

En effet, lorsque les soignants pratiquant la technique du packing ont découvert lors d’une belle journée mondiale de l’autisme que cette technique, utilisée de façon très rare pour soigner efficacement les auto-mutilations chez les enfants autistes, était vilipendée outrageusement par certains parents d’enfants autistes groupés au sein d’associations prêtes à se servir de tous les moyens pour la faire disparaître de nos pratiques soignantes, sont-ils tombés des nues. La suite a donné raison aux détracteurs, malgré une succession de pare-feux mis en place par les instances officielles du ministère de la santé, et notamment par le Haut Conseil de la Santé Publique. Mais c’était sans compter sur la force des systèmes d’influence modernes qui ne s’embarrassent pas des scrupules de la démocratie : pour Peillon comme pour le packing, il est aujourd’hui possible d’envahir les espaces ciblés qui permettent de modifier en profondeur une tendance, voire le transformer radicalement, y compris en prenant le pouvoir dans des domaines dans lesquels un point de vue éclairé devrait prévaloir. Pour ce faire, pas besoin de justifications approfondie, il suffit de rassembler autour d’une publicité bien faite un certain nombre de personnalités qui disposent de réseaux larges et implantés, et de leur demander de bien vouloir transmettre chez leurs affidés un message simple : telle technique est barbare parce qu’elle réunit quelques éléments qui peuvent la faire passer pour telle, quitte à en travestir la réalité. A l’appui, vous joignez un petit film genre épouvante et voilà la mission accomplie : vous semez dans les chaumières le doute sur l’intégrité de telles et telles personnes, en les calomniant pour défendre une telle cause, sans aucune précaution pour leur travail, leur réputation et leur avenir. La conviction d’avoir raison l’emporte sur toutes autres préoccupations, et tout cela au nom d’une éthique mise en avant pour défendre une idée contenue dans le message véhiculé larga manu. Si d’aventures, vous arrivez à convaincre quelques scientifiques internationaux, ce qui a été le cas pour la technique du packing, en noyant suffisamment le poisson puisque le contenu du message soit dénué de toute vérification possible et orienté vers la thèse que vous défendez, vous prenez d’un coup une force considérable puisque vous pouvez vous appuyer sur la réputation intacte de ces savants qui ne sauraient être dupes des arguments avancés. Si, non content d’en être déjà arrivés là, vous souhaitez vraiment enfoncer le clou de votre combat acharné pour la défense des enfants victimes de ces méthodes épouvantables, alors vous n’avez plus qu’à toucher les cercles du pouvoir. Pour cela, il suffit de faire marcher vos réseaux et le nombre de clics sur internet obtenus sur les sites spécialisés dans ces opérations de noyautage devient l’argument principal, utilisé en son temps par Staline : « le Vatican ? Combien de divisions ? », celui du nombre d’électeurs potentiels concernés par votre position et qui ne manqueront pas d’attirer les votes en votre faveur. Toujours est-il que si, par ailleurs vous êtes repéré comme faisant partie du continent en perdition nommé « psychanalyse », alors là, pas de chance pour vous, toutes les forces hostiles convergent en votre défaveur, et vous avez beau arguer de votre fonction, de vos titres et travaux, de vos réussites argumentées, des quelques organismes officiels qui s’obstinent à vous défendre et à vous soutenir contre vents et marées, de votre réputation en opposition avec toutes les calomnies adressées par nombre de critiques qui précisément ne vous connaissent pas personnellement, cela n’a plus aucune importance, vous voilà emporté par ce tsunami d’avis négatifs, tous aussi creux et plein de vent que les arguments utilisés pour vous abattre. Vous auriez pu croire un instant que le changement de gouvernement vous donnerait la possibilité de vous exprimer devant de nouvelles instances qui se seraient réveillées de leurs moments de coma sous influence ? Que nenni !, c’est presque pire, à croire que la solution n’est plus dans le Politique.

Et puis, un soir, une émission réalisée par une mère d’enfant autiste, qui a la cote dans le public des téléphages, vient témoigner de son « si long combat », ce qui vient faire écho à ce que vous dites depuis plusieurs années sans effets aucuns, en assurant que la technique du packing a fait beaucoup de bien à son enfant, et qu’elle ne comprend pas qu’on ait pu en arriver à l’interdire aux autres enfants qui en auraient bien besoin. Alors, des parents et des professionnels en grand nombre viennent vous demander ce qui s’est passé, pourquoi cette technique a été interdite alors qu’aucun écrit ni aucune publication nationale ou internationale n’en a dit le moindre effet négatif, négligeant en passant les publications et livres où les résultats positifs étaient démontrés, pourquoi les pouvoirs publics se sont laissés abuser par des publicités mensongères pour laisser les détracteurs livrer leurs messages pervers, pourquoi et comment la Haute Autorité de Santé a pu sortir de telles contre-vérités malgré son engagement de rigueur scientifique, et comment tous ces éléments continuent de s’auto-entretenir par un effet dont seuls les connaisseurs d’Internet savent l’impossibilité de l’endiguer par la production de savoirs exacts, l’entropie des informations divulguées dans une démocratie médiatique approximative. Déjà la revue Prescrire, qui délivre des informations rigoureuses sur les pratiques médicales, avait fait remarquer avant l’été dernier l’absence de rigueur dans la publication des recommandations émises par la HAS en mars 2012. Les retours nombreux consécutifs au témoignage d’Eglantine Emeyé viennent confirmer cette inflexion et vont rendre à nouveau possible une vraie information. Les résultats de la recherche entreprise au CHRU de Lille viendront probablement confirmer l’efficacité de cette technique.
Mais la similitude des mécanismes de désinformation utilisés avec l’affaire Peillon de façon encore plus antidémocratique me pousse à intervenir pour poser la question à nos contemporains : comment se défendre de ces moyens de pressions hyperagissants et anonymes qui viennent gangréner notre démocratie en faisant appel à des technique dignes de l’intoxication en période de guerre, et qui ont comme objectifs de déstabiliser suffisamment les personnes ressources de ce pays au profit d’avis donnés par des « experts » de papier, dont l’expertise ne se trouve pas dans les sujets abordés, mais dans d’autres domaines qui, pour en être connexes, ne peuvent en aucun cas être considérés comme pertinents. Demanderait-on à un généticien des cancers digestifs son avis éclairé dans la technique opératoire pour les métastases cérébrales ? Bien sûr que non. Eh bien, c’est ce qui s’est passé en matière de packing, toutes les personnes interrogées et appelées à juger de son efficacité et de sa pertinence n’ont aucune connaissance dans ce domaine précis et ont donné un avis certes intéressant en tant que citoyen, mais nul en tant que spécialiste. Et pourtant les décisions ont été prises avec ces avis de personnes incompétentes dans le sujet traité.

Il en va de notre fonctionnement démocratique de trouver des moyens de lutter contre ces impostures scientifiques. La science doit aider le Politique à prendre les bonnes décisions en matière de santé, mais à condition que la démarche soit essentiellement scientifique et non idéologique ou commerciale. Ces évènements doivent être médités pour ce qu’ils sont, des signes avant-coureurs d’une société qui ne saura plus comment savoir avec justesse ce qu’il est bon de savoir sans soupçonner que ce savoir peut être contaminé par d’autres considérations portant sur des intérêts partisans. Ces faux débats aboutissant à des décisions arbitraires, livrés sans dépasser la conflictualité nécessaire aux processus de pensée, sont délétères pour nos contemporains."

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Source : http://www.balat.fr/Pierre-Delion-Lettre-ouverte-a.html

N'hésitez pas à aller lire et commenter le blog de Valéry Gay-Corajoud.

Vous pouvez : elle n'est pas contre le packing.

https://blogs.mediapart.fr/valerie-gay-corajoud/blog/190516/lettre-ouverte-monsieur-hollande/commentaires

"Suppression de la circulaire interdisant le packing

mercredi 11 mai 2016, publié par Michel Balat

 

Cette pétition est très importante et nécessite l’aide de tous. Cliquer ici pour la signer :
https://secure.avaaz.org/fr/petitio...

Merci beaucoup

 

Voici le texte de la pétition :

Nous demandons le retrait immédiat de la circulaire du 22 avril 2016 interdisant la pratique du packing dans les établissements médico-sociaux.

Cette circulaire budgétaire (n°Direction Générale de la Cohésion Sociale/SD5C/DSS/CNSA/2016/126 relative aux orientations de l’exercice 2016 pour la campagne budgétaire des établissements et services médico-sociaux accueillant des personnes handicapées et des personnes âgées, mise en ligne le 3 mai 2016) interdit la conclusion de Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens (CPOM) avec les Etablissements et Services Sociaux et Médico-Sociaux (ESSMS) recourant au packing :
« Enfin, la signature des CPOM avec des gestionnaires d’établissements et services accueillant les personnes avec des troubles du spectre de l’autisme est strictement subordonnée au respect d’engagements de lutte contre la maltraitance, et donc à l’absence totale de pratique du « packing » au sein des établissements et services médico-sociaux couverts par le CPOM. (...) ». Aussi, cette pratique doit être considérée comme une mise en danger de la santé, de la sécurité et du bien-être moral et physique des personnes accompagnées par ces établissements et doit donc faire l’objet des mesures appropriées et prévues dans le Code de l’action sociale et des familles (articles L. 331-5 et suivants) ».

Cette circulaire, en déclarant que les soignants qui pratiquent le packing sont des professionnels maltraitants sur la foi d’allégations qui n’ont aucun fondement ni clinique ni scientifique, ne fait que traduire en acte une politique portée par un groupe de pression ignorant totalement les réalités de la cause qu’il prétend défendre.
Depuis Valérie Létard jusqu’à Ségolène Neuville en passant par Marie Arlette Carlotti (mis à part Roselyne Bachelot qui avait obtenu du Haut Conseil de la Santé Publique un avis favorable au packing), nos ministres délégués aux handicapés ont pris partie pour les uns contre les autres, pour le comportementalisme contre la psychanalyse, alors qu’on attendrait d’un ministre chargé d’une question d’une telle importance, celle de l’autisme, sinon une retenue, du moins une capacité à trouver un équilibre qui devrait être attaché à l’exercice de ces hautes fonctions publiques.

Ces ministres ne connaissent de l’autisme que ce que certains groupes de pression leur en ont dit de façon caricaturale, sans prendre la peine de se renseigner auprès des praticiens hospitaliers de secteurs et des professeurs des universités qui accueillent les cas d’autistes les plus graves dans leurs services.
Les recommandations de l’Haute Autorité de Santé sont promulguées comme nouvelle vérité absolue, sous couvert de la science, alors qu’elles posent problème dans la communauté scientifique, notamment en ce qui concerne les fameuses réussites des méthodes comportementalistes versus les méthodes de la pédopsychiatrie de secteur.

Cette circulaire déclare la guerre aux praticiens du packing sans savoir de quoi il retourne, en se fiant uniquement à des calomnies et à des moyens de désinformation dignes des régimes totalitaires (cf le film d’horreur réalisé sur un soi disant packing par une association d’opposants), et en les traitant de praticiens maltraitants.

Pour avoir osé prononcer de telles accusations sans l’ombre d’une preuve, les équipes soignantes sont diffamées, alors qu’elles ont passé une grande partie de leur existence professionnelle à soigner les enfants autistes les plus graves avec le peu de moyens dont elles disposent.
Les établissements qui continueront à pratiquer le packing pourraient tout simplement ne pas recevoir leur budget et être rayés de la carte du médico-social ? Mais dans quel système politique sommes-nous ?
Ces techniques relèvent d’un autre âge de sinistre mémoire.

Comment peut-on qualifier de maltraitante une pratique qui vise précisément, et y arrive le plus souvent, à arrêter des manifestations d’automutilations dont les décideurs politiques n’ont sans doute même pas idée ?
Comment se fait-il que les parents qui ont vécu cette expérience de l’automutilation de leurs enfants et qui ont vu une nette amélioration par la technique du packing ne soient pas entendus par ceux qui écrivent de telles circulaires ?
Pourquoi n’ont ils pas été reçus au même titre que des associations extrémistes, saturées de haine pour les psychiatres et leurs équipes ? Pourtant les psychiatres d’enfants et leurs équipes de pédopsychiatrie sont-elles nécessaires pour certains enfants autistes, et notamment pour les plus gravement atteints ? , Parce qu’il en va de notre éthique professionnelle et que personne d’autre ne veut le faire.
La pédopsychiatrie publique est disqualifiée de façon indigne, alors qu’elle rend service à de très nombreux enfants et à leurs parents au médico-social, à la mesure de ses moyens, notamment en accueillant des enfants orientés dans le médico-social et qui présentent des automutilations. Ils ont besoin de packing et voilà qu’une circulaire irresponsable va le leur interdire.
La pédopsychiatrie va-t-elle disparaître pour donner ses crédits au médico-social et au pédagogique ? Dans un tel cas, Sa mort laissera sur le bord du chemin les autistes les plus graves, ceux dont personne ne parle et avec lesquels les parents sont le plus en difficulté ?
Et il n’y aura plus de services, hospitaliers, au sens propre, pour les accueillir.
Pourtant, dans l’ensemble des troubles envahissants du développement/troubles du spectre autistique, il n’ y a pas que des enfants porteurs de syndromes d’Asperger, il y a surtout les autres, et notamment, parmi eux, ceux présentant un niveau de sévérité bien plus important, et dont on ne parle pas dans les médias.
Les enfants autistes ont besoin de l’éducatif toujours, et pour ce faire leurs parents peuvent évidemment choisir la méthode qu’ils souhaitent. Ils ont besoin du pédagogique si possible, mais nous savons que tous les enfants autistes ne peuvent pas aller à l’école, même si nous employons tous les moyens pour y parvenir. Et enfin, lorsque ces deux approches complémentaires ne suffisent pas, ils ont besoin du thérapeutique si nécessaire, et entre autres soins très diversifiés, des techniques d’enveloppement dont le packing est une possibilité. Et ce sont les équipes de pédopsychiatrie qui sont chargées de ce troisième volet de la prise en charge, très souvent en articulation avec le médico-social.
Faire croire par démagogie que les enfants autistes peuvent, tous, bénéficier de méthodes éducatives comportementales exclusives et ainsi être inclus à l’école est un fantasme (et les résultats des recherches menées dans les centres expérimentaux Applied Behaviour Analysis tendent à montrer que les attentes ne sont pas du tout au rendez vous), qui s’il est appliqué sans ménagements, conduira dans le mur d’un totalitarisme qui ne dit pas son nom. Mais entretemps, les moyens mis à la disposition des enfants autistes par les équipes de pédopsychiatrie auront disparu car la disqualification qui règne en haut lieu à ce sujet aura rapidement des effets délétères sur la pédopsychiatrie elle-même.
Les équipes de pédopsychiatrie seraient toutes infiltrées par la psychanalyse et, à ce titre, elles seraient perdues pour l’autisme.
D’ailleurs, des parlementaires, de droite comme de gauche, font beaucoup de bruit à ce sujet en mélangeant tous les problèmes, et tentent d’interdire l’enseignement de la psychanalyse à l’Université dans ce domaine. Quelle régression intellectuelle !
Mais les équipes de pédopsychiatrie d’aujourd’hui se sont formées, ont modifié leurs pratiques en profondeur et les critiques qui leur sont adressées sont devenues infondées dans la plupart des cas. Bien sûr, certaines équipes ont pu commettre des erreurs regrettables et nous dénonçons ces pratiques révoltantes. Mais de grâce, que les critiques de la psychanalyse soient actualisées ! Il faut arrêter de dire ces inepties qui ne concernent plus les équipes de pédopsychiatrie depuis belle lurette ! Il faut cesser ces couplets sur la culpabilisation des mères et toutes ces fariboles ! Tous les parents se sentent coupables dès lors qu’ils ont un enfant malade, quelle que soit sa maladie. Notre fonction consiste à transformer cette culpabilité inévitable en énergie pour leur enfant.
La psychanalyse nous aide à penser la qualité de la relation entre un enfant et ses soignants, ce que nous appelons le transfert, pour mieux être en lien avec lui et l’aider à grandir.
Nous ne prenons pas les enfants autistes sur notre divan, nous tentons de les comprendre à partir de ce qu’ils vivent avec nous « dans le transfert ». Cette réflexion porte un nom : la psychopathologie. Et quand elle est mené collectivement par une équipe soignante, c’est ce que nous appelons la psychothérapie institutionnelle. Voilà autant d’acquis fondamentaux de toute pratique psychiatrique.
Viendrait-on reprocher à un mathématicien d’utiliser la théorie euclidienne sous le prétexte de l’apparition des théories post-euclidiennes ?
Viendrait-on reprocher à un philosophe d’utiliser certaines théories philosophiques plutôt que d’autres ? La physique moderne vit sous le règne de la théorie ondulatoire et de la théorie corpusculaire.
La connaissance en psychiatrie n’est pas réductible aux seules neurosciences et à la génétique, et la psychanalyse nous a aidé à accorder toute son importance aux processus relationnels, et aussi à les théoriser dans le cadre des sciences humaines dont elle fait partie.
Pourquoi, sous le prétexte de faire moderne, devrait-on, et qui plus est par décret, supprimer certains pans de la connaissance au détriment d’autres ?
L’Histoire nous a montré que les périodes au cours desquelles ce phénomène est arrivé ne coïncidaient pas avec une saine démocratie.
Tous ces mouvements dictés par la démagogie font craindre un effondrement des valeurs de la démocratie, et ces décisions en matière d’autisme, et plus précisément celles concernant le packing, sont précisément dictées par des groupes de pression qui ont plus à voir avec l’idéologie ou le commerce qu’avec la science et la clinique. Sinon, pourquoi ne pas attendre le résultat d’un Programme Hospitalier de Recherche Clinique entamé depuis plusieurs années et qui pourrait donner des éléments de réponses cliniques et scientifiques ?
Pourquoi prendre de telles décisions à la sauvette, comme si nos décideurs avaient peur des résultats ?
Nous attendons autre chose qu’un ministère de la haine en lieu et place d’une autorité pour remettre de l’équilibre et de la mesure dans un domaine dans lequel nous avons besoin des uns et des autres dans une paix de travail retrouvée au service des enfants autistes et de leurs familles.

Premiers signataires :
Pierre Delion, Patrick Chemla, Yves Gigou, Michel Balat, Sarah Gatignol, Franck Drogoul, Catherine Vanier, Alain Vanier, Maud Ravary, Céline Lallié, Mileen Janssens, Paul Machto, Bernard Golse, Marie Allione, Claude Allione, Martine Charlery, Dominique Amy, Hervé Bokobza, Catherine Dupuis, Sophie Legrain, Madeleine Alapetite, Samuel Mingot, Bernard Claude, Daniel Denis, Yvette Denis, Olivier Aprill, Benjamin Royer, Michel Lecarpentier,..."

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Source : http://www.balat.fr/suppression-de-la-circulaire-interdisant-le.html

Reçue par mail et déjà signée. Décidément, ce gouvernement dont on espérait attendre mieux, fait encore pire que ce que l'on redoutait. Affligeant.

 

Et je répète :

 

 

"Face à la gravité et aux lésions parfois irréversibles de certaines automutilations,

ce défaut d’accès au packing constitue une forme d’abandon de soins.(...)"

(Brigitte Chamak dans le présent billet de blog)

 

Je rappelle que l'abandon/privation de soins ou l'interdiction/empêchement sous quelque forme que ce soit d'accéder à un soin constitue un acte de maltraitance.

Que tout acte de maltraitance est pénalement condamnable.

Que les peines encourues sont majorées lorsque l'acte de maltraitance est commis par une personne dépositaire de l'autorité publique.

Pour rappel, ci-après exemples de personnes dépositaires de l'autorité publique :

Les représentants de l'Etat et des collectivités territoriales :

  • le Président de la République,
  • les ministres, secrétaires d'Etat et sous-secrétaires d'Etat,
  • les préfets et sous-préfets,
  • les présidents des conseils régionaux et généraux,
  • les maires,
  • les ambassadeurs, les consuls,

 

À bon(ne)s entendeur(e)s...