Le Ramadan - Partie 5. Mois de partage et de charité

Le Ramadan est un mois de jeûne et de prières. C’est aussi un mois de générosité et de partage, car les mérites et récompenses sont démultipliées en cette période. Voyons comment l’islam établit le partage et la générosité.

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« Le meilleur des hommes est le plus utile aux autres ».

( Prophète Mouhammed)

 

Nous voyons des mosquées et associations humanitaires se mobiliser pour venir en aide aux personnes démunies, étudiants précaires surtout en cette période de crise sanitaire où la précarité a pris de l’ampleur.

Nous parlerons de la zakat concernant l’aumône légale obligatoire. Elle a été décrété dans le Saint Coran et elle fait partie des cinq piliers de l’Islam. Elle revêt autant d’importance que la prière et le jeûne.

En langue arabe, Zakat signifie purifier mais aussi fructifier , développer.

Il y a deux types de Zakat.

Celle qui dépend des biens et des richesses de l’individu. Si les biens atteignent un certain seuil (Nissab) le musulman est tenu de s’acquitter de la Zakat.

Chaque type de bien à sa propre règle.

Les personnes éligibles sont les personnes dans le besoin tel que les apuvres, nécessiteux, les personnes lourdement endettées.

Il y a également Zakat El Fitr (aumône de rupture du jeûne), qui doit être acquittée les derniers jours du Ramadan. Étant destinée aux plus démunis, elle a pour but de purifier le jeûneur de ses péchés commis pendant le mois de ramadan. Sa quantité est évaluée à un « Saa' », mesuré par quatre fois la contenance des deux mains (environ 2,10 livres) de la nourriture la plus généralement en usage dans la région où l'on réside, telle que blé, orge, dattes, riz, raisin sec, fromage, etc. Cette zakat est réservée aux mêmes catégories de gens que pour la zakât al maal.

En France elle a une valeur de 7 €.

Il existe d’autres type de dépenses au bénéfice des nécessiteux, comme l’expiation du serment non honoré (nourrir ou habiller 10 pauvres), la Fydia (compensation des jours non jeûné du fait d’une maladie chronique par exemple consistant à nourrir un necessiteux par jour non jeûné), la kaffarah (l’expiation pour cause de jour non jeûnés sans raison valable consistant à nourrir 60 nécessiteux par jour non jeûné).

 

Une mosquée offre tous les soirs un repas à l'heure du coucher du soleil Une mosquée offre tous les soirs un repas à l'heure du coucher du soleil

Nous parlons également de sadaqa pour exprimer une aumône facultative surérogatoire. Pendant le mois de ramadan beaucoup de croyants donne à un nécessiteux de quoi rompre son jeûne espérant la récompense annoncée par le prophète :

« Celui qui donne au jeûneur de quoi rompre son jeûne aura la même récompense que lui sans pour autant que cela ne diminue en rien la récompense du jeûneur. »

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