Gabon / Ben MOUBAMBA a commencé un nouveau jeûne politique au siège de l’UPG pour la survie du parti et le changement véritable

 

Bruno Ben Moubamba en « jeûne politique » au siège de l’UPG depuis le 24 octobre 2013, pour la survie de l’UPG et la fin de l’ETAT-PDG Aau Gabon

Ce 24 octobre 2013, au siège de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) à Libreville (Gabon), en mon âme et conscience, j’ai décidé d’entamer une nouvelle action non-violente, un jeûne « théologico-politique » ou une grève de la faim (c’est selon le niveau de compréhension des uns et des autres) pour l’honneur. Cette démarche sera peut-être raillée (comme en 2009, lorsque nous avons alerté l’opinion sur le coup de force électoral à venir ou comme en avril 2013 quand nous avons demandé à Ndendé une tombe digne de Pierre MAMBOUNDOU) mais elle a surtout pour objectif deux choses nécessaires dans les plus brefs délais : 1) La survie politique et l’unité de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) alors que ce parti va se présenter relativement affaibli aux prochaines élections ; 2) La fin de l’Etat-PDG par une « révolution populaire » non-violente, malgré le découragement des populations qui doivent cependant commencer à refuser de supporter les situations les plus inacceptables qui nous accablent depuis trop longtemps.

J’appelle le « Peuple Gabonais » à faire confiance au « nouvel espoir » quel que soient les bords politiques ou les sensibilités de chacun. Nous ne pouvons plus attendre, nous devons changer nos vies, dès à présent. Et il nous faut surtout admettre notre dignité d’êtres-humains pour faire comprendre à ceux qui gouvernent le Gabon que « trop c’est trop, on veut le changement » MAINTENANT.

Je jeûnerai le temps nécessaire (jusqu’au sacrifice de soi, si c’est utile) pour que les militants de l’UPG en particulier et le Gabonais en général ouvrent enfin leurs consciences et dépassent la fatalité. Nous ne pouvons plus accepter ces vies qui ne valent pas la peine d’être vécues et nous devons donc résister, sans brûler le pays. Je suis un « acteur non violent » mais je propose au « Peuple de l’UPG » et au « Peuple Gabonais » que nous prenions nos responsabilités : Quelque chose doit changer au Gabon. De gré ou de force !

Qu’est-ce à dire ? Le « Peuple » doit prendre son courage à deux mains et commencer à imposer sa volonté à ceux qui dirigent. Nous ne sommes pas des esclaves mais des citoyens et en vertu de cela, nous avons à être respectés par ceux qui dirigent. Je propose au « Peuple de l’UPG » et au « Peuple Gabonais » la seule arme qui sauve : la « révolution » non-violente ! Martin Luther KING en a parlé de manière très évidente : « Les désespérés, les désavantagés, les déshérités semblent souvent, dans les moments de crise grave, bénéficier d’une sorte d’inspiration qui leur permet de découvrir et de saisir les armes à la pointe desquelles ils se tailleront leur destin. Ainsi en fut-il de cette arme de paix : l’action non-violente directe, qui naquit presque en une seule nuit et s’imposa aux Noirs qui s’en emparèrent pour en faire une force puissante.

Ils comprirent que l’action non-violente allait compléter – et non remplacer – l’action judiciaire. C’était le moyen de sortir de la passivité (reprochée souvent aux populations) sans se plonger dans la violence et la vengeance. Le Noir allait enfin, avec ses compagnons, s’affirmer en tant que citoyen et s’associer à un programme de revendications légitimes : pour cela, il allait manifester dans les rues, dans les bus, les magasins, les parcs et autres lieux publics ».

Je demande au « Peuple de l’UPG » et au « Peuple Gabonais » de me faire confiance. Car, s’ils me font confiance, je leur promets la VICTOIRE. Pour l’heure, je suis au premier jour de mon nouveau jeûne pour la Nation et pour l’Union du Peuple Gabonais (UPG). Merci pour vos pensées et vos prières.

Bruno Ben MOUBAMBA

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