Lettre ouverte au pédophile de jouets

Je pose ma plume de journaliste pour t'écrire...Je t’imagine bien, sombre abruti, armé de ton pied de biche et de ta hotte… le palpitant à 180. Tu te sens vivant. Tu es prêt à faire le casse du siècle, car c’est décidé, ce soir, tu feras péter le Fort Knox des enfants pauvres, le stocks des jouets du Secours Populaire de Lorient.

Je pose ma plume de journaliste pour t'écrire...

Je t’imagine bien, sombre abruti, armé de ton pied de biche et de ta hotte… le palpitant à 180. Tu te sens vivant. Tu es prêt à faire le casse du siècle, car c’est décidé, ce soir, tu feras péter le Fort Knox des enfants pauvres, le stocks des jouets du Secours Populaire de Lorient.

Et te voilà parti, bandit de pacotille, résidu de capote de truand à la petite semaine, à l’assaut du Noël des misérables. Sans le savoir, parce que ton QI digne d’être le premier d’entre tous au royaume des cieux ne te le permet pas, tu vas leur apprendre à tous ces petits cons qui ont eu l’idée saugrenue de naître et grandir dans une famille pauvre, que la vie est décidément injuste avec les enfants de pauvres.

Si le Père Noël existait, tu serais son exact contraire, malingre et calamiteux et osseux comme un alcoolique au bar du vieux port qui attend qu’une pute s’assoie à côté de lui pour sentir les restes de sa virilité légèrement troubler son caleçon rempli de rien.

Petit Capone d’opérette, je ne veux même pas savoir pourquoi tu t’es attaqué aux bribes de rêves d’enfants… Tu es le plus pauvre d’entre tous et tu arrives encore à voler. A voler ce que tu ne seras jamais en mesure de comprendre, la joie d’un enfant. Et tu viens de mettre un dernier coup de pelle sur ta dignité d’homme et d’inscrire en épitaphe : ci-gît le pédophile du jouet.

Ce n’est pas l’oeil de Caïn qui te regardera dans la tombe, mais ceux de 700 enfants.

Article sur le vol ici

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