LE PROC DE CHALON VEUT-IL SAUVER LE SOLDAT ACCARY PAR UN COUP DE BLUFF IMMORAL ?

En Saône-et-Loire, un feuilleton socio-judiciaire, entre Kafka et "Engrenages", jette une lumière crue sur les dérives de l'ASE, de la gendarmerie et du parquet de Chalon. Ces trois institutions peinent à justifier une maltraitance institutionnelle patente à l'encontre d'un Lieu de Vie, et d' ados victimes d'une rafle, au terme d'une "enquête préliminaire" très partiale.

Je n'avais plus écrit depuis le mois de juin dernier sur l'Affaire du LVA de Frontenaud, mais chacun peut se reporter à mes billets précédents. Ils sont  longs mais très instructifs et étayés, sur une affaire dégueulasse et rocambolesque qui est un mixte de la rumeur d'Orléans, de l'Affaire d'Outreau, et de l'affaire Dominici.

L'ASE 71 puis le Conseil Départemental de Saône-et-Loire, dirigé par le Président André ACCARY, une vice-procureure peu rationnelle, et une équipe de gendarmes, tous  intoxiqués par  des ragots, des dénonciations délirantes d'une ex-épouse du responsable du LVA, une attestation bidon de l'ASE 71, et en sus l'encens de la  mode #meToo, non seulement se sont plantés magistralement, mais surtout, ont fait le maximum, d'une manière trop voyante, pour présenter un type que je connais depuis presque 20 ans, Jean-Claude ROSSI, comme un pervers polymorphe, un tyran domestique, un pervers narcissique, un quasi gourou, bref, un monstre absolu passant son temps à manipuler autour de lui, et à terroriser

Pour moi qui le connais bien, et qui connais surtout certains fonctionnement de l'ASE, ayant dirigé l'ASE 71 pendant 18 ans, toutes ces accusations crapuleuses ne relèvent que d'un flagrant délire. Mon point de vue, basé sur des constats, est appuyé aussi par les réactions des ados que l'ASE a voulu sauver au petit matin le 22 octobre 2019, et qui apprécient fort que je soutienne celui en qui ils ne voient, pour leur part, qu'un "gros Nounours" bienveillant, même si parfois il les engueule avec une voix de stentor. 

L'acharnement à faire de ce "gros nounours" un coupable  a été tel que mon témoignage de témoin de premier plan,  qui est en sus celui  d'un ex-directeur de l'ASE 71 de 1990 à 2008, a été écarté, mais que de plus, et là, cela fait un peu grossier, la gendarmerie de Louhans  a "étouffé" le  témoignage spontané  de 25 pages que je lui ai envoyé spontanément le 13 août 2019, en recommandé avec AR. Ce n'est là qu'un aspect curieux parmi d'autres d'une affaire qui prouve des  liens entre des institutions qui devraient concourir à la protection de l'enfance, mais qui se foutent royalement de celle-ci dès lors qu'il s'agit de défendre leurs propres fesses. 

Mes billets de blog successifs sont donc des pavés dans la mare où tout ce petit monde barbote. Ils permettent de dénoncer, de prendre à témoin,  de prendre date, de prouver les turpitudes que je n'ai pas été long, fort de mon expérience professionnelle, et de mes simples constats, à décrypter.

Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai pas réussi à retenir l'attention de la presse nationale, en dépit de mes appels du pied, et au premier chef de Médiapart, que j'ai moult fois critiqué, et qui ne le digère peut-être pas. Le procureur de Chalon, Damien SAVARZEIX, habituellement adepte du "no comment" , est paradoxalement en train de donner à cette affaire, qui risque d'être destructrice pour lui, une dimension enfin nationale en faisant savoir à la presse qu'il ouvre une information judiciaire contre mon ami Jean-Claude ROSSI et X   pour violences sur mineurs, ce qui est bien risqué pour qui a lu la pitoyable synthèse récapitulative de l'enquête préliminaire, bourrée d'erreurs factuelles et si dégoulinante de parti pris que cela en est comique.

Cette communication inhabituelle à la presse fait suite à une déjà bien curieuse bonne manière faite au Pdt ACCARY : à quelques jours de la clôture du dossier au tribunal Administratif de Dijon devant juger au fond le recours de ROSSI contre la fermeture provisoire du LVA le 22 octobre 2019, laquelle avait été annulée un mois plus tard par un référé, le voilà qui autorise le département non seulement à produire deux pièces du dossier de l'enquête préliminaire: d'une part  la grotesque synthèse finale,  et d'autre part un PV d'audition d'une psychologue, lequel contredit un premier, établi en 2015. Le premier ne sera pas fourni, et le second a été établi par la Maréchale des Logis-Chef Magali G. dont le manque d'objectivité, et la naïveté avaient été le détonateur de l'intervention de l'ASE 71 et des gendarmes!  Au fil du temps, la naïveté de la gendarme, que pour ma part, j'aurais bien volontiers excusée, sachant qu'elle était le résultat d'un bobard de l'ASE 71,  est devenue cynisme, sa priorité devenant clairement la dissimulation de sa bourde de départ.

 

Je doute un peu que le T.A. de Dijon se laisse prendre à ces manières hors  des normes habituelles, qui prouvent un parti-pris  grossier du Procureur de Chalon en faveur du département. Mais tout est possible en matière de protection de l'enfance, car bien des gens sensés peuvent y perdre le sens des réalité, en ayant simplement trop peur de couvrir une maltraitance. Et c'est très vraisemblablement sur quoi mise le procureur. Ce dernier semble  nous sous-estimer, ROSSI et moi, qui n'avons pas peur de cogner, et qui avons des biscuits. Son coup d'esbroufe risque de faire un flop, même si pour le pékin moyen, l'annonce d'une demande d'ouverture d'une enquête judiciaire  est une quasi preuve de culpabilité. Si c'est l'inverse,  le Président ACCARY pourra vraisemblablement bomber le torse pendant quelque temps, lui qui reconnaissait cependant, il y a un an, devant un élu de sa timide opposition, être bien emmerdé car il n'y avait "rien dans le dossier contre le LVA des Bruyères".  N'avait-il pas eu raison, finalement, d'avoir tant  brandi "le principe de précaution", et "l'intérêt supérieur de l'enfant" ? Ce probable joli numéro, usé jusqu'à la corde, on y aura droit, mais il sera alors bien  hypocrite, car les  deux notions en question, le Président ACCARY   s'en  torche  très consciencieusement avec  une bonne conscience inébranlable. Il a fait tout simplement le choix de défendre coûte que coûte les pratiques aberrantes de son service de l'Aide Sociale à l'Enfance.

il y a quelques jours, j'avais envoyé au Procureur  Damien SAVARZEIX un long courriel  qui a dû l'agacer, lui rappelant un certain nombre de choses prouvant aisément les dérives de l'ASE 71, celles des gendarmes de Louhans ayant mené l'enquête préliminaires, puis celles de la Vice-Procureure, Aline SAENZ-COBO, et enfin les siennes propres, de plus en plus voyantes.

 Je  lui avais annoncé que je publierais ce courriel en lettre ouverte, si, comme il l'avait fait pour un courriel précédent que je lui avais envoyé le 31 décembre 2019, et qui démontrait que Mme SAENZ-COBO et l'ASE se plantaient bellement, il ne m' en accusait pas réception. 

Il ne l'a pas fait. Je tiens  mes promesses, donc.  Voici le courriel en question, assez incisif et précis, encore que ce n'est qu'un résumé succinct  et parfois elliptique de ce que je pourrais exprimer dans le cas d'une enquête judiciaire digne de ce nom.  ROSSI,  demandera bien naturellement que je sois entendu. Et Dieu sait que j'en ai des choses à dire,  prouvées  par des tas de pièces difficilement réfutables.

 Bien de choses que j'expose  dans mon courriel démontrent des aspects picaresques d'un affaire qui risque de fragiliser certains fauteuils un peu vermoulus. Dès lors, Je ne saurais trop recommander à M.  Damien SAVARZEIX de se renseigner dans le Guide du routard sur les charmes de Hazebrouck et de  se repasser en boucle  "Bienvenue chez les Ch'tis

 

ECCO : 

LETTRE OUVERTE : 

 

Bernard BIGENWALD

Varanges

71250 CORTAMBERT

 

à M. Damien SAVARZEIX,

TGI de CHALON-sur-SAÔNE

 

 

 

Monsieur le Procureur de la République,

 

Voici un peu plus d'un an, je vous envoyai, par un long courriel didactique, ma vision de l'affaire du LVA de Frontenaud, non seulement en tant que témoin, mais aussi en tant qu'ex-technicien de la protection de l'enfance, puisque j'ai été à la tête de l'ASE 71 de 1990 à 2008. Dix-huit ans qui m'ont permis d'accumuler une somme rare d'expériences non négligeables dans une matière complexe.

Force est de constater que vous n'en avez guère fait votre miel, et d'ailleurs, vous ne m'en aviez pas même accusé réception. Bien entendu, j'en ai gardé la trace, transmissible d'un clic à quiconque voudrait s'intéresser sérieusement à l'affaire du LVA de Frontenaud. D'ailleurs on peut la retrouver dans mon blog de Médiapart avec ce lien :

https://blogs.mediapart.fr/bernard-bigenwald/blog/250620/lettre-ouverte-lyes-louffok-defenseur-des-enfants-de-laide-sociale-lenfance .

J'ai retenu que, dans le social comme dans le domaine politique, les paroles volent, mais que les écrits restent. Les articles de mon blog, datés, me permettent de fixer avant tout un certain nombre de choses, que je prouve pas à pas, très sérieusement, même si leur style est parfois provocant et décalé. Il en est de même de mes courriels.

Je vous avais donc transmis le 31 décembre 2019, en pièces jointes, mes courriels successifs à Mme SAENZ-COBO en 2015 et 2019, et à une cadre de l'ASE, Mme LABORIE-FULCHIC, en 2018. Une petite relecture de ces courriels, que je peux vous renvoyer, au cas où vous les auriez transférés alors trop prestement dans votre corbeille, serait fort utile, à un moment décisif où, après plus de six ans, une enquête préliminaire qui aura duré pas moins de quatre ans (!) s'enlise dans ce qui ressemble fort à une fosse septique. C'est le résultat de ce que la rumeur et les ragots l'ont emporté, comme je le craignais et l'exprimais très clairement, dans mon courriel à Mme LABORIE-FULCHIC, sur les éléments objectifs et vérifiables. Ces éléments objectifs, tangibles, une équipe de gendarmes que seul mon respect profond pour leur arme me retient de qualifier de bras-cassés, n'a même pas, avec une obstination qui force l'admiration, voulu les examiner. Elle a préféré utiliser la méthode que l'on a attribuée à feu Charles Pasqua : « quand vous êtes ennuyé par une affaire, il faut créer une affaire dans l'affaire, voire même une affaire dans l'affaire de l'affaire, de manière que personne n'y comprenne plus rien .»

 

Or, il est aisé est de constater que depuis un an, outre les pièces que je vous ai transmises, outre les billets de mon blog sur Médiapart, qui, dès le départ furent très éclairants il me semble, un certain nombre de choses démontrent depuis, que je n'avais pas tort de vous envoyer une telle mise en garde.

Ainsi, la jeune fugueuse Alecsandra De O. dont les pseudo- « révélations » ont déclenché le rapt en urgence par l'ASE des jeunes confiés au LVA, est revenue officiellement, en mars 2020, sur ses déclarations.

Par ailleurs, pas un seul des jeunes confiés en octobre 2019 n'a déclaré subir de maltraitances, ce qui n'a rien d'étonnant pour moi, qui les connaissais pour la plupart. Seulement trois sur sept des jeunes ont été toutefois entendus officiellement, ce qui est déjà scandaleux, d'autant plus que les autres se sont exprimés par le biais des médias, et que leur critique spontanée des méthodes de l'ASE est acerbe.

Tout cela démontre que la rafle organisée par l'ASE le 22 octobre 2019 avec l'appui de la gendarmerie était totalement injustifiée : j'emploie le mot « rafle » qui est un terme fort, parce que c'est ainsi que cela a été ressenti par les jeunes, tout simplement, même si l'ASE 71 prétend le contraire.

Pour Alecsandra, dès mon premier billet dans mon blog de Médiapart, j'avais précisé ce qui s'était vraisemblablement passé, et qui fut nié vertueusement par la MLC G.. Cette dernière a même poussé le culot jusqu'à prétendre dans sa plainte contre ROSSI et moi-même, qu'Alecsandra n'était jamais revenue sur ses déclarations, alors que cette dernière l'avait fait depuis presque un mois ! Ce n'est pas le seul point sur lequel la MLC se contredit sans vergogne.

Force est de constater que, contrariée par le cours des évènements, la fine équipe qui est restée malheureusement en charge de l'enquête ne s'est guère hâtée d'atteindre l'objectif fixé par Mme SAENZ-COBO, à savoir entendre en priorité les jeunes qui se trouvaient au LVA le 22 octobre 2019. Mais Mme SAENZ-COBO ne pourrait guère prétendre qu'elle s'est empressée de contrôler l'effet de ses directives. Je la laisse très volontiers à la difficulté de s'en expliquer.

Si l'on ajoute à cela que moi-même n'ai jamais été entendu par l'équipe de gendarmes de Louhans, comme je devais l'être début novembre 2019, et que M. ROSSI ne l'a été que pendant quatre heures, au bout d'un an, alors que ses fantaisistes accusateurs avaient pu s'exprimer ad libitum, tout cela démontre, en plus de la présentation dégoulinante d'a priori très négatifs à l'encontre de ROSSI et de sa famille, ( « le patriarche », « le clan » ! ) une instruction exclusivement à charge. L'adjudant TH. a trop visiblement confondu Frontenaud et Lurs , voire même Waco ! J'aurais pu lui expliquer posément et avec des exemples précis qu'il faisait totalement erreur, mais il n'a pas pris le risque que je le mette en face de réalités plus simples.

Je ne suis nullement dans l'exagération sur ce point, puisque mon témoignage de 24 pages que j'ai transmis le 13 août 2020 par lettre recommandée avec accusé de réception à la gendarmerie de Louhans, ne figure même pas dans le dossier dont vous avez transmis copie tant au Président du Conseil Départemental qu'à l'avocat de M. ROSSI ! C'est dire si cela commence à sentir fortement le roussi ! Je vous laisse voir si ce comportement est conforme au Code de déontologie de la gendarmerie, et même le qualifier au plan pénal. Le minimum , me semble -t-il, si nous sommes bien toujours dans un état de droit, serait de confier à l'IGGN une enquête sur la question.

 

Or, ce témoignage mystérieusement évaporé, j'en ai fourni copie à Mme CAPORALI, la juge chargée d'instruire ma mise en examen pour tout ce dont m'accuse la MLC G.

Soit dit à la décharge des gendarmes, Il n'est pas  très étonnant qu'ils se soient autorisés à me censurer, puisque, déjà,  leur commandant au niveau départemental, le Colonel Nicolas  MATTHEOS,  s'était autorisé à m'écrire dans un courriel en date du 02/06/2020 : « nous ne lirons plus vos messages; d'ailleurs je ne vous répondrai plus » ! quelle imprudence de sa part !  Et ce d'autant plus que le courriel auquel il répondait prouvait que l'accusatrice de M. ROSSI, Malika GUIZANI, ne mégotait pas, à l'été 2015, son admiration pour moi-même  qui défendais son « cher-ex », comme elle appelait encore Jean-Claude ROSSI. Qui peut croire qu'elle était « sous emprise » de ROSSI depuis l'âge de 15 ans 1/2, sinon des gogos ? Il est vrai qu'elle en a trouvé à la pelle, des gogos, au point de leur proposer même de faire cause commune contre moi qui démontais cette pantalonnade!

A l'évidence, dans cette affaire, par le biais de ce que j'ai appelé « un délire post-#MeToo », on est allé très loin dans la « sororité », ce qui a permis à Mme GUIZANI, qui connait, depuis 2015, l'extrême crédulité de l'ASE 71, et qui, finaude, a très bien compris dans quelle impasse s'était mise la gendarme G. avec qui elle était du dernier bien,  de diriger quasiment l'enquête. L' hypothèse qu'elle soit complètement zinzin et mythomane n'a été même envisagée par Mme G. & Cie., qui ont pris ses déclarations, même les plus burlesques, comme paroles d'évangile.

C'est pourquoi, dans ce contexte extrêmement peu favorable à un minimum d'objectivité, j'ai goûté pleinement le tranquille cynisme de l'adjudant TH. qui s'est permis d'écrire à mon propos, dans sa stupéfiante synthèse, ce passage d'anthologie qui risque de faire son petit effet au Tribunal Administratif de Dijon, voire même dans certaines rédactions : « Dès les prémices de cette enquête, un acteur majeur et primordial, mais totalement exclu de la structure a fait irruption dans ce dossier. Il s'agit de M.BIGENWALD, ancien directeur de l'assistance sociale à l'enfance (ASE) du département de Saône-et-Loire et ami proche de M. Rossi. L'intéressé publie sur internet via Facebook des articles relayés dans la presse locale en mettant en cause par diatribes toute la chaine sociale, mais également judiciaire en tenant des propos diffamatoires et outrageants particulièrement envers toutes ces autorités et témoins. Malgré ses lassantes sollicitations et tentatives établies par le truchement de ces articles pour être entendu comme témoins, monsieur BIGENWALD n'intervenant à aucun moyen dans les faits précis et procédures, objet de ce dossier, nous ne voyons aucune raison de procéder à son audition. Cependant, il aura tout loisir de s'expliquer en tant que mis en cause sur la plainte déposer (sic) à son encontre par l'officier de Police Judiciaire (OPJ en la personne de la MDC Magali GOEPPEL. »

Que dire, sinon que ces quelques lignes sont un concentré de stupidité et de mauvaise foi, surtout si on lit ensuite mon témoignage de 25 pages, auxquelles je pourrais apporter d'autres précisions bien utiles sur le fonctionnement normal de l'ASE. A cet égard, j'ai eu écho des déclarations de Sandrine DELEGLISE, responsable de la CRIP, qui ignore ou feint d'ignorer ce qui s'est passé en 2015, et revient dessus, alors que MM STECKER et RIOUFOL s'étaient totalement ridiculisés à soutenir des zozos. Ils ont visiblement fait un tri des documents, que pour ma part je possède. La mise sous le boisseau de mes témoignages écrits depuis le printemps 2015 est un pur scandale judiciaire ! Heureusement que j'ai pu m'exprimer par le biais de médias : ce n'était pas un choix de départ, mais toutes les portes se sont fermées devant moi, tout simplement. Mme G. et l'adjudant TH. ont été tout simplement pétrifiés de trouille face à ce que je pourrais expliquer et ce dont je pourrais témoigner, pièces à l'appui.

Finalement donc, pour ce qui me concerne très directement, les seules nouvelles officielles que j'ai de mes (trop) pertinentes interventions dans ce dossier sont ma mise en examen pour avoir exprimé vivement mais avec sagacité mon opinion de la manière dont ROSSI a été traité, et une invitation à comparaitre, le 28 juin 2021, parce que je n'ai fait qu'exprimer vivement à une ex-collaboratrice que je connais depuis trente ans, les conséquences déplorables, par un phénomène « boule de neige », de son impéritie. J'en déduis d'ailleurs que cette rédactrice, Françoise C., qui a fait du gras sur la même chaise depuis plus de 30 ans, a eu une trouille terrible, car elle sait bien, d'une expérience antérieure, que j'ai contée dans mon courriel, ma pugnacité. Je ne la menaçais pourtant nullement : il suffit de relire mon courriel posément pour s'en convaincre. Nouvelle pantalonnade dans la pantalonnade, menée en collaboration entre les parquets de Mâcon et celui de Chalon : quelle belle synergie ! M. JAILLET s'étant contenté de m'humilier plutôt que de m'entendre le 30 octobre 2019 lui expliquer à quel point l'ASE 71 et Mme SAENZ-COBO s'étaient plantées, a dû y prendre quelque malin plaisir. Ce brave homme me sous-estime visiblement, et oublie qu'il est à son poste notamment pour défendre les libertés publiques, oubli que, je le regrette vivement, mais suis obligé de  le constater, vous semblez partager.

Ce serait à croire donc qu'un fonctionnaire ne commet jamais d'erreur, et qu'il ne peut jamais être critiqué pour ses erreurs ! Etrange ! J'espère bien que le jour de ma comparution, ma pauvre victime sera là pour me regarder dans les yeux. Pour le moment, le faux qu'elle a établi, sans malice, je le reconnais volontiers, court toujours, bien que sa hiérarchie ait été dûment avertie par ROSSI, et fait son effet, car vous le laissez courir, en niant qu'il puisse être répréhensible.

Cela  est pour le moins aventureux. Pour deux raisons, l'une d'ordre strictement juridique, et l'autre, du fait que le gendarme TH., en charge dernièrement du dossier après le départ bienvenu de Mme G., en est à affirmer, dès les premières lignes de sa calamiteuse synthèse ceci :  «  ...Malika GUIZANI, elle-même pensionnaire et placée au LVA durant plusieurs années  »(sic ) ! On ne saurait trouver meilleur exemple pour démontrer combien, depuis 2015, les rumeurs les plus absurdes l'ont emporté très largement sur les réalités, même les plus aisément vérifiables. Un séjour de vacances de six semaines au total, en deux fois, dans ce qui était alors un centre de vacances équestres se sera transformé en séjour de plusieurs années dans un Lieu de Vie et d'Accueil ! M. ROSSI avait porté plainte contre le Conseil Départemental, vous avez classé la plainte de manière foutraque et scandaleuse, et voilà  que les dégâts que j'avais prévus, décrits noir sur blanc,  se sont réalisés ! Quand j'écrivais que Mme G.  gendarme, avait été intoxiquée par un faux, établi par l'ASE, est-ce que je diffamais et calomniais, ou ne faisais-je qu'exprimer une évidence ?

Si mes multiples mises en cause par votre biais sont le résultat de votre souci que je puisse m'exprimer enfin devant des magistrats, je vous en remercie bien vivement. Mais si, comme j'aurais plutôt tendance à le croire, il s'agit au contraire de me dissuader de m'exprimer dans les médias sur une affaire dégueulasse qui dure depuis plus de 5 ans, et dont, dès le départ, j'avais démontré la naïveté et l'amateurisme de ceux qui l'avaient traitée, menés en bateau par des paranoïaques délirants, sachez qu'il m'en faudra infiniment plus pour m'impressionner.

Serais-je devenu, toutes proportions gardées, bien entendu, le NAVALNY du Président ACCARY ? Si vous voyez ce que je veux dire... Ce serait bougrement flatteur ! 

Voyez-vous, c'est tout simple, je ne peux, en tant que citoyen digne de ce qualificatif, laisser trainer dans la boue des personnes honorables que je connais très bien pour les avoir observées de près d'un œil de professionnel averti, et dont je connais la valeur du travail auprès des jeunes, qui d'ailleurs l'expriment, pour la plupart, à la grande surprise des gendarmes ! Et ce ne sont pas les insinuations des deux délirants que sont Stéphane C., et celle qui le traitait en 2015 de « queutard-minute », Malika G., selon lesquelles, aux dernières nouvelles, ma pédophilie présumée (!) serait l'explication de mon acharnement à les ridiculiser, qui vont aucunement me freiner dans la dénonciation de la manière dont a été menée  une très pitoyable enquête qui a tourné au procès en sorcellerie.

Presque six ans que cela dure ! J'en suis réduit à m'étonner que personne n'ait encore accusé ROSSI d'organiser des messes noires, et sa femme des sabbats, mais ça viendra peut-être. En tout cas, le personnage de Stéphane C. , éducateur, est croquignolet , et devrait à tout le moins questionner : voilà quelqu'un qui prétend « avec ROSSI, c'était  à qui avait la plus grosse », et qui passait une partie de son temps de travail à faire crier avec « la sienne » sa collègue, sans compter une éducatrice de l'ASE 71 précédemment. Que la gendarme G. ait pris au sérieux et remis sur le pavois ce pitoyable personnage que le gendarme KENMENOFF, autrement  plus compétent, avait bien deviné en 2015, me laisse, moi, sans voix. L'ASE elle-même, en 2015, avait pourtant cessé totalement de le soutenir à l'instant même où ROSSI et moi-même avions apporté la preuve et les témoignages de ce que sa collègue et lui pratiquaient certaines agapes trop bruyantes qui n'étaient pas prévues dans leur contrat.

Quant à Mme  Malika G., dont j'ai transmis à la MLC G. le 01/06/2020, et publié dans mon blog de Médiapart, des courriels qui prouvent qu'en 2015 elle soutenait totalement son « cher-ex » (sic), et m'admirait pour l'aide que je lui apportais, que cette personnalité instable ait viré soudain en délatrice délirante pour des raisons financières et de déséquilibre psychologique est une chose, mais autre chose est qu'on l'ait prise au sérieux, au point qu'on lui serve de bras armé tant au niveau de l'ASE, de la gendarmerie que du parquet, dans un délire que j'ai très justement qualifié de « post-#MeToo ». Malika G., qui se faisait appeler ROSSI jusqu'en 2018 est présentée comme « guère élogieuse avec son mari ». les courriels échangés par moi-même avec elle, prouvent qu'en 2015, c'était tout le contraire, mais la gendarmerie, par le biais de son Colonel, ne me lira plus, parait-il !

 

L'effet des modes est ravageur, et ce qui est arrivé à mon ami ROSSI en est une extraordinaire démonstration, un vrai cas d'école.

 

J'ajoute que si les mêmes méthodes que celles utilisées par Mme G. & Cie pour extorquer à tout prix des « révélations » de maltraitance à des gamins fragiles, étaient appliquées dans toutes les Maisons d'Enfants à Caractère Social (MECS ) de France et de Navarre, alors on pourrait les fermer toutes  sans exception !

 

Si Mme G. a des soucis de carrière après cette déplorable affaire, elle pourra aisément se reclasser, en remplaçant au pied levé Jean-Jacques BOURDIN sur BFM-TV. Sa manière de soutirer des « révélations » de maltraitance au LVA a impressionné certains jeunes, qui l'ont écrit sur le site facebook « LVA en danger », notamment Florian Pommier.

 

Que vous ayez autorisé récemment le département à utiliser la très pitoyable « synthèse » établie par le gendarme TH. de Louhans ne m'a pas vraiment étonné, à dire vrai, car je m'y attendais. Mais, outre que cela me paraît une manière quelque peu voyante, et donc imprudente de bafouer les deux principes fondamentaux du droit, que sont celui de la présomption d'innocence et celui de l'égalité des armes, cela me plonge néanmoins dans des abîmes de perplexité. Cette « synthèse » dégouline tant en effet de préjugés et exprime un parti-pris de manière si évidente que j'en suis à me demander si vous n'avez pas autorisé le département à la produire pour le laisser se ridiculiser tout seul, une fois de plus, tout en donnant diplomatiquement au Président André ACCARY l'apparence de l'avoir aidé. Ce n'est pas à exclure, car le pauvre n'est pas très futé, et brille surtout par son entêtement, que j'ai qualifié, dans un de mes papiers, « d'arapède ». C'est vous dire à quelles interrogations étranges peut conduire l'observation d'une affaire de cornecul qui m'a coûté bien des nuits de sommeil depuis presque six ans, avec l'impression de nager entre Kafka et « Engrenages ».

Je pensais pourtant, retraité de 73 ans, avoir droit à un peu de tranquillité avant le grand départ sans retour, mais voilà, c'est plus fort que moi : je ne puis laisser accomplir une iniquité qui se déroule sous mes yeux, et je profite de ce que mes neurones tiennent encore le choc pour faire mon devoir de citoyen. C'est si rare par ces temps, que certains, surpris, voudraient, pour faciliter leur défense, me faire passer pour un fou, voire un pervers. Je subodore même comme une émulation en ce sens entre votre collègue de Mâcon, M. JAILLET et vous-même. C'est un fait en tout cas qu'on n'aura jamais pris autant mes empreintes digitales, mes empreintes génétiques, mes photos de face et de profil et de 2/3 que ces temps derniers, simplement parce que je me bats pour un peu de justice. C'est si humiliant que je vous propose de rajouter à cet arsenal grotesque qui faisait sourire les gendarmes chargés de l'appliquer, une prise de mes empreintes génitales pour mesurer l'effet de ces avanies sur un type de 73 ans qui ne fait que son devoir de citoyen avec une compétence de professionnel de la protection de l'enfance qu'il regrette simplement de ne pas voir plus répandue.

Après l'exposé de tout ceci, je ne sais donc s'il faut que je vous remercie d'avoir agi de machiavélique manière pour aider une famille que j'estime, et des gamins que le département, par ses sottises accumulées depuis plus d'un lustre a maltraités de manière infecte sous l'apparence flatteuse du devoir accompli, ou bien si vous vous êtes simplement contenté d'illustrer, de manière magistrale, avec Mme SAENZ-COBO, le mot de CASAMAYOR, rappelé à l'envi par M. DUPONT-MORETTI, du temps qu'il était avocat, selon lequel « la justice n'est qu'une administration parée du nom d'une vertu ».

A ce stade, vous êtes bien le seul qui puisse apporter la réponse à ma perplexité et à mon interrogation subséquente sur le point de savoir s'il faut que je vous salue ou non.

Songez à SAUL sur le chemin de Damas. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, et il serait très bon, simplement pour vous éviter le ridicule, que vous rappeliez à Mme Malika G. et à l'ineffable Stéphane C. ce qu'il peut en coûter de calomnier. Je relisais ces jours derniers « La grande histoire des français sous l'occupation », de Henri AMOUROUX, et j'y ai appris que parfois, même des agents du Sicherheits Dienst jetaient, écoeurés, des dénonciations trop ignobles à la poubelle. Les deux  sus-nommés auraient fait merveille dans ces temps troublés. Pensez-y !

 

Le temps infini que celui qu'elle appelait en 2015 « mon cher Ex » a pris pour s'en défendre l'a été au détriment de sa santé : qui y pense ? Et qui pense à l'état psychologique de Jacqueline, sa femme, que cette ignoble tinette renversée fait passer pour une sadique Mme Thénardier, avec des éléments qui relèvent du grand guignol ? A cet égard, l'équipe des gendarmes de Louhans, et notamment l'Adjudant TH. et la MLC G., ont su illustrer avec une perfection rarement atteinte à la fois le théorème attribué à feu Charles PASQUA que j'ai cité plus haut, et la loi de BRANDOLINI : « la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter une idiotie est supérieure d'un ordre de grandeur de 10 au moins, à celle nécessaire pour la produire ».

Pour ma part, j'ai essayé au maximum de faire en sorte que les choses soient bien plus simples, en restant, il me semble, dans le rationnel, la logique et les réalités vérifiables, notamment celles dont j'étais le témoin. Il est bien dommage, pour une bonne administration de la justice, que l'on n'ait pas tenu compte de mes témoignages et de mes observations, et que mes billets sur Médiapart n'aient pas été appréciés à leur juste valeur par la gendarme G. et sa hiérarchie. Je vous incite vivement à les relire avec attention.

Il est piquant enfin de constater que ce qui fait la conclusion, est mise de manière très révélatrice dès l' introduction de la synthèse de l'adjudant TH., à savoir « il n'y a pas de fumée sans feu », et était évoqué dès mon premier billet en date du 11 novembre 2019. N'écrivais-je pas alors ceci ? : « On a préféré en effet se fier à des rumeurs imbéciles sur le mode du « il n'y a pas de fumée sans feu », dicton infâme digne du temps où l'on dressait des bûchers pour les rouquins, et de dénonciations anonymes, dont la source unique est très probablement la seconde épouse de ROSSI essentiellement soucieuse de lui soutirer du pognon indu. Forcément, témoin de l'extrême crédulité de l'ASE en 2015, la finaude a largement bromégé la zone pour les gogos du service. Elle a su magnifiquement faire en sorte que les clignotants s'allument qui déclencheraient le branle-bas de combat, sans que quiconque aille voir qui pouvait trafiquer lesdits clignotants. Il eut été pertinent de ne pas s'en tenir à un réflexe pavlovien ! »

A tout hasard, et bien que j'aie choisi jusqu'à maintenant de me défendre sans avocat, connaissant les détails de cette affaire, digne d'une série Netflix échevelée, mieux que personne, je vous précise néanmoins que deux de mes enfants, qui ont la tête bien faite, sont avocats, l'un étant docteur en droit. Et ma belle-fille est avocate aussi.

 

Je vous prie de bien vouloir transmettre mes vœux de prompt rétablissement à Mme SAENZ-COBO, qui, m'a-t-on dit, doit lutter courageusement contre les effets de la COVID 19, sachant l'atteinte à son moral que ne manqueront pas d'entrainer les réponses de mon ami ROSSI à l'avalanche des accusations, insinuations, exagérations, détournements, voire délires totaux qui ont été formulés contre lui pendant plusieurs années. Le temps infini qu'il a pris pour se défendre d'un tombereau de sottises a été pris au détriment de sa santé : qui y pense ? Et qui pense à l'état psychologique de Jacqueline, sa femme, que l'on fait passer pour une sadique Mme Thénardier,  avec des éléments qui relèvent du grand guignol ?

Il va de soi que je suis à votre disposition et à celle de la justice mais dans un cadre autre que celui d'une mise en examen, ce dernier n'étant apprécié par moi que dans la mesure où l'on s'est acharné à ne pas m'entendre avec un cynisme remarquable, mais néanmoins de piètre qualité, car le vrai cynique tient compte des sentiments humains.

 

 

A Varanges, le 15 février 2021

 

 

 

Bernard BIGENWALD

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.