Trop de Blancs (pardon : Blanc.he.s) à vélo dans les rues de Londres

C’est Rokhaya Diallo qui va être contente, elle qui pense tout en terme de race, qui rêve de détruire le modèle républicain laïque que les Français ont mis deux siècles à construire et qui estime problématique que la compresse située au centre des pansements soit blanche car elle est trop visible sur la peau des Noir.e.s.

 

Pour Will Norman, commissaire à la marche et au cyclisme (walking and cycling commissionner)du maire Sadiq Kahn les utilisat.rices.eurs de vélos à Londres sont trop blanc.he.s.

 

Will Norman, s’est fâché tout rouge (continuons dans la métaphore colorée) car les chiffres montrent que les Noir.e.s et les Asiatique.e.s (dont chacun.e sait qu’aucun.e n’est blanc.he vu que tous les Asiatique.e.s sont jaune.e.s) ne représentent que 15 pour cent des utilisat.rice.eur.s de vélo de la ville. Trop peu de femmes et de personnes appartenant à des groupes ethniques (je suis de l’ethnie picardo-chtimie, et vous ?) minoritaires circulent à Londres. Les cycliste.e.s sont trop majoritairement blanc.hes, mâles, middle class selon Will Norman. Il est vrai qu’il n’est pas facile de pédaler en burqa ou en gandoura. En outre, toujours selon Will Norman, les projets de réseaux cyclistes permettant de relier les banlieues au centre de Londres ne sont qu’un simple moyen de « faire circuler plus vite les hommes d’âge moyen autour de la ville ». Le bon Will ne voit pas à quel point il est incongru que des pistes cyclables prévues pour relier les banlieues au centre ville servent à faire circuler les cyclistes autour de la ville, mais passons…

 

Selon Norman, les Noir.e.s et les Asiatique.e.s à vélo ne représentent que 15% de la totalité des cycliste.e.s alors qu’ils comptent pour beaucoup plus dans la population globale (40% de non-Blanc.he.s désormais dans la capitale). Londres doit donc affronter le « défi » de la diversité cycliste. Le commissaire envisage des cours de vélo pour les non-Blanc.he.s et les personnes âgées et, d’une manière générale, pour tous ceux qui ont peur d’enfourcher une bicyclette. Ainsi, l’objectif de doubler le nombre de cycliste.e.s d’ici 2026 serait atteint. Á Londres, 2% des déplacements s’effectuent à vélo (comme à Lyon, où les cycliste.e.s roulent davantage sur les trottoirs que sur les pistes cyclables – fuck les piéton.e.s), contre 3% à Paris, 12% à Berlin, 44% à Amsterdam et 55% à Copenhague.

 

 

PS : Il y a plusieurs mois, j’ai décidé de ne plus jamais acheminer (« forwarder ») des textes (politiques, syndicaux ou autres) écrits en écriture inclusive, même lorsque j’en partage la teneur et que j’estime utile de les faire connaître. On en est au point où même des présidents d’université (j’ai les noms) utilisent cette horreur politiquement correcte, donc de droite.

 

 

Trop de Blancs (pardon : Blanc.he.s) à vélo dans les rues de Londres

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