C’est quoi cette milice, même ?

 

Á l’arrière-plan, il semble qu’on ait affaire à des gendarmes. Peut-être des gardes mobiles, des costauds qui cognent dur quand ils en reçoivent l’ordre.

 

Mais à l’avant-plan, on fait face à douze créatures (par paire de deux) habillées de bric et de broc, affublées, à l’exception d’une d’entre elles, d’une arme de guerre. 11 de ces créatures sur 12 ne portent pas de pantalon réglementaire. Il n’y a pas deux hauts identiques. Comme ils portent un brassard de la police, ils peuvent être membres de forces de l’ordre mais aucun matricule n’est apparent. Les yeux et le nez font l’objet d’un maquillage qui serait ridicule dans des circonstances normales et qui vise vraisemblablement à faire peur.

 

On pourrait également penser que ces créatures font de la publicité pour Adidas, une seule d’entre elles portant des chaussures réglementaires.

 

Nous sommes en présence d’une des nombreuses milices du banquier éborgneur, hors du champ de la légalité, donc hors du champ républicain. Les « CRS-SS » de 1968 étaient des enfants de chœur, des danseuses en tutu, des petits bras, comparés à ces créatures irréelles.

 

On sait désormais que le système du banquier éborgneur a mis tout en place pour empêcher la moindre contestation démocratique. Un jour, ces créatures tireront à balles réelles. Les caciques de la République en Marche justifieront leurs crimes.

 

C’est quoi cette milice, même ?

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