Waiting for the Barbarians

La saillie de Jean-Luc Mélenchon contre “ les ” (il aurait dû dire “ des ”) flics barbares m'a remis en mémoire ce chef-d'œuvre de J.-M. Coetzee traduit en français par En attendant les barbares. Et qui n'a rien à voir avec ce qui suit.

 

Il n'est malheureusement plus nécessaire d'attendre la barbarie. Elle est là.

 

24 yeux crevés, c’est de la barbarie. Une vieille femme et un homme jeune tués, c’est de la barbarie. Des femmes traînées par les cheveux, rouées de coups et défigurées, c’est de la barbarie. Les mains arrachées c’est de la barbarie. Dire aux manifestants d'aller manifester en Pologne, c'est de la barbarie. Dire à un représentant de la Ligue des Droits de l'Homme : “ Je vous emmerde, vous nous péter les couilles ” ! C'est de la barbarie Etre un responsable syndical et dire d'un homme qui a perdu un œil : “ bien fait pour sa gueule ”, c'est de la barbarie !

 

PS : pour ce qui est de la première photo avec le petit enfant terrorisé et qui a peut-être pris un coup de matraque, que la justice ne nous dise pas qu'il a été impossible d'identifier le flic barbare. Tous ses voisins d'immeuble l'ont reconnu. La caissière du supermarché aussi. Quant à ses enfants...

 

Waiting for the Barbarians

 

Waiting for the Barbarians

 

Waiting for the Barbarians

 

Waiting for the Barbarians

 

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