Capables et incapables. 2017 était le véritable enjeu de 2012


Le texte qui suit a été publié une première fois, dans une version très légèrement différente, le 24 février 2012, sur le site de Télérama, où il était accompagné de nombreux enregistrements vidéo développant des points de vue évoqués dans l’article.

J’ai proposé à Mediapart de le republier un peu plus de deux années plus tard, c’est-à-dire après les élections municipales puis les élections européennes de 2014, et trois années avant les présidentielles de 2017, en mettant au passé les verbes qui étaient au présent, et en y insérant parfois quelques très brefs ajouts contextuels [entre crochets].




Tous les citoyens français savaient en 2012 – plus ou moins confusément – que l’enjeu de la campagne présidentielle était la disparition du monde qui apparut au cours du XXe siècle.

Face à cet état de fait stupéfiant que nul n’ignorait, aussi difficile qu’il pût être de le concevoir, la seule véritable question était la façon dont la France et l’Europe sauraient contribuer à la formation d’un autre monde.

Pour les candidats de droite et d’extrême droite, qui défendaient les intérêts de ceux qui spéculent sur cette faillite après l’avoir eux-mêmes provoquée en exploitant jusqu’à plus soif un modèle industriel qui est par là même devenu profondément toxique et autodestructeur, il s’agissait précisément de dénier cet effondrement (la revendication de restaurer un Etat fort par Marine Le Pen n’ayant pas d’autre but que de perpétuer l’ordre libéral prôné par son père [quels que puissent être les leurres que la fille dissémine depuis son accession à la direction du Front National. Sur la question du Front National, il est intéressant de revoir aujourd’hui le débat organisé par Mediapart le 5 avril 2013 entre Emmanuel Todd et moi]).

Les candidats de gauche semblaient présupposer qu’aborder le sujet de ce changement de monde serait électoralement suicidaire, comme s’il était impossible de faire confiance à leurs électeurs. Quant aux écologistes, on aurait voulu croire qu’ils posaient précisément cette question – mais leur problème était précisément de ne pas y parvenir, et d’échouer à faire en sorte que la société se posât cette question.

Faute d’un point de vue synthétique sur la nature et les enjeux de la crise, les thèses politiques des uns et des autres se présentaient plus comme des slogans que comme les analyses d’un état de fait.

Au cours d’une campagne électorale, à mesure que les candidats s’approchent de l’échéance, ils doivent avancer des propositions censées former un programme capable de concrétiser les réponses aux enjeux du scrutin. Faute d’avoir pu ou su poser correctement la ou les questions qui dominent le scrutin, les propositions deviennent de plus en plus sectorielles. Elles visent ainsi des électorats qui, en s’additionnant, sont censés aboutir à un succès politique.

Ces réponses sectorielles ne reposant cependant pas sur un point de vue d’ensemble, clairement négocié avec les citoyens au cours du débat public, elles emportent avec elles des contradictions et des ambiguïtés qu’une fois élu, le candidat devenu président aura bien du mal à assumer. Il faut évidemment distinguer ici entre les candidats considérés éligibles et ceux qui, ne l’étant vraisemblablement pas, font campagne pour peser sur ceux qui le sont. Quant à ces derniers, ils ne peuvent être effectivement élus qu’à la condition de rassembler des suffrages au-delà de leur électorat.

C’est parce qu’il devait être « rassembleur » que le candidat de gauche, François Hollande, ne pouvait pas et ne voulait pas parler de ce que les citoyens français savaient tous plus ou moins confusément [sauf lui-même et son appareil peut-être], à savoir que le véritable enjeu de ce scrutin était la disparition du modèle industriel consumériste qui s’était formé au XXe siècle, et l’apparition d’un nouveau monde, plus industriel encore, mais qui ne pourrait plus se développer sur le modèle consumériste – ce que chacun savait [sur ce savoir commun, cf. le Manifeste 2010 d’Ars Industrialis], aussi dépendant qu’il ou elle puisse être lui-même ou elle-même de ce consumérisme qui apparaissait alors [confusément mais] aux yeux de tous être l’agent d’une insupportable mécroissance (sur ce sujet, cf. Pour en finir avec la mécroissance, Christian Fauré, Alain Giffard et Bernard Stiegler, éditions Flammarion).

Or, c’est l’évitement de cet enjeu, sinon sa dissimulation, qui s’est s’avéré être suicidaire – sinon pour le candidat à la présidence qui parvint à être élu (par le fait même d’avoir contourné cette question), du moins pour le président effectivement élu qui fut issu de ce scrutin, et sur la base d’un tel refoulement.

Car d’un point de vue strictement politique, le véritable enjeu du scrutin de 2012, c’était celui du prochain scrutin [présidentiel] : celui de 2017. La question la plus préoccupante n’était pas de savoir si la famille Le Pen serait une fois de plus présente au second tour [de 2012] : elle était de s’assurer qu’elle ne parviendrait pas au pouvoir [en 2017] après cinq années de « gestion » de la crise sans qu’ait émergé la moindre perspective alternative. Alors, à l’issue d’un tel quinquennat, la famille Le Pen associée avec une partie de la droite dite parlementaire – celle qu’incarnait par exemple Christian Vanneste [en 2012 et à présent Copé et consorts] – aurait toutes les chances de prendre le pouvoir.

Face à ce danger bien plus imminent que ne l’imaginaient ceux qui disaient déjà, dans les années 1980, que le Front National n’était qu’un épiphénomène [comme le prétendait encore Emmanuel Todd l’an passé – Todd qui, si j’ai bien compris ce qu’il m’a fièrement dit après notre débat, « conseillait » alors Hollande sur ce sujet], il n’y avait qu’une voie possible : la lucidité, et la revendication de ce qu’elle seule procure – la franchise et la clarté, qui procurent elles-mêmes la confiance et le crédit, sans lesquels aucune action n’est durablement possible.

Les Français savaient tous que nous étions entrés [en 2012 et depuis 2008] dans une période de transition. Les organisations politiques porteuses d’avenir auraient dû leur fournir une compréhension des éléments de rupture qui, s’opposant, auraient constitué la dynamique de cette période – et qui se seraient opposés de plus en plus comme l’avant et l’après de cette période. En tant qu’organisations politiques exerçant le pouvoir, elles auraient dû faire émerger des possibilités de composition et de recomposition entre ces éléments opposés. C’est ce qui constituait précisément la tâche et le travail de la transition : un chantier de négociations aurait pu et dû être ouvert pour que s’instaurât une économie de transition.

Cette économie de transition [qui est beaucoup plus que la « transition énergétique » : elle est ce qui doit venir affronter l’automatisation intégrale – sur ce point cf. une séance du séminaire De quoi demain sera-t-il fait ?, les Entretiens du nouveau monde industriel 2013, et une conférence sur le travail au Théâtre du Rond-Point], est ce que [sous la présidence de François Hollande] les logiques spéculatives qu’a installées la financiarisation voulurent empêcher.

La financiarisation a fait de la mondialisation une guerre économique mondiale dont les peuples découvrirent avec 2008 les ruines, et à laquelle il fallait mettre un terme par la négociation d’un traité de paix économique : l’économie de transition nécessitait cette pacification, c’est-à-dire la fin de la mondialisation conçue sur le modèle de la révolution conservatrice et de l’ultralibéralisme qui en ont été les chefs d’orchestre, et qui ravagent le monde depuis plus de trente ans  (et sur ce sujet, cf. Philosophie Magazine au mois de septembre 2011).

Ce qui désormais tombe en ruine est la société industrielle fondée sur l’opposition fonctionnelle entre, d’un côté, des producteurs prolétarisés, c’est à dire privés de savoir-faire, et de l’autre côté, des consommateurs eux-mêmes prolétarisés, parce que structurellement privés de leurs savoir-vivre : ceux-ci sont remplacés par les modèles comportementaux que standardise le marketing – et qui généralisent l’irresponsabilité. Emportés dans l’organisation systématique de l’obsolescence et de la jetabilité, soumis à une constante pression à la baisse exercée sur le coût d’un emploi qui n’a plus rien à voir avec un travail, producteurs et consommateurs sont devenus inexorablement insolvables.

Mais ce sont tout aussi bien les organisations publiques et privées qui ont par là même perdu tout crédit – et il en va ainsi parce que cette société a conduit à un processus d’incapacitationgénéralisée. Amartya Sen a montré que la mortalité est plus élevée à Harlem qu’au Bengladesh parce que dans ce pays très pauvre, les savoir vivre ensemble n’ont pas été détruits [par le consumérisme], et parce que ce que cet économiste appelle la « capacitation » des individus et des groupes [qui n’est pas simplement l’empowerment] y est encore vive.

Quant à nous, nous vivons le temps de l'incapacité – et nous nous sentons de plus en plus impuissants, parce nous tendons à devenir structurellement incapables.

Pour surmonter la situation dramatique où l’humanité s’est précipitée au cours des dernières décennies, la reconstitution des capacités aurait dû devenir la priorité des priorités – ce qui était d’autant plus accessible qu’une économie de la contribution émerge sur les ruines du consumérisme, qui est fondée sur la reconstitution de savoirs et de processus de capacitation qui tirent le meilleur parti possible des technologies et réseaux numériques [cependant que les modèles contributifs développés par les nouveaux géants américains, outre qu’ils sont mortels pour l’économie européenne, développent au contraire des processus hyperconsuméristes et hyperprolétarisants, mais également voués à l’échec – cf. sur ce point « Pharmacologie de la contribution », conférence donnée au cours du festival Ouishare].

L’économie consumériste aura reposé sur l’extension de l’incapacitation tout au long du XXe siècle qui aura fini par atteindre les décideurs publics et privés au début du XXIe siècle, rendant les banques tout aussi bien que les Etats actuellement ou potentiellement insolvables [et donnant aux citoyens le sentiment d’être dirigés par des incapables]. Dans ce processus, ce n’est pas la technologie qui aura été le facteur incapacitant, mais un rapport toxique à la technologie, exclusivement mise au service des profits [c’est-à-dire structurellement entropique] et destructrice en cela de savoirs et donc de responsabilités.

La perte de capacités, c’est-à-dire de savoirs, quelles que soient leurs formes – savoir-vivre, savoir-faire, savoir théoriser – est ce qui résulte d’une socialisation de la technologie orientée exclusivement par l’objectif d’accumuler des profits qui, dès lors, ne se réinvestissent plus : détruisant tout rapport au long terme (et tout savoir est un rapport au long terme), parce que créant une insolvabilité structurelle, les profits deviennent eux-mêmes structurellement spéculatifs, c’est-à-dire incapables de produire du crédit : c’est ce fonctionnement qui engendre une dette qui devient insupportable parce qu’elle ne nourrit plus aucune croyance collective dans un avenir possible. Détruisant le crédit, cet endettement spéculatif ne peut que devenir insupportable, c’est-à-dire insolvable.

Vers la fin du XXe siècle, les savoirs formels ont été à leur tour réduits à néant : passés dans les appareils, ils ont désintégré les savoirs théoriques, c’est-à-dire critiques – laissant les humains stupéfaits, stupides et désarmés parce que privés de toute capacité critique, par exemple face aux robots financiers, qui remplacent la décision économique réfléchie par le mécanisme spéculatif aveugle conduisant au désinvestissement, à l’insolvabilité, à la paralysie et au règne de la bêtise systémique. C’est ce qu’Alan Greenspan lui-même décrivit devant la chambre des Représentants qui, à Washington, fin 2008, lui demandait des comptes après l’effondrement de la banque Lehmann Brothers. C’est aussi ce dont souffre et que décrit Nicholas Carr. [C’est aussi ce en quoi consiste le story telling mortifère des « big data » ; cf. comme exemple mortifère Chris Anderson, The end of theory].

Il n’y a pas d’avenir en dehors d’un immense processus de recapacitation de tous et dans tous les domaines. Ce mouvement a déjà commencé – dans ce que nous appelons l’économie de la contribution. C’est ce mouvement porteur d’une véritable alternative industrielle qui aurait dû fournir au quinquennat de François Hollande sa perspective d’ensemble et s’y décliner sur tous les registres:

par une politique industrielle de recherche et de développement de technologies de capacitation, et de soutien aux entreprises qui s’y seraient engagées [à l’opposé de la reconduction d’une politique économique obsolète et ruineuse pour l’avenir parce que fondée sur une vision industrielle totalement caduque : bien avant le « pacte de responsabilité », le rapport Gallois sur l’avenir industriel de la France aura donné le ton de ce quinquennat, à savoir : une immense incompréhension des enjeux de notre époque. Ce rapport, qui ne propose aucune vision de l’avenir industriel, ne dit pas un mot de l’énorme bouleversement qu’engendre la technologie numérique],

par une politique éducative entièrement reconçue en vue de faire de l’écriture numérique un support de savoir, et non un organe de destruction des savoirs, ce qui suppose de repenser en profondeur la politique universitaire aussi bien en termes de formation que de recherche [et cela ne saurait se réduire à l’introduction de tablettes numétriques et autres innombrables gadgets pseudo-éducatifs à travers lesquels il s’agit trop souvent de transformer l’éducation en un marché, et non d’inventer un nouvel âge des savoirs – sur ce sujet cf. le précédent article de ce blog],

par une politique culturelle réinvestissant l’éducation populaire [à l’époque de la renaissance de la figure de l’amateur suscitée par la technologie contributive], et pensée en relation étroite avec la politique éducative et avec une politique éditoriale qui relance dans le contexte contributif l’avenir de la presse et des médias par des investissements appropriés dans l’éducation [plutôt que de laisser pourrir aujourd’hui le quotidien Libération, demain Gallimard, après-demain France Télévision, etc. – cette politique culturelle portant le statut de l’intermittence au rang de modèle pour une nouvelle conception du travail et de sa rémunération dans une société où l’automatisation rendra l’emploi toujours plus rare, et, à terme, rendra obsolète la société fondée sur la redistribution de pouvoir d’achat via le salaire],

par une politique économique privilégiant systématiquement et par toutes les voies possibles la mobilisation des crédits dans les investissements contributifs [et non par le pacte d’une pseudo-responsabilité qui vise tout au contraire à conforter l’organisation systémique de l’irresponsabilité en quoi consiste le consumérisme agonisant, là où il faut mettre en œuvre une politique économique préparant sereinement la société au remplacement du salaire par un revenu contributif, abandonnant ainsi la fable du retour à l’emploi, et mettant en perspective la nouvelle rationalité économique induite par l’automatisation],

par une politique énergétique fondée sur des réseaux contributifs, c’est-à-dire abandonnant progressivement l’organisation centralisée de la production et de la distribution des énergies, et organisant la responsabilité distribuée en matière de rationalité de la production et de la dépense d’énergies,

par une politique fiscale contributive, luttant contre l’évasion facilitée par les réseaux numériques et le commerce électronique, et venant renforcer les politiques territoriales contributives, c’est-à-dire valorisant les externalités positives générées par les réseaux contributifs dans le cadre de ce que Yann Moulier Boutang a appelé l’économie pollen [politique qui deviendra toujours plus nécessaire face aux effets de l’automatisation généralisée, et dans le contexte de l’économie des data décrite par le rapport Colin et Collin sur la nécessaire évolution de la fiscalité dans le contexte numérique],

par une politique du travail, c’est-à-dire du temps de travail, qui valorise [à travers le revenu contributif et le nouveau droit du travail qui doit en définir les principes, mais aussi à travers une politique de formation non plus professionnelle mais contributive, et totalement repensée] la capacitation, plutôt que l’emploi fondé sur l’incapacitation – et ici, nous nous référons aux travaux que Maurizio Lazzarato a menés avec la coordination Ile-de-France des Intermittents du spectacle (cf Intermittents et précaires, éditions Amsterdam, avec Antonella Corsani) ;

par une politique de santé publique qui entame le long et beau chantier d’une reconstruction des savoir-vivre, c’est-à-dire aussi des savoir-manger et prendre soin de soi, des siens et des autres, substituant le savoir d’achat au pouvoir d’achat, et qui ne fasse pas sans cesse appel aux professionnels de la santé et à l’industrie chimique du médicament qui exploite les effets de l’incapacitation par une logique de production de PIB ruineuse pour les systèmes de protection sociale, et mauvaise pour la santé des individus,

par une politique du logement réinventant l’habitat social, la propriété collective, l’appropriation et la construction contributive comme le propose Patrick Bouchain [cf. également les travaux de l’école éphémère conduite à Marseille avec le théâtre de la Cité]

Le président de la République qui a été élu en 2012 aurait pu et dû mettre en perspective ce qui, dans ce moment de transition, était [et est encore et plus que jamais] perçu comme une insoluble contradiction entre le passé et l’avenir.

Qu’il y ait des moments de contradiction, c’est ce qui fait l’Histoire – et c’est ce qui se résout par la violence lorsque les hommes et les femmes ne trouvent pas par la pensée et la bonne volonté leur nouveau chemin. C’est ce que les Français, les Européens et l’immense majorité des citoyens du monde entier veulent [encore] éviter.

Mais ils ne peuvent contribuer eux-mêmes à dépasser pacifiquement cette contradiction qu’à la condition que leurs représentants politiques jouent leur rôle, qui est de leur proposer un chemin en comptant sur leur intelligence au lieu de spéculer sur leurs tentations régressives – soit en les exploitant, soit en les craignant.

De telles tentations sont omniprésentes, sinon omnipotentes, parce que chacun de nous est habité en permanence par des tendances qui, en se contredisant, font de chacun de nous un « système dynamique » en équilibre métastable (plus ou moins en mouvement, entre équilibre et déséquilibre). D’un côté nous voulons conserver ce qui est, de l’autre nous voulons dépasser ce qui est : les négociations en quoi consiste la vie sociale se jouent d’abord en nous-mêmes, et avec nous-mêmes. Mais ce « nous-mêmes » est ce qui se produit au sein de « nous-autres » : dans et avec le groupe au sein duquel chacun de nous vit et devient parmi ces autres (sur ce sujet, cf. le Manifeste 2010 d’Ars Industrialis, déjà cité).

Dans une période de contradictions, un chef politique doit faire entrer en résonance les tendances psychiques et les tendances historiques pour les conduire à négocier un chemin pacifique. Cela suppose qu’il ait lui-même une capacité à voir loin – c’est-à-dire à projeter un horizon, au-delà des seules propositions sectorielles, leur conférant un sens, et donnant le sentiment que la France va quelque part, c’est-à-dire, en l’occurrence, ouvre une voie pour que se négocie pacifiquement une transition qui concerne aussi l’Europe et le monde entier, et l’avenir de la France passe par la réinvention de l’Europe, qui doit faire de l’économie contributive sa grande politique.

Il n’est pas possible d’appréhender séparément politique industrielle, politique éducative, politique de recherche, politique culturelle, aménagement du territoire, politique de santé publique, politique énergétique et environnementale, politique de l’habitat, politique de l’emploi et politique fiscale. À travers tous ces secteurs, la conduite d’une transition de l’économie consumériste à l’économie de la contribution peut et doit constituer le fil d’Ariane de la politique à venir en Europe comme en France. 

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