beyeimpact
Abonné·e de Mediapart

11 Billets

0 Édition

Billet de blog 26 nov. 2021

Pour une poéthique de la résistance  IIe Partie Et la France Afrique...

beyeimpact
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Pour une poéthique de la résistance

IIè Partie

Et la France Afrique fétichisée en Afrique France parée d’une vertu…

La France n’est plus la France elle tangue/réduite à une succursale déphasée du mondialisme trébuche/se consume d’une inculture entretenue à oxyder Arts & Lettres /promeut la politique émotionnelle aux débats rances dans une esquisse de la danse du ventre/substitue des murs aux ponts non sans s’affranchir des contraintes d’adaptation à l’Afrique/couplant à l’envi le désir ardent de son souverainisme sinon nationalisme/avec son acharnement contre toute souveraineté africaine/sur fond d’affiche patente d’un négationnisme implicite des crimes/tombée en naïveté quant au maintien du statut quo des anciennes colonies sous contrainte/par des pratiques manipulatoires d’un autre âge/elle se réveille péniblement de ses erreurs avisant implicitement/tout pays de la zone franc plus jamais il n’aura son aval ou soutien/pour des écarts qui mettraient ses populations dans la rue/trop à faire déjà avec le Mali la Centre Afrique le Burkina sans compter l’Algérie/et v’là dit un chef d’état Africain averti en vaut deux/la France oublieuse en revisite de sa pensée et sa méthode de domination cherche ses marques/bah la v’là rattrapée par sa gourmandise séculaire/ne sachant pas que«le gourmand creuse sa tombe avec ses dents»/de la valse désarticulée nourrie de propos désobligeants/au tango endiablé de chantages et intimidations/elle oscille somnolente le long de voies aussi variées que surprenantes/hoquette pour finir par bégayer de sa di-plo-ma-tie à jamais artificialisée au bord du coma géopolitique/ah ! ça ne tourne plus rond pour elle quasiment en tout au Sud comme au Nord/la persistance dans l’erreur de déconsidérer l’Afrique et sa diaspora/malgré entre autres la vigoureuse contribution des tirailleurs sénégalais pour sa libération/les exécutions sommaires perpétuées au Camp Thiaroye jamais réparées/aussi la confiance mise dans leurs si longues relations par l’humanité qui lui sied/non sans rappeler que nous activistes irréductibles panafricanistes n’avons cessé de l’interpeler avec décence/le siècle dernier dans une de mes adresses entre autres[i]poétiques/transpire la perspective de rupture brutale par nécessité/encore « Me brûlent mes pas nomades à trainer/les refus-boulets de l’Occident de concevoir/ma place au soleil ici et là et même dis-je/CHEZ MOI, longtemps déjà sous hypothèque »[ii]/maisque fallait-il encore pour dissuader cette France d’une inhumanité dont elle se délecte ?/une inhumanité deplus de six cents ans toujours là-bas avec froideur/emmurée dans un silence atomique face ce continent dit « pauvre »/la v’là en désir croissant d’y semer la débâcle/«mais pour combien de temps ?/oui combien de temps encore/la mise en sourdine des sourires/le silence des poèmes dits au crépuscule la fin des veillées de contes ?»[iii]/lassée de l’humanitaire tronqué de l’effacement de la dette qui n’en est pas une, etc. etcétéra/la jeunesse africaine de l’Angola au Sénégal génération après génération ensevelie/sous les décombres des pillages et des guerres alibi/manifeste  ferme son courroux «A hungry man is a angry man»[iv] !elle vote avec ses pieds finalement/foulant la décence jusqu’ici observée pour arracher son territoire tombé presqu’en agonie/elle panafricaine résolue à jamais fait fi de la machine de guerre/en terre Sankara se dressent les enfants Soweto bels et rebelles/le Faso dis-je l’Afrique se Sud Africanise/la révolte voire révolution tellement à l’unisson qu’elle fit faire à la France une sortie de route géostratégique

Eh ! la terreur semée sous les tropiques est si banalisée que la prolongation se joue sur son terrain/des attaques impalpables d’un ciblage chirurgical des souverainistes panafricanistes résolus/des attaques conduites avec la complicité d’indigents nègres et bougnoules frelatés en échec/au point que la société secrète une incongruité insidieuse dans un délitement de divers démembrements de l’appareil d’état/v’là la ville en arène permanente de soubresauts cryptés/livrer un type nouveau de tauromachie en roue libre sur le bitume le rail dans le ciel en mer et tous lieux fermés/le socle social français miné par la guerre silencieuse/sur fond de filatures massives soutenues/à récurrence gestapiste dans les bois, parcs, Square Édouard-Vaillant 20é Paris…/l’enceinte des hôpitaux Tenon, Saint-Antoine et centres de santé[v]…/là on ne peut plus étrange comme laboratoire social en milieu professionnel/tant l’excellence en anthropologie de travail d’agents doubles est de fait/dès l’entrée rue de Chine sur le banc de cour jusqu’à la consultation/en passant par la cour pardon la basse-cour entre ancien et nouveau bâtiments/à Tenon comme à Saint Antoine à chacun de mes passages/des personnels en cirque de rire cassé si crédules et incultes/se disputent les places pour le voyeurisme à ciel ouvert/si ce n’est d’ailleurs du cannibalisme social de la cible rompue à la résistance/la bête pas si bête que ça situe les embuscades par-ci/manipulations de l’opinion intimidation chantage/au-delà mouchardage et entraves à la Poste Daumesnil, la Poste Avenue Vaugirard/le bistro negro rue Decaen Paris 12è/ah l’indigente Agathe la négresse estampillée exclue/embrigadée pour les sales besognes de pionne se croit en fin « intégrée »/bancale mal fagotée vieillissante elle renifle les pas du panafricaniste que je suis depuis l’aube de mon adolescence/dès Auchan Daumesnil elle relaie des piquets humains le long des Boulevard et Rue de Reuilly/à la rue de Moulinet Paris 13è sont aux aguets des commerçants et des négros riverains préposés au pistage/la filature au Centre commercial Italie 2, les Halles, des nègres pions rue Affre Paris 18è partout/diffamation calomnie à flot diarrhéique la jalousie en purgatoire involontaire/eh man ! la résistance for evermalgré que «la hargne qui s’élève du nègre est rompue/et continu pourtant au grand jour/le sarcasme le blasphème le regard indécent/mais debout»[vi]/

Vois-tu il y’ en a qui rêvent d’une guerre de liquidation ciblée il y a fort longtemps/avec épées d’empruntla négresse frelatée la beurette roussie toutes au regard qui siffle « What do you mean, Gun ?»/et le nègre de service de souhaiter l’asphalte se muer en rouge sang de boucherie humaine/eh ! pas un,  pas deux, c’est une foultitude de pions coupeurs de routes/ha ha haaa que des négros et bougnoules affamés au désarroi/de milieu social pauvre comme un rat d’église/opérant en dealers d’un genre nouveau indics des tueurs à gage/et autres préposés au kidnapping à l’empoisonnement prolifèrent/pour contrer le projet africain individuel et collectif/et que cette guerre m’agrée par son insidieuse obstination d’une beauté poétique/sans cruauté apparente de me profiler en cadavre ambulant/c’en est une guerre silencieuse qui m’est au final d’un confort insolite/tant dans sa tenue quotidienne en tout lieu à toute heure/que dans sa visée de mon élimination dis-je mon érection en martyr inespéré/au moment où l’effritement du socle social est en parachèvement presque/sous caution tacite de manipulés indéniablement patentés/la terreur en polissage sur un matelas de mensonges gagne les esprits par anesthésie financière/dis-je cette guerre m’enchante par son ampleur à accorder à ma toute modeste personne une envergure/si grande aux yeux de nègre-sse-s frelaté-e-s de bougnoules rétrécis et autres pions/qu’ils livrent eux-mêmes l’attestation de leur petitesse et inculture abyssale/nourries de souffrances endurées pour mon intégrité mon bonheur de vivre/ma résistance irréductible aux chantage menace harcèlement/point d’achat de ma conscience/en non parvenu la dépossession appuyée d’une démystification absolue je la vis telle une religion/que serait la vie sans la mort ?/là est déjà ma première dépossession sous l’angle spirituel/et davantage matérielle dans la défense de mes intérêts au quotidien en anti colonialisme pragmatique/la liberté n’est pas un luxe ce qui fait de chacun un résistant par devoir/individuelle ou collective la liberté est un impératif au-dessus de tout/dis-je absolument tout au prix d’une mort non naturelle/liberté qui requiert le combat par adaptation circonstancielle/bien sûr celui des idées d’abord «la plume plus forte que l’épée» consacre la paix/s’enchanter d’aller là où on veut quand on veut comme on veut/la mort sera au rendez-vous ou pas aucune importance

Haro sur la fabrique industrielle de slogans d’aliénation mentale/pour les gavés aux fausses certitudes égrenées pour parole d’évangile/rien que du charlatanisme politique par les crieurs au marché deduperieélectorale/pourunsupposé remède contre l’immigraine[vii]/mais épouvantail pour les exclus Agathe et autres non avertis/impensable pour d’autres car «la langue de bois relève du recèle de privilège»[viii]/cette posture des plus normales dérange tant il se joue au cœur de nos villes une guérilla urbaine/sanction du délit d’opinion aggravé pour résistance assumée et indisposition pour bien-être affichée/le récit national fantasmé de s’imprimer tortueusement sur cette arrière scène gestapiste/notre pays sous haute surveillance officieuse par son maillage/avec des bunkers aériens sous couvert d’habitation/eh op ! survient en prélude la furie le séparatismedis-je sé pa rat ismeconcept fumeux/qui transpire la grenade lacry market-idéologisme[ix]différencié/du pur attrape nigaud pourtant au pays d’immigrationnisme/tout le monde presque immigré par-delà les montagnes les mers/v’là que dans le cycle de mystification des masses/est brandi au prochain hé toi pas prénom français…/ha ! ha !haaa ! quelle inculture additionnelle ce crétinisme nouveau de la société/ici comme ailleurs point de prénom national s’il n’est vernaculaire/grâce aux livres saints sources fondamentales et universelles/on dit ici Michel-le, là-bas Miguel, ailleurs Mickael... d’une racine latine commune/s’en suit juste une déclinaison locale en la nationalisation respective des prénoms/ comme déjà dit dans mon essai/à l’aveuglette survient l’entreprise de consolidation du séparatisme officieux/mais « la fin de l’idylle de la France avec l’Afrique est-ce pour demain ?»/«et le mariage c’en sera terminé emportant même les plus obstinés »[x]écrivais-je il y a bientôt vingt-cinqans/ce risque devenu réalité commande le sursaut Élyséen estampillé gravement Afrique-France/presqu’un simulacre de l’exposition universelle à l’envers pour rattrapage/une pièce d’opéra c’en est une finalement/qui renvoie l’image de la scène où le patron Japonais/laisse soulager ses employés honteusement exploités/par déversement sur lui  de la tonne et le quintal de cris de souffrances et colères endurées/marque d’acceptation de leur soumission à poursuivre n’est-pas ?/d’où tacite reconduction de la licence d’exploitation de quatorze nations/une farce politico-juridique juvénileévidemment en ce cirque de promesses/v’là la France Afrique fétichisée en Afrique France parée de vertu…/mais en réalité de subtiles hypothèques des territoires en perspective/sauf que la déconnexion soutient Samir Amine plus qu’un désir c’est un impératif pour une Afrique panafricaine/des actes industrieux posés initiés par la masse critique consciente sont légion/besoin est-il de rééditer son plaidoyer d’antan ?/«libre dans la pauvreté qu’esclave dans l’opulence»[xi]eh tu sais le nègre«… préfère vers l’heure où la lune amoureuse/parle à l’oreille des cocotiers penchés/écouter ce que dit dans la nuit…et bien d’autres choses encore/qui ne sont pas dans leurs livres/les nègres… n’ont que trop travaillé…»[xii]gracieusement/bah la sentence de la déconnexion est sans appel et l’alliance équitable à promouvoir si affinités…

SEYDOU BEYE

beyeimpact.art@gmail.com

Signaler SVP toute anomalie

[i]L’intégration alibi une guillotine sociale - Réplique pour une sociéthique. Essai, Ed. L’harmattan, 2009 ; et autres formes de contributions.

[ii]« Un voyage de fiel»inLes brisures de soleil, Recueil Poésie, L’Harmattan -1998.

[iii]«Le vent héraut » in La mer retournée – Politique du politique verbe », Recueil Poésie, L’Harmattan - 2004.

[iv]Bob Marley

[v]Hôpitaux Paris : Tenon 20è  ; Saint Antoine 12è ; Hôpital 14è rue Raymond Losserand - Centres de santé : MGEN 15è, Moulinet 13è, Maubert Mutualité 5è Paris…

[vi]«Harlem » inLes brisures de soleil - Recueil Poésie, L’Harmattan -1998.

[vii]Immigraine mon terme consacré signifiant la maladie psychosomatique dont sont atteints les obsédés de l’immigration (cf. mon Essai).

[viii]« Les mots du silence » inLes brisures de soleil - Recueil Poésie, L’Harmattan -1998.

[ix]Mon terme consacré : une idéologie extrêmiste marketée, qui doit faire l’effet social d’une bombe lacry

[x]Langue épouse in « Cantique pour femme »Recueil Poésie, Ed. Nouvelles du Sud – 1998.

[xi]Président Ameth Sékou Touré

[xii]Prière d’un petit enfant nègre pp. 86-87 in Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache – de la langue française ; L. S. Senghor / PUF 1992.

L’auteur n’a pas autorisé les commentaires sur ce billet

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Zemmour : les « Zouaves Paris » derrière les violences
Le groupuscule « Zouaves Paris » a revendiqué lundi, dans une vidéo, les violences commises à l’égard de militants antiracistes lors du meeting d’Éric Zemmour à Villepinte. Non seulement le candidat n’a pas condamné les violences, mais des responsables de la sécurité ont remercié leurs auteurs.
par Sébastien Bourdon, Karl Laske et Marine Turchi
Journal — Médias
Un infernal piège médiatique
Émaillé de violences, le premier meeting de campagne d’Éric Zemmour lui a permis de se poser en cible de la « meute » médiatique. Le candidat de l’ultradroite utilise la victimisation et des méthodes d’agit-prop qui ont déjà égaré les médias états-uniens lorsque Donald Trump a émergé. Il est urgent que les médias français prennent la mesure du piège immense auquel ils sont confrontés.  
par Mathieu Magnaudeix
Journal — Social
Les syndicalistes dans le viseur
Dans plusieurs directions régionales de l’entreprise, les représentants du personnel perçus comme trop remuants affirment subir des pressions et écoper de multiples sanctions. La justice est saisie.
par Cécile Hautefeuille et Dan Israel
Journal
Fonderies : un secteur en plein marasme
L’usine SAM, dans l’Aveyron, dont la cessation d’activité vient d’être prononcée, rejoint une longue liste de fonderies, sous-traitantes de l’automobile, fermées ou en sursis. Pour les acteurs de la filière, la crise économique et l’essor des moteurs électriques ont bon dos. Ils pointent la responsabilité des constructeurs.
par Cécile Hautefeuille

La sélection du Club

Billet d’édition
Dimanche 5 décembre : un déchirement
Retour sur cette mobilisation antifasciste lourde de sens.
par Joseph Siraudeau
Billet de blog
Aimé Césaire : les origines coloniales du fascisme
Quel est le lien entre colonisation et fascisme ? Comme toujours... c'est le capitalisme ! Mais pour bien comprendre leur relation, il faut qu'on discute avec Aimé Césaire.
par Jean-Marc B
Billet de blog
Le fascisme est faible quand le mouvement de classe est fort
Paris s’apprête à manifester contre le candidat fasciste Éric Zemmour, dimanche 5 décembre, à l’appel de la CGT, de Solidaires et de la Jeune Garde Paris. Réflexions sur le rôle moteur, essentiel, que doit jouer le mouvement syndical dans la construction d’un front unitaire antifasciste.
par Guillaume Goutte
Billet de blog
« Pas de plateforme pour le fascisme » et « liberté d’expression »
Alors que commence la campagne présidentielle et que des militants antifascistes se donnent pour projet de perturber ou d’empêcher l’expression publique de l’extrême droite et notamment de la campagne d’Éric Zemmour se multiplient les voix qui tendent à comparer ces pratiques au fascisme et accusent les militants autonomes de « censure », d' « intolérance » voire d’ « antidémocratie »...
par Geoffroy de Lagasnerie