COVID-19, logistique et santé au travail

Le milieu de la logistique estime avoir été fortement sollicité et continuellement sous pression pendant, notamment depuis le pic de l'épidémie COVID-19. Certaines personnes parlent d’une situation sanitaire et économique inédite et difficile. Les syndicats tirent la sonnette et le gouvernement semble proposer quelques solutions, mais le plus difficile de la crise semble encore à venir.

Contexte         

L’épisode COVID-19 à pris au dépourvu beaucoup d’entreprises et d’industries, avec une répercutions importante sur l’ensemble de leurs activités.

Durant l’épidémie, les acteurs ont tous été sollicité de façons différentes.

Par exemple :

  • Des industries de production ayant des fournisseurs étrangers ont dû fermer car il y avait de trop grande difficulté à s’approvisionner.
  • La chaîne logistique de la grande distribution a été fortement mise sous pression pour soutenir la nation et que les magasins restent ouverts durant dans cette épreuve difficile.
  • Une très grande partie du personnel de réception et de manutention de plusieurs secteurs a été d’une façon ou d’un autre exposé au virus à un moment de la crise

Dans l’objectif de gérer la crise, des premiers pas du gouvernement ont été fait. Il s’agit d’accompagner les professionnels en difficultés (notamment avec le déploiement d’aides sur fonds publics et de prêts garantis par l’état). Ces décisions ont été ont motivé par des syndicats qui ont pour cela très tôt tiré la sonnette d’alarme.

Pénuries de personnel, restrictions des livraisons, changements d’organisation brutaux, l'ensemble de la filière Supply Chain était alors sous haute tension. Certains services achats sont toujours perturbés et recherchent encore des moyens d’équilibré leurs coûts et les risques de leur stratégie

Les entreprises dans la ligne de mire de la faillite

Bien que présent chez les grands groupe, beaucoup d’entreprise ont rendu lame, l’épisode du COVID-19 aurait signé l’arrêt de mort chez beaucoup d’entrepreneur. Les patrons de petites entreprises sont les premières victimes de ce drame.

Il semble que les entreprises soient face à des défit nouveaux pour se remettre de cette épisode difficile.

En effet, même après les réouvertures d’usines et d’autres surfaces, la plupart d’entre elle ont encore un peu de mal à atteindre plus de 50% de leur capacité d’avant la crise. Ainsi, dans certaines branches, il est possible que certaines industries renoncent à des phases de maintenance pour faire face à la production.  

Une partie des collaborateurs s'estiment maintenant oubliés 

Bien qu’ayant conscience d’avoir effectué un geste admirable pour la nation, une partie des salariés ayant pris des risques d’expositions au virus, sur le terrain ou dans les bureaux disent avoir été abandonné par le gouvernement. Certains mêmes disent que le gouvernement ne les a jamais écoutés.

Même si beaucoup reconnaissent le caractère nouveau et inattendu de la crise, il semble y avoir maintenant un équilibre très fragile entre les moyens mis en œuvre par l’état et les efforts des destinataires.

Un mal-être grandissant

L’on recense une augmentation de certains problèmes ces derniers mois.  

En effet, même si une grosse partie de l’économie a été à l’arrêt et que beaucoup d’employés ont été mis au chômage partiel ou en travail distance depuis leur domicile, une bonne partie d’entre eux était sur le terrain, exposé aux risques et parfois même sous pression de la part des employeurs.  

L’on étend de plus en plus parlé de :

  • Augmentation des cas de stress et de dépression, ce qui traduit un profond mal-être de certains métiers qui étaient déjà sous tension.
  • Mauvaise prise en considération du risque d’exposition au virus dans certaines entreprises. Certains groupes n’ont toujours pas pris des mesures d’hygiènes nécessaires alors que le port du masque est maintenant obligatoire en entreprise.
  • Le personnel enfermé à l’intérieur d’un entrepôt peut toujours s’auto-contaminer dans ces lieux clos pouvant parfois constituer des clusters.
  • L’on dénombre un accroissement de certains problèmes physiques touchant la santé des personnes ayant continué à travailler. En particulier chez ceux qui ont un travail nécessitant des ports de charge lourde ou le maintien d’une posture usante pour leur corps trop longtemps. Certains métiers sont déjà sujets à des troubles physiques (sur les cervicales, la colonne vertébrale, le cou,…). Les problèmes vertébraux chez les conducteurs routiers qui passent de longues journées au volant est par exemple un vrai problème.
  • Etc…

Qu'en disent les syndicats et les politiques 

La FNTR, L’OTRE et l’Union TLF appellent l’Etat à faire de son mieux pour accompagner et soutenir la filière logistique, en particulier les conducteurs et les employés logisticiens. Pouvoir assurer le rebond des entreprises et des salariés faces à la crise est un enjeu stratégique.

Néanmoins, certains syndicats émettent plus de doutes sur l’action gouvernementale.

Pour rappel : Patrick Clos, secrétaire général chez FO Transports et logistique disait même à l’époque "Des bidons d’eau et du savon, voilà la seule protection que l’on donne aux chauffeurs routiers pour aller travailler ».

Une liste de FO évoquait à l’époque un manque persistant de masques, de gants, de gel hydro alcoolique.

En effet, certains points avaient des sanitaires sales ou fermés il y a encore peu temps (certaines bases logistiques, aires de repos, restaurant…). Autant de problèmes qui semblent se résoudre mais nécessitent néanmoins de rester vigilant.

L’arrêté du 19 mars 2020 , traitant de divers moyens de lutte contre la propagation du virus prévoyait pourtant des mesures face à ces difficultés.  Jusqu’à aujourd’hui, beaucoup d’entreprises et d’organisations ne jouent pas le jeu et quelques personnels travaillant restent exposés.  

Du son côté, la voix du gouvernement s’est toujours voulu rassurante et les équipes du premier ministre promettent de tout mettre en œuvre pour assurer le rebond de la filière et le respect des mesures sanitaires prises.

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