Inquiétant : la menace des jeunes qui se radicalisent seuls

Les jeunes pris dans des processus de radicalisation polymorphes

Deux hommes de 17 et 18 ans, interpellés distinctement mercredi dernier, projetaient des attentats en France.

Ils ont été arrêtés le 10 mars à Mantes-la-Jolie et à Marseille. Aux premières constatations ils n’étaient pas en lien avec des groupes ou des organisations terroristes. Ils font partie de suspects difficilement repérables.

En apparence nous sommes sur un jihadisme de conviction qui fait son chemin dans la société française qui devient un terreau favorable à l’éclosion de jeunes plants vénéneux.

On rentrerait en terrorisme par l’accumulation de différents facteurs difficilement indentifiables mais ancrés dans le quotidien de certains jeunes. Cela s’apparenterait à un trouble de l’esprit, à une pathologie de l’âme et à une réponse à une crise sociale et identitaire profonde. Nous sommes loin des réseaux de la terreur, ces réseaux d’Allah que nous décrivait le politologue Antoine Sfeir aujourd’hui décédé dans un ouvrage fameux paru chez Plon en 1997 et réédité souvent depuis.

L’importance des réseaux sociaux, des « fake news », de l’information en continue, de l’éducation et de l’enseignement doivent être analysées dans ce processus qui à terme peut poser un problème à diffusion rapide. Nous n’avions pas besoin de cela en ce moment.    

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.