Les engagements écologiques de la France et leurs conséquences économiques

La lutte contre le réchauffement climatique implique des décisions fortes dans les plus hautes sphères de l'Etat. Ayant très tôt compris l'importance et les enjeux de ce combat, la France n'a pas hésité à prendre des engagements internationaux dans le but d'apporter sa pierre à l'édifice d'un environnement meilleur.

Le contenu des engagements écologiques de la France

L'Etat français s'est depuis fort longtemps positionné comme un pionnier de la lutte écologique. Déjà en 1992, au sommet de la Terre se tenant à Rio, il a pris des engagements fermes qu'il a réitérés à Kyoto en 1997 et plus récemment lors de la COP 21 à Paris.

Afin de concrétiser ses engagements, la France s'est dotée de textes législatifs fixant des objectifs chiffrés en la matière. Ainsi, elle vise 40% de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030, en comparaison avec le niveau de 1990. Dans le même ordre d'idées, à l'horizon 2050, ce taux est fixé à 75%. C'est dire à quel point les engagements de l'Etat sont forts et s'inscrivent dans une vision globalisante.

Joignant l'acte à la parole, la France peut se vanter de faire partie des pays les plus avancés dans la réduction de l'émission de gaz à effet de serre. A titre d'exemple, sur la période 1990-2013, cette réduction est de 10%, un taux record.

Quelles sont les implications économiques de ces engagements ?

Il va sans dire que l'atteinte de résultats impressionnants ne peut se faire sans la contribution de tous les citoyens français. C'est dans cette logique que le gouvernement a décidé de mettre en place un système d'aides et d'aménagements fiscaux pour encourager les particuliers à transformer leur habitat. De façon plus précise, lesdites aides sont axées sur la rénovation écologique incluant entre autres l'isolation des maisons.

Au nombre des facilités accordées par le gouvernement, il y a lieu de citer l'éco-prêt à taux zéro, les aides de l'Agence Nationale de l'Habitat (Anah), les aides des collectivités locales, les aides des fournisseurs d'énergie, le crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE), la TVA à 5,5%, la prime isolation, l'exonération de la taxe foncière et la participation du locataire à la réalisation des travaux d'économies d'énergie.

Ces aides prouvent à suffire la détermination de l'Etat à mener convenablement la lutte contre le réchauffement climatique, en encourageant les travaux d'isolation.

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