Affaire Dunand : la disparition de témoins durant les instructions

Dans les années 80, deux jeunes femmes se font piéger et séquestrer par Claude Dunand, un proxénète. Il propose à ses clients de torturer ses victimes pour des tarifs élevés. La justice se montrera incompétente à rechercher les clients, et de nombreux témoins, flics, complices, mourront dans des circonstances douteuses au cours des instructions.

Le scepticisme est un outil extrêmement utile à la réflexion, et bien que je sois complotiste, il m'arrive de temps à autre de faire une cure de zététique, c'est-à-dire de remettre à plat certaines de mes convictions. C'est ainsi que dernièrement j'ai revu quelques-unes d’entre elles :la terre n'est pas tout à fait plate, et les reptiliens n'ont pas toujours la majorité absolue dans le conseil d'administration qui régit le Nouvel Ordre Mondial. Ce sont d'énormes progrès et je suis certain que Bill Gates me féliciterait s'il en prenait connaissance.

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Cependant d'autres convictions sont plus tenaces, et résistent aux examens et réexamens successifs par la raison, comme celle née d'un fait divers sordide menant sur une affaire dans lesquelles les maladresses judiciaires improbables et les morts de témoins s'enchainent. Il ne s'agit pas de corruption d'argent, d'abus de bien sociaux, de rétrocommissions, de copinage, de conflit d'intérêt, choses qui font finalement souvent rire et que l'on est prêt à pardonner plus qu'on ne veut l'admettre, tel cet élu qu'on a vu danser en polo rose lors d'une fête de la musique, élu pourtant récemment libéré de prison pour cause de problèmes graves de santé (ce qui arrive rarement, voire jamais). La France est bien un pays catholique, "indulgent" envers la corruption. Mais ici il s'agit d'un autre type d'affaire qui n'attire pas la sympathie, qui peut faire grincer des dents, peut-être que certains lecteurs en ont entendu parler, il s'agit de l'affaire des torturées d'Appoigny, dans l'Yonne.

Si un « bestiaire » du complotisme recensant toutes les théories du complot en cours devait être dressé, alors le terme « pédocriminalité » y tiendrait très probablement une place de choix. C’est en effet un thème récurrent chez pas mal de groupes complotistes, pour n’en citer que quelques un : E&R, Dieudonné, QAnon. Le terme « pédocriminalité » se réfère usuellement à une sexualité sadique pouvant aller jusqu’au meurtre, les victimes pouvant être mineures ou pas, ce que l’étymologie du terme n’indique pas.

Pour cette raison, l’affaire Dunand [1] [2] est classée dans la catégorie « pédocriminalité », alors que pas une des victimes connues n’est mineure. L’interprétation qui lui est couramment donnée est la complicité de magistrats, policiers, élus et truands (autrement dit une mafia selon Wiki [3]) dans la séquestration, la torture et le viol de jeunes femmes, et que l’affaire a été étouffée.

Mais il y a de quoi se poser des questions au regard du dossier : plus encore que le sadisme du proxénète et de ses clients, c’est l’impression de mépris pour les victimes ainsi que pour la sécurité publique de l’institution judiciaire dans cette affaire qui peut plus qu’étonner. Et encore, une incompétence doublée d’une absence de honte face à de graves manquements, c’est la plus économique des hypothèses, car il pourrait s’agir en fait de corruption : comme le clame un des magistrats de l’époque mis en cause, puis acquitté [4], Daniel Stilinovic [5] [6] (16 :40), « l’affaire a été sabotée ». Et si c’est le cas ni l’intérêt du public [7] (51 :00), ni la saisie du Conseil National de la Magistrature par la Garde des Sceaux de l’époque [6] (19 :40) n’ont pu trouver tous les coupables, et surtout les mettre hors d’état de nuire [8].

 

VICTIMES PIEGEES DANS UNE CAVE ET OBJETS D’ESCLAVAGE POUR RICHES CLIENTS SADIQUES

- Aux alentours du 10 octobre 83 Huguette, à peine majeure et sortant d'un foyer de jeunes travailleurs, répond à une fausse annonce d’emploi publiée par Claude Dunand dans l'Yonne Républicaine. Claude Dunand vit avec sa femme dans un pavillon d’Appoigny dans la banlieue d’Auxerre. L’emploi est supposé être une aide à personne âgée à domicile. Lorsque Huguette se rend dans le pavillon de Dunand, et y est assaillie par deux hommes puis séquestrées dans la cave [9] [6] (3 :53).

- Claude Dunand est un proxénète qui propose à ses clients de torturer et abuser sexuellement les filles prisonnières dans sa cave [6] (10 :20) pour des tarifs très élevés, dont certains dépassant le SMIC de l’époque. Huguette doit réciter la liste des prix aux clients (brûlure de cigarettes, brûlure au chalumeau, etc…). Selon son avocate Corinne Herrmann, elle garde à l’époque du reportage en 2005 des traces physiques profondes des sévices qu’elle a subi durant sa séquestration [6] (49 :30).

- Mais un des sévices que Dunand inflige à Huguette (marquage au fer rouge d’une croix gammée sur la poitrine) entraine une infection qui oblige Dunand à la mettre au repos [6] (11 :00). Le médecin qui l’examinera dans la cave de Dunand ne signalera rien à la police.

- Janvier 84, Claude Dunand piège Michaëlla, 22 ans, pupille de la nation, avec l’aide forcée de Huguette. Il la soumet aux mêmes sévices que Huguette [6] (12 :10 et 14 :05).

- 20 janvier 84, suite à une erreur de Claude Dunand, Huguette prend la fuite [9] [6] (14 :40) non sans d'abord s'emparer de photos et de carnets d'adresses. Elle se réfugie chez sa mère et c’est son médecin traitant qui prévient le procureur de la république, René Meyer [8].

On n’est malheureusement pas surpris de savoir que les pervers existent. Cependant les choses se gâtent sérieusement du côté des institutions à partir du moment où le procureur est prévenu.

INTERVENTION DES FORCE DE L’ORDRE EN RETARD, PRESSE DEJA SUR LES LIEUX

- Le procureur de la république ne semble pas faire confiance aux forces de l’ordre locales, puisqu’il demande à la SRPJ de Versailles d’intervenir [6] (15 :35).

- Malgré le récit de Huguette, appuyé par les carnets et les photos qu'elle a pris dans sa fuite [6] (18 :20), et qu’elle remet à la police, et les marques de supplices infligés par Claude Dunand et ses clients, qu'elle conserve encore 20 ans après [6] (49 :30), il se passe 3 jours entre le moment où le procureur est prévenu et l’intervention des forces de l’ordre au pavillon d’Appoigny pour libérer Michaëlla [6] (24 :30) [10] [1].

- Huguette est placée à hôpital psychiatrique d’Auxerre [6] (15 :22).

- lorsque le commissaire Viallatte de la SRPJ de Versailles arrive au pavillon d’Appoigny en repérage, il constate la présence d’un journaliste de la presse locale. La presse a été prévenue [6] (16 :30), ce qui fait dire à Daniel Stilinovic, substitut du procureur, que « l’affaire a été sabotée » [5].

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INSTRUCTION : DES CARNETS D’ADRESSES QUI DISPARAISSENT DU TRIBUNAL ET DES TEMOINS QUI MEURRENT

- durant l'instruction, une greffière (Madame Josselin) constate que des pages d'un des carnets d'adresse saisi chez Dunand et mis sous scellé ont été arrachées [6] (18 :33) [11] (p33) et 15 ans plus tard Marylise Lebranchu alors garde des sceaux constate par un compte rendu d’enquête la disparition de tous les carnets [6] (19 :54). L’avocat de Claude Dunand, Maître Liénard, remarque que « ces documents ne se sont sans doute pas envolés par hasard. On ne perd pas le nom de personnalités qui viennent percer les seins de jeunes femmes » [5]. Il est clair que si ces carnets contenaient les noms de clients, cela pouvait constituer une pièce très importante du dossier. Selon le rapport de l’Inspection Générale des Services Judiciaires, il ne s’agit que d’une rumeur [11] (p35). Cependant il faut noter que plusieurs médias tels que le Monde ou France 3 continuent ultérieurement à poser la question de ces carnets [12] [13] [6].

- ✝ Le médecin qui a examiné les blessures à la poitrine de Huguette dans la cave de Dunand, sans alerter la police, se suicide [6] (11 :25).

- ✝✝ Deux des clients inculpés meurent d'un infarctus en préventive, avant l'ouverture du procès [9] [11] (p32).

- Un troisième client Joseph Q. a été reconnu par Claude et Monique Dunand durant l’instruction [6](25 :14) mais le juge d’instruction Jacques Bourguignon lui accorde un non-lieu [6](24 :55) [14](28 :57). Notons que Huguette affirme que Joseph Q. a aidé physiquement Claude Dunand à la piéger. Selon Joseph Q., lors de l’instruction, la description donnée par Huguette du complice de Dunand l’a innocenté. Mais cette version ne semble pas coller avec les souvenirs de Huguette [14](27 :15). Impossible de vérifier au moment du reportage car le dossier de Joseph Q. a disparu [6] (22 :45).

- Isabelle, une autre victime de Claude Dunand dans les années 80, ne se déplace pas pour témoigner car elle est dans l'impossibilité de se déplacer après avoir été renversée par une voiture. La justice n’a pas tenté de la retrouver après l’instruction. [6] (31 :15). Elle mourra durant l’instruction de l’affaire des disparues de l’Yonne. 

UNE ASSOCIATION CATHOLIQUE CREEE SUR MESURE POUR LE PROXENETE CLAUDE DUNAND

- En préventive, Claude Dunand obtient l'appui de l’association d’aide aux détenus Fraternité Notre-Dame qu'il finance à hauteur de presque 100 000 Frs. Cette association est fondée par George Fritsch, ancien prêtre [2] [6] (32 :25). Vers 89, celle-ci intervient auprès du garde des sceaux de l'époque, Pierre Arpaillange, en se réclamant de Jean-Pierre Soisson, alors ministre du travail et maire d'Auxerre, pour obtenir un réexamen du cas Dunand, et une libération provisoire [6](32 :50).

- Claude Dunand sort de préventive en 90 [6](34 :10).

- Georges Fritsch de la Fraternité Notre-Dame disparaît, non sans laisser des cartons d'invitation à des soirées « Q » où « tous les délires sont permis » [2].

- L’association Fraternité Notre-Dame ne s’occupe du cas que d’un seul prisonnier, Claude Dunand, puis est dissoute [2]. 15 ans plus tard le préfet refuse à des journalistes la consultions les statuts de l'association Fraternité Notre-Dame, refus justifié par le fait que l’association est dissoute [6](33 :30).

UN PROCES DANS LEQUEL TROIS TEMOINS MANQUENT, ET QUI MONTRE DES IRREGULARITES

- 15 octobres 91, le procès débute [6](34 :55), mais trois des quatre clients identifiés durant l’instruction n’y assisteront pas puisque deux sont morts, et qu’un troisième bénéficie d’un non-lieu (voir plus haut)

- Le quatrième client a menacé de faire « sauter le département » avec ce qu’il savait sur cette affaire ou sur d’autres [6] (22 :25). Il mourra durant l’instruction de l’affaire des disparues de l’Yonne.

- Durant le procès, le commissaire Viallatte, de la SRPJ de Versailles, qui a procédé à la libération de Michaëlla et à l’arrestation des Dunand, n'est pas convoqué pour témoigner des conditions de l’intervention [6] (35 :05).

- Huguette estime le nombre des clients à une trentaine [6] (10 :37), dont certains aisément reconnaissables à cause de leur accent [6] (9 :35). Bien que le juge d’instruction Jacque Bourguignon sache qu’il y avait des clients [6] (23 :13) et que Claude Dunand n’en dénonce aucun [6] (35 :40, 24 :43), [9], cela ne semble pas peser sur son dossier puisque le 2 novembre 91, il écope de la perpétuité sans peine de sureté. Il sortira de prison moins de 10 ans plus tard, le 1er juin 2001 [15].

 

DES TEMOINS DE L’AFFAIRE DUNAND MEURRENT DURANT L’INSTRUCTION DE L’AFFAIRE DES DISPARUES DE L’YONNE

L’instruction de l’affaire Dunand a montré que le proxénète a eu des activités sadiques depuis longtemps [1] [15], il se pourrait donc, vu l’état proche de la mort de Michaëlla lorsqu’elle a été retrouvée, que d’autres victimes aient décédé entre ses mains ou celles de ses clients [1], et que certaines des plus de 17 disparitions comptabilisées dans l’affaire des disparues de l’Yonne soient de son fait. Pour les enquêteurs, il aurait été tout à fait fondé d’interroger les témoins de l’affaire Dunand dans ce cadre. Or certains d’entre eux connaissaient directement l’identité de clients très aisés (vu les tarifs) de Dunand, d’autres pouvaient mettre en cause ceux qui les connaissaient.

D’autant plus qu’à cette époque, sous la pression de l’opinion publique et de l’exécutif (demande d’enquête au Conseil Supérieur de la Magistrature par la garde des sceaux de l’époque, Marylise Lebranchu [6] (19 :45), multiples apparitions de membres de l’ADHY dans les médias), il y a une recherche zélée de la part des enquêteurs autour des disparitions de jeunes femmes dans l’Yonne [9].

Notons au passage que certaines sources disent que Claude Dunand et Emile Louis se connaissent  [16] (en.) et que le profil de leurs victimes se ressemblent : des jeunes passées par la DDASS.

Un certain nombre des témoins - victimes, tortionnaires, et même flics - vont mourir, de suicide douteux ou carrément de meurtre.  Cette (nouvelle) série débute lorsque la justice ouvre une instruction sur les disparues de l’Yonne le 30 mai 97 :

- ✝ 30 mai 97, peu après sa sortie de prison, l'ex-femme de Claude Dunand, Monique Michaud, fait une chute mortelle dans ses escaliers [17] [14] [13] [18].

- ✝ 4 août 97, Christian Jambert, qui avait également enquêté de manière officieuse sur le dossier Claude Dunand, et qui a surtout enquêté de manière extensive sur les cas de disparitions dans l’Yonne, est retrouvé mort chez lui le 4 août 1997, suicidé à ce qui semble de deux balles dans la tête. La serviette dans laquelle il gardait ses dossiers d'enquête n'est pas retrouvée [7] (83 :50).

- ✝ 98, Isabelle, une des victimes de Claude Dunand, qui n'avait pas pu assister au procès de Claude Dunand en 1991 parce qu'elle avait été renversée par une voiture, meurt empoisonnée [6] (33 :50).

- ✝ 2001, le quatrième client, ayant menacé de faire exploser la vérité lors du procès de 1991, tue sa femme puis se suicide [6] (22 :25).

- ✝ 1er décembre 2002, le commissaire à la retraite Viallatte, ayant dirigé l'intervention chez les Dunand pour libérer Michaëlla, meurt d'un infarctus [14] (17 :15).

Il faut ajouter à cela les menaces de mort reçues par des personnes qui s’intéressaient à l’affaire : Pierre Monnoir, co-fondateur de l’Association de Défense des Handicapés de l’Yonne (ADHY), et Yves Boisset. Le cinéaste voulait faire un film sur les ratés de la justice Auxerroise [14] (44 :10), et raconte s’être fait gentiment mettre en garde par un haut-fonctionnaire de la région : « Il faut faire attention car il y a quand même beaucoup de suicides, d’accidents de voiture, de crises cardiaques à l’intérieur ou à la périphérie de cette affaire ». Le soir même de retour à Paris, la voiture dans laquelle se trouvent ses notes d’enquête est fracturée, rue de Valois pourtant très fréquentée par la police. Selon lui, un ancien ministre aurait été vu plusieurs fois près du pavillon d’Appoigny. Le cinéaste abandonne son projet de film aux alentours de 2003 [19].

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DES VICTIMES ET LEUR FAMILLE QUI ONT PEUR

Il n’est dès lors pas étonnant de voire les victimes et leur famille témoigner dans les médias à visage couvert sous de fausses identités. Or ce n’est pas exactement l’idée que l’on se fait du travail de la justice, ni des résultats qu’on en attend. Par contre c’est bien le résultat auquel on s’attend lorsqu’une mafia agit : elle organise son impunité et on est alors plus dans un état de droit.

 

Sources

[1] F.-M. Santucci, "Un sinistre pavillon à Appoigny.," 10 février 2001. [Online]. Available: https://www.liberation.fr/evenement/2001/02/10/un-sinistre-pavillon-a-appoigny_354184. [Accessed 2020].

[2] S. Garde, "Disparues de l'Yonne. L'affaire Émile Louis et ses prolongements continuent de défrayer la chronique auxerroise.," 3 janvier 2001. [Online]. Available: https://www.humanite.fr/node/239458. [Accessed 2020].

[3] "Mafia," Wikipédia, 2020. [Online]. [Accessed 2020].

[4] F. Vézard, "Disparues de l'Yonne : l'expertise qui accuse un nouveau juge," Le Parisien, 2003. [Online]. Available: https://www.leparisien.fr/faits-divers/disparues-de-l-yonne-l-expertise-qui-accuse-un-nouveau-juge-21-06-2003-2004187573.php. [Accessed 2020].

[5] J.-M. Ducos, "« Cette affaire a été sabotée »," 6 février 2002. [Online]. Available: https://www.leparisien.fr/faits-divers/cette-affaire-a-ete-sabotee-06-02-2002-2002795815.php. [Accessed 2020].

[6] "Auxerre, la justice en question, Production AMDA pour Fr3," France 3, 2018. [Online]. Available: https://www.youtube.com/watch?v=pBIggobYUek. [Accessed 2020].

[7] "Non Elucidé, L'énigme de la mort du gendarme Jambert pour RMC Découverte," mai 2015. [Online]. Available: https://www.youtube.com/watch?v=OEI-gZidOjo&list=PLOL520-ArJjNUaKXIw3Se2IrwsA1oippN&index=1. [Accessed 2020].

[8] F. Vézard, "Les magistrats accusés s’en lavent les mains," 19 mars 2002. [Online]. Available: https://www.leparisien.fr/faits-divers/les-magistrats-accuses-s-en-lavent-les-mains-19-03-2002-2002907866.php. [Accessed 2020].

[9] H. H. ??, "Qui protège Emile Louis?," L'Express, 15 mars 2001. [Online]. Available: https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/qui-protege-emile-louis_490219.html. [Accessed 2020].

[10] L'Obs, "Chronologie," 29 avril 2002. [Online]. Available: https://www.nouvelobs.com/societe/20020429.OBS5231/chronologie.html. [Accessed 2020].

[11] J.-P. COLLOMP, "RAPPORT sur le traitement judiciaire d’affaires pénales et la disparition d’archives au Tribunal de Grande Instance d’AUXERRE," mars 2002. [Online]. Available: https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/024000181.pdf. [Accessed 2020].

[12] N. Guigon, "Auxerre, la justice en question : retour sur la sordide affaire Claude Dunand," AMDA Production, 29 mai 2018. [Online]. Available: https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/emissions/les-documentaires-bourgogne/auxerre-justice-question-retour-sordide-affaire-claude-dunand-1444287.html. [Accessed 2020].

[13] "Le Monde : D'autres morts suspectes dans le département," Le Monde, 3 avril 2004. [Online]. Available: https://www.lemonde.fr/archives/article/2004/04/03/d-autres-morts-suspectes-dans-le-departement_4299246_1819218.html. [Accessed 2020].

[14] "Auxerre, la justice en question, Production AMDA pour RMC Découvertes," AMDA Production, 2018. [Online]. Available: https://www.dailymotion.com/video/x7yuii7 [Accessed 2021].

[15] F. Vézard, "Condamné à perpétuité, il est remis en semi-liberté," Le Parisien, 16 juin 2001. [Online]. Available: https://www.leparisien.fr/faits-divers/condamne-a-perpetuite-il-est-remis-en-semi-liberte-16-06-2001-2002237583.php. [Accessed 2020].

[16] H. Schofield , "Mystery of France's missing girls," BBC News, 22 février 2002. [Online]. Available: http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/1836264.stm. [Accessed 2021].

[17] G. Delorme, "Entretien avec Claude Dunand," 30 avril 2002. [Online]. Available: http://criminels-yonne.kazeo.com/entretien-avec-le-tortionnaire-a121767976. [Accessed 2020].

[18] INSEE, "Fichiers des décès," [Online]. Available: https://deces.matchid.io/search?advanced=true&view=card-expand&ln=Michaud&fn=Monique&dd=1997. [Accessed 2021].

[19] J.-M. Ducaus, "Une fiction qui ressemble trop à l'affaire Emile Louis," 24 mai 2007. [Online]. Available: https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/une-fiction-qui-ressemble-trop-a-l-affaire-emile-louis-24-05-2007-2008058936.php. [Accessed 2020].

[20] F. Johannès, "Emile Louis, rattrapé 20 ans après," 20 octobre 2013. [Online]. Available: https://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/20/emile-louis-rattrape-20-ans-apres_3499809_3224.html. [Accessed 2020].

[21] J. Officiel, "Associations," [Online]. Available: https://www.journal-officiel.gouv.fr/associations/detail-annonce/associations_b_archive/19880001/1566.

[22] A. Garcia, "Auxerre et ses affaires," Le Monde, 13 mars 2004. [Online]. Available: https://www.lemonde.fr/archives/article/2004/03/13/auxerre-et-ses-affaires_4285229_1819218.html. [Accessed 2020].

[23] F.-M. Santucci, "Disparues de l'Yonne: l'Etat se repent.," Libération, 2 mars 2001. [Online]. Available: https://www.liberation.fr/societe/2001/03/02/disparues-de-l-yonne-l-etat-se-repent_356438. [Accessed 2021].

[24] J.-M. Ducos, "Fin de l'instruction sur les disparues de l'Yonne," Le Parisien, 5 novembre 2003. [Online]. Available: https://www.leparisien.fr/faits-divers/fin-de-l-instruction-sur-les-disparues-de-l-yonne-05-11-2003-2004517470.php. [Accessed 2021].

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