UDAF 72

L’UNAF née de la volonté d’organiser le dialogue entre les familles représentées par leurs associations, et les pouvoirs publics. Premières associations familiales en France à la fin du 19e siècle. Elles avaient alors surtout pour but d’organiser l’entraide entre les familles. Progressivement, elles ont étendu leur vocation à la défense des intérêts des familles à tous les niveaux.

A l'origine, c'est une belle et noble idée ... Mais comme dans toutes les "grosses structures" datant de nombreuses années, le poids des habitudes ("on a toujours fait comme cela") freine l'élan de solidarité.

En Sarthe, l'UDAF 72 (union départementale) a subi une grave crise :

==== source OUEST France ====

2013 - L'Union départementale des associations familiales (Udaf) de la Sarthe, qui gère 2.800 dossiers de protection de majeurs, est dans la tourmente.
Un peu avant l'été, une plainte contre X pour escroquerie et trafic d'influence a été déposée, entraînant la saisie du Service régional de police judiciaire (SRPJ) d'Angers.
Dans le même temps, le directeur et un autre membre de l'équipe dirigeante en charge des finances ont été licenciés, après accord de l'inspection du travail, sollicitée pour l'occasion.
Une somme pharamineuse de 5,5 millions
Ce qu'on leur reproche ? D'avoir signé, entre 2011 et 2012, plusieurs contrats de location de matériel informatique et de photocopieuses avec la société Rank Xerox. Un marché qui porterait sur la somme pharamineuse de 5,5 millions d'euros ; ce qui représenterait vingt fois le montant maximum autorisé par l'administration publique, dans le cadre d'une réglementation particulière à laquelle sont assujetties les Udaf.
« Nous avons tenté en vain de renégocier le marché avec les fournisseurs. Ça n'a pas abouti », explique Benoît Laune, trésorier de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), qui fédère toutes les antennes départementales.
Face à ce refus, l'Udaf 72 a sollicité une mesure de sauvegarde de justice auprès du tribunal de grande instance du Mans ; une procédure qui a permis de geler les contrats incriminés. Dans la foulée, le préfet a nommé un administrateur provisoire chargé, notamment, de faire le point sur les comptes de l'association et de superviser le service de protection des majeurs (tutelle, curatelle) et d'en assurer la continuité.
Cet épisode douloureux ne devrait, pour le moment, entraîner aucune conséquence pour les 120 salariés que compte l'Udaf 72.

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Je connais personnellement un homme de 87 ans, Roland LECOMTE, qui a été mis sous curatelle par un Juge des Tutelles (et cela très rapidement : en moins d'un mois). Pourquoi a-t-il choisi cette lourde structure ? alors qu'une liste de curateurs/trices assermenté(e)s existe ? J'ai tenté dès le début de sa curatelle (octobre 2019) de dialoguer avec la personne en charge de son "dossier" : Madame Karine DAVID. Mais elle m'a asséné "vous n'êtes pas de la famille" .... Or ses 3 enfants ne s'en occupaient pas beaucoup depuis la mort de leur mère. A l'annonce de son hospitalisation (suite à une chute), son fils Alain LECOMTE, qui travaille à la SNCF à Angers, a expédié ses deux petits chiens (où ?) que Roland aimait beaucoup et sans chercher une résidence où ce dernier aurait pu les garder, l'a également fait "interner" dans l'EHPAD d'Allonnes.

Sa curatrice ne vient pas le voir et on lui interdit de sortir.

Or, à sa demande, j'ai trouvé une avocate qui va le défendre, et aussi une résidence qui peut immédiatement l'accueillir avec ses deux petits chiens qu'il appelle "ses gamins". Actuellement les tarifs de l'EHPAD sont de 2000 euros par mois, pour une chambre partagée et des repas préparés à des kilomètres donc réchauffés. Peu d'animations. J'ai trouvé une résidence à 1500 euros : un T1 meublé pour lui seul, des repas faits sur place, des animations, un personnel attentif, un accueil de ses chiens (bien élevés) en centre ville où ses rares amis pourront venir le voir. En plus, c'est dans la rue de son avocate (également médiatrice) : rue Albert Maignan, au Mans.

Le personnel de l'EHPAD lui répète que j'en ai après son argent ! Sa curatrice menace de lancer des poursuites contre moi. L'avocate écrit au Juge des Tutelles en juillet 2020 : Pierre-Marie PLASSART, juge au tribunal de grande instance du Mans chargé du service du tribunal d'instance du Mans (nommé en janvier 2020) source https://jorfsearch.steinertriples.fr/name/Pierre-Marie%20Plassart

Pas de réponse à son courrier de juillet (nous sommes le18 septembre 2020) ... Un mois pour placer en curatelle et combien de temps pour la lever ? Le médecin traitant de Roland LECOMTE, Guy BEUGLE, vient de partir à la retraite. Roland pourrait recevoir son dossier médical mais tout son courrier est intercepté, on ne lui en fait même pas connaissance. Il est diagnostiqué en GIR 4. S'il a quelquefois des "trous de mémoire", il peut encore raisonner. Il marche seul (avec une béquille), il  se lave et s'habille seul. Il mange seul ... alors pourquoi le garder dans cet EHPAD où d'autres sont en GIR 2 et 3. Il pourrait laisser sa place à une personne qui en a davantage besoin.

Je peux communiquer (avec son accord) son numéro de portable à toute personne qui voudrait vérifier ce que j'écris. Il a juste quelques difficultés d'audition (pas d'appareil à ce jour).

Il a un RV avec son avocate le mercredi 23 septembre à 16h, le laissera-t-on sortir ? Une amie, ancienne soignante avec voiture, se propose d'aller le chercher le matin et de le re-conduire le soir. Nous serons tous les 3 très vigilants pour respecter les gestes barrière.

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