900 000 destructions d'emplois fin 2020 : une casse inimaginable !

900 000 destructions d'emplois d'ici fin 2020 : une casse sociale dont on a du mal à mesurer l'ampleur. Pour mémoire, la précédente récession de l'année 2009 (- 2 points de PIB) avait conduit à la destruction de 600 000 emplois, avec des mensualité de chômage de 89 000 nouveaux demandeurs d'emploi, rien qu'en janvier 2009. En cette troisième année de macronie, le malheur de masse pointe le nez, l'angoisse à survivre seulement pour les sans nom, les sans grade que nous sommes. Par exemple,  on apprend le "plan massif chez Nokia : 1 233 emplois supprimés" (sic), (cf info LC 23/06 /2020). Mais Nokia n'est pas un cas isolé, comme le montre la sombre litanie des enseignes, se cassant la figure aujourd'hui, après un interminable confinement :

1°)-La liste des entreprises en difficulté s'allonge chaque jour :

- AIRBUS

- Célio (procédure de sauvegarde)

- Naf Naf (repris par Sy Corporate)

- Camaïeu (redressement judiciaire)

- André (redressement judiciaire)

- La Halle (redressement judiciaire)

- Alinea (redressement judiciaire)

- Orchestra-Prémaman (redressement judiciaire)

- Conforama (repris par But ? 1000 emplois menacés)

- Nokia (1233 emplois supprimés en Drapeau de la France)

- TUI France (600 emplois menacés)

- NextRadioTV (380 CDI + 200 pigistes supprimés)

- PicWicToys (447 emplois menacés en Drapeau de la France)

- Air France (8000-10K emplois menacés)

- Astronics PGA (71 emplois supprimés)

- Derichebourg Aéronautics Services (700 emplois menacés, APC signé)

- Daher (3000 emplois menacés dans le monde)

- Renault (15.000 emplois supprimés dans le monde dont 4600 en France)

- BeIN Sports (20 postes menacés)

- Rolls-Royce ("au moins" 9000 emplois menacés dans le monde)

- Easyjet (4500 emplois supprimés dans le monde)

- Ryanair (3000 emplois supprimés dans le monde)

- Grazia (31 emplois menacés)

- BP (10.000 emplois supprimés dans le monde)

- Conduent (304 emplois supprimés)

- Boeing (16.000 emplois supprimés dans le monde)

- British Airways ("jusqu'à" 12.000 emplois menacés)

- Lufthansa (22.000 emplois menacés)

- Bentley (1000 emplois supprimés)

- Air Canada (19.000 emplois supprimés)

- General Electric (13.000 emplois menacés)

- Hertz (placé sous le régime américain des faillites)

- Debenhams (faillite)

- Airbnb (1900 emplois supprimés)

- Uber (6700 emplois supprimés)

- Lyft (1250 emplois menacés)

- Tripadvisor (900 emplois supprimés)

- Groupon (2800 emplois supprimés)

- Yelp (1000 emplois supprimés)

- Juul (800 emplois supprimés)

- Jcrew (placé sous le régime américain des faillites)

- Novares (sorti du redressement judiciaire);

 Et à l'avenir :

- L'Equipe (négociations sur un APC)

- Airbus

- Le Parisien..

-BFMTV : plan social revenant à licencier un salarié sur trois.

- Hilton (2100 emplois supprimés)

- Chevron (4500 à 6700 emplois menacés)

- Virgin Atlantic (3000 emplois supprimés)

- Marriott (2100 emplois menacés)

- United Airlines, American Airlines, Delta Air Lines, IBM, HP (des suppressions d'emplois attendues mais pas encore confirmées)

- BMW (6000 emplois menacés)

- JCPenney (placé sous le régime américain des faillitees)

- Sephora (plus de 3000 emplois supprimés)".

(On remercie notre amie Marie-Luce-Mouly, qui a posté cette triste liste sur son mur).

Comme dit si bien l'adage : "tombé très bas, on peut tomber encore beaucoup plus bas". Gérard Luçon écrit : "attends la rentrée de septembre, là on va mesurer les dégâts ... licenciements et vague de chômage sans précédent, si Agirc-Arrco n'est pas renfloué ce sera aussi une diminution des retraites, diminution de la consommation, multiplication des faillites et défauts de paiement, saisies sur les biens des gens ... et bien entendu une nouvelle vague de l'arnaco-virus viendra interdire tout mouvement social !"(sic)

Sans parler de la fermeture des commerces, petites entreprises, artisanats, associations culturelles ou autres...Rien que dans mon quartier du XIIIème arrondissement de Paris, quatre petits commerces ont déjà mis la clef sous la porte. Et pendant le confinement, les producteurs, sur le Marché Blanqui, ont du jeter leur production de façon importante, faute de clients....

2°)-Résultat : mise à mort sociale de 600 000 chômeurs fin 2020 ?

Résultat : selon l'UNEDIC, fin 2020, on comptera 900 000 destructions d'emplois et 600 000 chômeurs, chiffre selon nous encore trop optimiste. 600 000 chômeurs suppose que la création d'emplois en 2020 atteigne 300 000 : rien de moins sûr avec un arrêt total de l'économie pendant trois mois... !

"L'Etat est impuissant" pour Nokia affirme ce matin, le gratte-petit libéral de LCI. Phrase qui rappelle le célèbre mot de Jospin en 2000, affirmant, à propos d'un plan social à Michelin : "l'Etat ne peut pas tout" (sic). On connait la suite : éliminé dès le premier tour, au profit de Jean-Marie Le Pen. Je dis ça, je dis rien. Mais, à la place de la Macronie, je ferai gaffe : si le petit banquier de Rothshild veut se faire réélire en 2022, son intérêt bien compris est de mener une politique interventionniste keynésienne, de nature à créer des centaines de milliers d'emplois : comme le préconise le programme de notre Rassemblement "Le Peuple d'abord" regroupant les Insoumis Démocrates, les Franchement Insoumis, le courant interne/externe à la FI "Rupture, Pouvoir aux insoumis", le PRCF, le PARDEM, et le CNJS.....

LES HISTORIENS POINTERONT DUREMENT LA RESPONSABILITE MAJEURE DE MACRON, DANS LES TRISTES ANNEES D'HIVER (2017-2022) SUBIES PAR UN PEUPLE FRANCAIS MIS A LA RUE ET A LA MISERE !

Comme écrit Alain Badiou : "A nous de réinventer, sous l'existence terne et morne du monde libéral, les possibilités lumineuses d'un futur plein d'espoir, offrant une vie décente pour chacun. Et où, en rupture avec le mensonge médiatique, pierre angulaire de votre triste système libéral actuel, la vérité sera la clé de voûte et la boussole de notre nouvelle société de partage et d'entraide" (cf son ouvrage : "Métaphysique du bonheur réel", édition PUF, 2014). Notamment par un plan de relance keynésien d'un montant de 500 milliards d'euros affectés en augmentations substantielles des salaires, retraites et minima sociaux.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.