JLM veut réduire la mobilisation du 5 décembre à une grève de 48 heures !

MELENCHON VEUT REDUIRE LA MOBILISATION SOCIALE A PARTIR DU 5 DECEMBRE A UNE GREVE DE 48 HEURES !

1°)- Mélenchon veut réduire la mobilisation à 48 heures :

Mélenchon veut réduire la mobilisation sociale à partir du 5 décembre à une grève de 48 heures : "de 5 au 7"(sic). On rappelle que JLM ne s' est pas battu sérieusement contre le projet de loi infâme de casse de notre code du travail, fruit de 150 ans de luttes, à l' automne 2017 : estimant au bout de six semaines que "Macron avait le point"(sic) : soit une façon malhonnête d'inviter les salaries à ne pas se battre, obéir craintivement aux décisions ultra libérales mortifères, générant la misère sociale comme ras-de-marée voulue par King Kostard et la Classe dominante.

Résultat : ce fut la tragédie sociale que l'on sait : du jour au lendemain, sans presque aucun contrôle administratif, le patron voyou pu virer des salariés en CDI, vieux de 15 ans dans l' entreprise. Le droit du licenciement français est devenu le droit du licenciement le moins protecteur d'Europe.

Mélenchon n'a donc aucune sincérité à nous parler du 5 décembre, donner des "conseils" biseautés, -bien sûr, pas de mobilisation sociale longue-, qu'on ne lui demande pas. Comme écrit mon ami Dominique Kern : "Il faut à tout pris sauver le soldat Macron".

On l'invite une bonne fois pour toutes à choisir :

1.1)-Ou bien il ressort de la naphtaline notre programme "L'avenir en commun" et certaines propositions du programme "L'Humain d'abord", comme le droit de veto donné au comite d'entreprise pour contrecarrer le plan social. Dans l'hypothèse contraire, le rassemblement "Le Peuple d' abord", fera ce travail de tri nécessaire parmi toutes les propositions du PG/FDG et de la FI émises dans ces deux programmes. De rédaction d'un nouveau programme comprenant ces bonnes idées et de popularisation.

1.2)-Ou bien, il reste lui et son entourage dans cette opposition d'opérette à Macron 1er : où, en échange de 22 millions d'euros, au tittrre du financement des partis politiques français, il se cantonne à des combats secondaires inoffensifs et indolores, comme la défense de l'indigénisme. Multipliant les prises de position, sans jamais accéder au réel, où le contradictoire le dispute au théâtre de Guignol.

Je ne peux rien pour lui et son paquet de fric mis dans la chaussette.

Etant au PG depuis le congrès d'Asnières du 27 novembre 2008, j'ai longtemps pensé que, malgré nos différences de trajectoires, lui venant du PS, moi du PSU, on pouvait faire un bout de chemin ensemble. Je ne le pense plus aujourd'hui, tant je méprise le rôle de traitre rémunéré qu'il a choisi d'être depuis juin 2017.

A Mélenchon de prendre ses responsabilités, mais de grâce, pas de conseil de luttes pour le 5 décembre !

2°)- La casse du code du travail : un évènement extra ordinaire :

On n'écrit pas ce texte "pour se faire plaisir". Je fais du droit de du travail depuis l'âge de 18 ans, dont 20 ans passés au Ministère du travail à contrôler les licenciements économiques (5 ans) et 13 ans à réinsérer les publics les plus en difficulté.

Historiquement notre code du travail a été créé par les luttes sociales victorieuses de Benoit Broutchoux, animateur du syndicat d'action direct des mineurs dans le nord de la France : c'est grâce à lui que les mineurs gagnèrent 5 franc par jour, eurent une convention collective avec des droits superieurs au reste de la population salariée d'avant 1914, une pension de retraite, une maison, etc. Les solutions trouvées par Broutchoux furent généralisées à l'ensemble de la France par le premier code du travail paru en 1919.

Et toute l'histoire du code du travail est sur le même modèle, notamment avec la lutte des salariés de la métallurgie (Renault-Flins), à l'origine de la 5eme semaine de congés dans les années 50.

La casse du code du travail est donc un événement extra-ordinaire, en rupture avec des progrès sociaux vieux de 150 ans. Depuis décembre 2017, date de la publication de la triste réforme du code du travail, on ne décolère pas face à l'attitude passive, attentiste, inerte de la direction de la FI, de mèche avec Macron. Et on prévient : dans le nouveau programme "Le Peuple d'abord", on propose un moratoire prévoyant de rétablir le code du travail au 31 décembre 2017, en attendant d' en rédiger un plus protecteur pour les salariés.

3°)- Il existe une nouvelle proposition politique pour sortir de l'impasse politique actuelle :

Il n'y a aucune "aigritude", à écrire cela. L'amertume qu'a pu nous inspirer la nouvelle stratégie PS bis de la direction de la FI, on  l'a convertie en création d'une nouvelle proposition politique intitulée : Le Rassemblement "LE PEUPLE D'ABORD", comprenant le PRCF, le CNSJS, le PARDEM, les "Insoumis critiques", les "Franchements critiques" et le courant interne/externe à la FI : "Rupture, Pouvoir aux militants".

Nous avons déjà fait deux réunions  le 29 juin 2019 et le 2 novembre 2019). Il en est ressorti deux propositions :

3.1°)- Rédaction d'un nouveau programme politique reprenant les meilleurs propositions sociales du programme L"'Humain d'abord" et du programme "L'avenir en commun". + Nationalisation des banques et des groupes industriels + Sortie de la zone euro en plan A. Clémentine (Langlois) travaille à une présentation de ce projet de façon claire et courte, sur le modèle du programme du CNR. De mon côté, et si je n'avais pas été malade, j'aurais commencé ce travail de rédaction du nouveau projet politique attaché au "Peuple d'abord".

3.2°)-Présentation aux Municipales de 2020 d'une dizaine de candidatures citoyennes, qui défendront l'AEC.

 

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