Les économistes atterrés rêvent d'un new deal rooseveltien !

Les économistes atterrés rêvent d'une politique interventionniste et d'un contrôle des changes. Le Rassemblement "Le Peuple d'abord" aussi.

Les économistes atterrés rêvent d'une politique interventionniste et d'un contrôle des changes. Le Rassemblement "Le Peuple d'abord" aussi.

Mais rejettent le principe d'un plan de relance, type "hélicoptère money" : quand Trump injecte 2000 milliards de dollars dans l'économie : 1200 euro pour chaque américain et 500 euros par enfant. Ils écrivent en ce sens :

"D’ores et déjà on sait qu’un financement budgétaire sera nécessaire pour contrecarrer les effets économiques provoqués par la crise sanitaire. Il ne faudra pas pour autant fournir des liquidités à l’aveugle et cela implique de rejeter les propositions d’hélicoptère monétaire. Il faut que ces nouvelles liquidités encouragent les activités économiques utiles socialement et les moins polluantes. Ce fléchage nécessite que la politique budgétaire soit appuyée par la politique monétaire".

Autrement dit, ils ne refusent pas l'idée d'un financement volontariste de l'économie par l'Etat, mais souhaitent flécher ce financement vers des activités d'intérêt général, utiles socialement, idée que l'on partage naturellement 5 sur 5.

C'est une bonne direction, mais elle en suffit pas. Il est aussi important de financer les achats de première nécessité des classes populaires, achats rendus souvent impossibles à cause de l'austérité à vie qui règne depuis presque 50 ans.

Au total, les économistes atterrés préconisent un New Deal très proche du plan de relance keynésien d'un montant de 100 milliards proposé par le Rassemblement "Le Peuple d'abord", regroupant le PRCF, le PARDEM, le CNSJS, les "Insoumis Démocrates", les Franchement Insoumis", le courant interne/externe à la FI : "Rupture, Pouvoir aux insoumis".

Comme quoi, si nos idées ne sont pas reprises par Mélenchon, accroché à une planification désuète, ne correspondant absolument pas aux problèmes du moment (créer de l'activité afin de contrecarrer les effets de la crise sanitaires et financière). En revanche, les économistes atterrés proposent une démarche très proche de la notre, ce dont on ne peut que se réjouir...!

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