Il ne faut pas confondre les méthodes médicales et les méthodes pharmaceutiques.

Excellent billet de notre ami Jean-Pierre Combe, membre du PRCF

Il ne faut pas confondre les méthodes médicales et les méthodes pharmaceutiques.

Depuis le début des interventions qu'il adresse au public, le professeur Didier Raoult expose sa démarche qui est médicale et donne les résultats que tout médecin est en droit de fonder sur cette démarche.

Ceux qui s'opposent à Didier Raoult sont, de près ou de loin, des porte-paroles des trusts de la pharmacie mandatés par le gouvernement: ils lui reprochent de ne pas soumettre l'exposé de son expérience de médecin aux méthodes de vérification en usage dans la pharmacie!

Ce reproche est-il légitime?

Il y a une grande différence entre la médecine et la pharmacie:

Le médecin est responsable des traitements qu'il prescrit à ses patients; il élabore ces traitements en urgence au contact du patient, en mettant en jeu ses connaissances, son expérience, les observations qu'il fait de son patient, les réponses qu'il en obtient à ses questions, et pendant tout le temps que dure cet examen clinique nécessaire, le patient, s'il est malade, met le médecin en contact avec la maladie, et, s'il est porteur sain sans être malade, avec l'agent pathogène (bactérie, bacille, virus,...), ce que le médecin n'ignore jamais.

Les pharmaciens au contraire, travaillent sans urgence à distance de la maladie, sans contact sauf accidentel avec elle, et sans que leur manque le temps de faire des analyses et de suivre des protocoles de vérification.

Les pharmaciens qui travaillent dans les laboratoires de pharmacie industrielle sont encore plus loin des conditions réelles des maladies courant dans les populations, et s'ils sont sujets à de graves menaces de maladies, c'est parce que leurs laboratoires cultivent aux fins d'études des germes pathogènes dont l'action dans le monde extérieur aux laboratoires est éteinte ou hypothétique. Reconnaissons que ce risque est grave; mais cela n'enlève rien au fait que leurs travaux, en principe, ne sont pas soumis à l'urgence: il y a là deux raisons pour que leurs protocoles de vérifications soient extrêmement lourds, beaucoup trop lourds pour pouvoir être investis dans la médecine réelle.

Or, ceux des membres des comités dits scientifiques rassemblés par notre gouvernement qui ont quelque lien avec la maladie (car tous n'en ont pas!), sont aussi loin de toute maladie que les actionnaires des sociétés industrielles de pharmacie: bien plus loin de la réalité que n'importe quel pharmacien des officines de notre pays...

Tout cela pose la question de fond suivante: EST-IL JAMAIS LÉGITIME D'ÉCARTER DE LA PRISE DES DÉCISIONS POLITIQUES LES CITOYENS DIRECTEMENT CONCERNÉS PAR LES PROBLÈMES (LES MALADIES)?

Je suis de ceux qui répondent: NON, LES CITOYENNES ET LES CITOYENS NE DOIVENT JAMAIS ÊTRE ÉCARTÉS DE LA PRISE DES DÉCISIONS POLITIQUES QUI LES CONCERNENT DIRECTEMENT!

Mais Macron, au nom de tous les capitalistes dont il est mandataire, a répondu: CE N'EST PAS SEULEMENT LÉGITIME, MAIS C'EST NÉCESSAIRE DANS TOUTES LES MATIÈRES DE NOTRE VIE ÉCONOMIQUE, SOCIALE ET POLITIQUE, et pas seulement en matière de santé!

 

 

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