Belle mobilisation des Gilets Jaunes

Forte embellie de la mobilisation des Gilets Jaunes hier 7 décembre : 63 226 GJ comptabilisés par le chiffre jaune, contre 60 000 le 17 novembre dernier !

Forte embellie de la mobilisation des Gilets Jaunes hier : 63 226 GJ comptabilisés par le chiffre jaune, contre 60 000 le 17 novembre dernier ! Ces deux mobilisations marquant un sursaut majeur, par rapport aux samedis précédents, comptant peu de GJ dans la rue. On disait le mouvement des GJ "mort", "carbonisé" , "exténué", juste bon à "donner le relais aux militants syndicaux" dixit Branco : et on le retrouve plus vivant, plus déterminé que jamais, bien décidé à se battre une année de plus, voire plus si nécessaire.

La grève du 05 décembre n'a donc pas aninhilé les dernières forces des GJ, bien au contraire ! La présence, dans le cortège des GJ de la coordination intersyndicale du 05, montre la convergence des luttes en train de s'opérer, même s'il reste encore à faire du chemin, avant de parvenir à une alliance assumée, revendiquée : classes populaires/classes moyennes.

En tout cas, et nonobstant un Himalaya de mensonges médiatiques mortifère, faisant la peau chaque jour aux GJ, comme dans le célèbre sketch de Robert Lamoureux : "le canard était toujours en vie"!

Avec la magnifique grève du 05 décembre et la mobilisation réussie des gilets jaunes le 7 décembre, le Peuple est à l'initiative dans la France 2019, comme il n'a pas été possible de le voir depuis 1995, voire Mai 68. Voilà ce que dit Jean-Luc Marchive de la FSU de Périgueux : "De mémoire d'ancien, c' est l'une des plus grosses manifestations depuis 1995, malgré un arc syndical réduit puisque cette année-la, au début, il y avait la CFDT. Il faudrait maintenant arriver à tenir 15 jours pour faire pencher la balance"(sic) (Dordogne Libre du 6 décembre).

Mais, côté Gilets Jaunes, ce n'est pas mal non plus. La journée d'hier ressemblait à s'y méprendre à une journée de Mai 68: avec son envie de se battre, affronter les CRS, dans un temps aboli où le présent n'est que le grain de sable d'un mouvement discontinu, que rien ni personne ne peut arrêter. CELA FAISAIT 40 ANS QUE J'ATTENDAIS CE MOMENT (victoire populaire) : depuis la fin des "années rouges"(1968-1978) dont parle Alain Badiou dans son ouvrage : "On a raison de se revolter. Actualité de Mai 68", édition Lignes, 2018. 40 ans d'années d'hiver à courber le dos, raser les murs, s'entendre dire que la "lutte des classes, c'est fini", subir seconde après seconde l'incroyable arrogance de l'idéologie libérale, transmuant la société française en abattoir des plus faibles.

NOUS VIVONS UN MOMENT RARE. On assiste au réveil du Peuple et de l'Histoire, comme écrit Alain Badiou. Le fond de l'air est rouge. La mobilisation sociale s'installe dans le pays.

Un nouveau bloc historique est en train de se créer : Classes populaires + petites classes moyennes +jeunesse + retraités et salariés luttant vent debout contre la guerre libérale faite par King Kostard aux pauvres, aux sans nom, aux sans grade que nous sommes.

Jamais notre programme "L'avenir en commun", capable de fédérer positivement gilets jaunes et militants syndicaux n'a été aussi urgent à populariser. C'est notre priorité au sein du rassemblement "Le Peuple d'abord", réunissant le PRCF, le Pardem, le CNSJS, les INSOUMIS DEMOCRATES, les FRANCHEMENT INSOUMIS, le courant interne/externe à la FI : "RUPTURE, POUVOIR AUX MILITANTS" ! La bataille continue, tant dans la Rue que dans les Idées !

 

 

 

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