Coronavirus : un chômage mondial sans équivalent !

CORONAVIRUS : UN CHOMAGE MONDIAL SANS EQUIVALENT DEPUIS 1945 ! Article "Le Figaro" du 8 avril 2020

 1°)- Un chômage mondial sans équivalent depuis 1945 !

 On s'en doutait : selon Le Figaro du 8 avril, l'impact du Covid 19 sur l'emploi dans le monde est profond : sans équivalent depuis l'après-guerre. On assiste à la destruction de millions d'emplois. Sur une population active de 3,3 milliards de salariés, plus de quatre sur cinq sont affectés par la fermeture totale ou partielle des lieux de travail, évalue l'OIT. La pandémie provoque un double choc économique de l'offre et de la demande, sous l'effet du confinement et de l'arrêt des chaines de production.

 Si l'Asie est la région la plus touchée, Les Etats Unis comptent 10 millions d'inscription au chômage au cours de ces deux dernières semaines. Bien plus que le pic de 800 000 chômeurs atteint en 2008 avec la crise des subprimes. Idem pour le Canada avec 2, 13 millions de chômeurs comptabilisés en quinze jours.

 La France et l'Europe, bien que disposant d'un système de chômage partiel "protecteur", sont également très affectées. La Grande Bretagne compte 950 000 nouveaux chômeurs, entre le 16 et le 31 mars : dix fois plus que la normale. En Allemagne, près de 470 000 entreprise ont fait appel au chômage partiel : les salariés de ces entreprises touchent entre 60 et 65% de leur salaire.

 En France, les demandes de chômage partiel concernent 5,8 millions de salariés, soit un salarié du privé sur quatre. "Du jamais vu ! Le choc est immédiat", ponctue Stefano Scarpetta, Directeur de la division emploi et affaires sociales à l'OCDE.

La pandémie évolue avec une telle ampleur et des situations très disparates : chômage partiel, licenciements, baisse d'activité...explique Guy Ryder, Directeur général de l'OIT. Les secteurs les plus touchés sont l'hôtellerie, le transport, la restauration, l'industrie manufacturière, le commerce de détail.

 2°)- La situation française : un plan de relance keynésien sinon rien !

 Macron trouvait notre modèle social trop cher, coûtant "un pognon de dingue". C'était "avant" le coronavirus. Depuis que la France subit de plein fouet les ravages de l'épidémie, 5,8 millions de salariés bénéficient du chômage partiel, présenté "comme le dispositif le plus généreux d'Europe" (sic). En clair, notre code du travail fonctionne comme un puissant amortisseur de la crise économique et sanitaire.

 Le dispositif du chômage partiel n'est qu'une première réponse à la crise du coronavirus. Très partielle et insuffisante. En effet, La Banque de France estime à 6% la régression du PIB, en lien avec la double crise sanitaire et économique.

Il faut donc aller beaucoup plus loin.

 Comme le préconise le programme de notre Rassemblement "Le Peuple d'abord", regroupant le PRCF, le PARDEM, le CNSJS, les Insoumis démocrates, les Franchement insoumis, le courant interne/externe à la FI : "Rupture, Pouvoir aux insoumis", il convient de définir un grand plan de relance keynésien d'un montant de 100 milliards d'euros : afin d'augmenter les salaires, surtout les plus bas, de façon substantielle, de nature à créer des centaines de milliers d'emplois en CDI. Et des emplois d'intérêt général dans le champ associatif. Et une  sortie unilatérale de la zone euro en plan A.

 CA NE PEUT PLUS DURER COMME CELA : RESISTANCE !

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