La sécurité sociale est une idée de gauche et non pas une idée de Friot !

PORTRAIT D'AMBROISE CROIZAT : LA SECURITE SOCIALE, C'EST UNE IDEE DE GAUCHE ET NON PAS UNE IDEE DE BERNARD FRIOT Remarques sur l'article rédigé par Marcuss dans son blog Médiapart intitulé : "Le 11 février 1951, Ambroise Croizat s'éteignait".

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Marcuss a rédigé un portrait d'Ambroise Croizat dans son blog Médiapart intitulé : "Le 11 février 1951, Ambroise Croizat s'éteignait".

1°)-On pointera d'abord une erreur dans ce portrait : la loi de 1936 sur les conventions collectives a été rédigée par Pierre Laroque, Haut fonctionnaire, et non par Ambroise Croizat.

2°)-De plus, les références appuyées au seul Bernard Friot sont un peu pénibles : Croizat était un communiste, et non un militant du salaire à vie. Il a copié le modèle de sécurité sociale britannique inventée par les travaillistes, qui préexistait au modèle français : LA SECURITE SOCIALE, C'EST UNE IDEE DE GAUCHE (travaillistes anglais, communistes français), ET NON PAS UNE IDEE DE FRIOT ! Il faut recontextualiser la pensée d'Ambroise Croizat dans son époque, la remettre dans le patrimoine idéologique des idées de gauche, et pas faire dire à Croizat des choses, qu'il n'a jamais pensées : dans l'article de Marcuss, on confond les torchons et les serviettes !

3°)-Autre limite de ce portrait : l'auteur ne parle que de la sécurité sociale portée jusqu'au bout par Croizat. L'ancien Ministre du Travail a également créé :
- les comités d'entreprise avec droit de regard sur les choix économiques de l'employeur.
-Un service public de l'emploi, dont on ressortait avec un vrai emploi.
-La retraite par répartition
-Des augmentations substantielles des bas salaires.
- Le salaire maximum

CROIZAT participe de cette gauche critique et exigeante en matière sociale. C'est notre modèle à tous ceux qui veulent véritablement défendre les classes populaires et les petites classes moyennes, comme notre rassemblement "Le Peuple d'abord" !

Il y a 69 ans jour pour jour, Ambroise Croizat, le père de notre régime général de la sécurité sociale décédait. Il laisse derrière lui un héritage révolutionnaire qu'il faut défendre et qu'il faut continuer. Comme lui, il ne faut pas défendre des droits mais se battre pour de nouveaux ...

 

 

 

 

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