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Billet de blog 12 mai 2014

SORTIR DE L'EURO PLUTOT QUE DE RENONCER

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SORTIR DE L'EURO PLUTOT QUE DE RENONCER A NOTRE POLITIQUE...
GUILLAUME ETIEVANT REPOND A JACQUES SAPIR SUR LA QUESTION DE LA SORTIE DE L'EURO...!!!

Brigitte PASCALL : "Par lettre du 1er mai, postée sur mon mur, Jacques SAPIR a interrogé Guillaume ETIEVANT, responsable à l'économie au PG, sur sa position embrouillée sur l'euro, son idée de "désobéissance"(sic) aux traités. Guillaume ETIEVANT lui répond dans son blog. Vous trouverez ci-dessous le passage intégral sur la sortie de l'euro.

Son positionnement a considérablement évolué, puisqu'il se range désormais, pile derrière les déclarations de Jacques GENEREUX (cf entretien dans RUE89 du 16 novembre 2013) et de JLM hier sur France 3, qui se déclarent toutes les deux favorables à une sortie de l'euro...Jacques SAPIR a eu mille fois raison de pousser Guillaume ETIEVANT dans ses retranchements : désormais nous disposons d'une position claire du PG sur le sujet, qui rallie les eurocritiques pour notre plus grand plaisir..."


Extrait du blog de Guillaume ETIEVANT :
De notre côté, nous pensons qu’il faut, par la désobéissance aux traités européens, mener une bataille politique au sein de l’UE, sur la question monétaire comme sur les autres politiques européennes. Si cette bataille ne permet pas un changement radical des statuts de la BCE, alors il y aura un éclatement de la zone euro. Nous ne resterons pas dans l’euro s’il reste ce qu’il est aujourd’hui. Nous en serons exclus ou en sortirons volontairement. Nous l’avons dit et répété. « Il faut assumer clairement le fait qu’au bout de notre scénario du coup de force politique, si les autres pays le refusent, il y aura une sortie de l’euro. », a notamment déclaré Jacques Généreux dans une interview à Rue 89 en novembre dernier[9]. Dans une interview au 12/13 de France 3, Jean-Luc Mélenchon a, pour sa part, affirmé : « La Banque centrale européenne doit changer son statut. Si elle change et si on accepte cette idée qu’il faut une harmonisation sociale et fiscale, alors nous aurons un ensemble économique cohérent qu’il sera possible d’impulser et l’euro peut servir de circulation sanguine. Mais sinon, on ne va tout de même pas mourir pour une monnaie !".

La position du Parti de Gauche est claire : nous ne ferons aucun sacrifice pour l’euro et nous en sortirons plutôt que de renoncer à notre politique. Mais contrairement à Jacques Sapir, nous considérons que le préalable au changement n’est pas la sortie, mais bien au contraire la bataille politique pour créer une crise diplomatique et politique au sein de l’Union européenne. En 2011, Jacques Sapir admettait que cette bataille pouvait permettre d’ouvrir de nouveaux horizons et n’était pas forcément vouée à l’échec. Dans un document de travail de 2011 il résumait précisément la position du Parti de Gauche[10] : « Notons ici que rien ne nous empêche de mettre en place une partie de ces mesures par la réquisition de la Banque de France. En effet, si les conditions d’entrée dans la zone Euro sont bien précisées, rien n’est dit au sujet d’un pays qui, une fois à l’intérieur de la zone, déciderait de ne pas respecter certaines de ses règles. Bien entendu, une telle politique conduirait à une violente crise de la zone Euro, mais il n’existe pour l’instant aucune disposition permettant d’en expulser un pays récalcitrant. Il serait ainsi possible, en théorie, de mener une politique unilatérale avec un financement monétaire d’une partie du déficit à l’intérieur de la zone Euro. D’une certaine manière ce sont les pays qui se constitueraient en « gardiens de l’orthodoxie » qui pourraient être conduits à quitter la zone euro. ».
Nous ne voulons pas abandonner cette possibilité et il n’est pas certain que l’Allemagne ne pliera pas. Les exportations de l’Allemagne constituent plus de la moitié de son PIB, elle est donc complètement dépendante de la zone euro, contrairement à la France où la demande intérieure est beaucoup plus importante. Si nous n’y arrivons pas, nous sortirons de l’euro, comme nous l’expliquons très clairement dans la conclusion de notre résolution sur l’euro : « Le PG se prononce donc, de préférence, pour le maintien d’une zone euro refondée ou d’une nouvelle zone monétaire limitée aux seuls pays disposés à engager la refondation d’une union monétaire démocratique et progressiste. A défaut, il soutient le projet d’une monnaie commune européenne. » [11]

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