LA SOCIAL-LIBERALISATION DES ESPRITS !

LA SOCIAL-LIBERALISATION DES ESPRITS ! 

Dans un commentaire sous le texte pour le congrès du PCF préparé par Corinne Becourt, Secrétaire départementale PCF de Seine-Saint-Denis, Ernesto Monteagudo a écrit :

"reconquérir une conscience de classe efficace, c'est pouvoir se débarrasser de la social-démocratisation des esprits, plus exactement aujourd'hui du social-libéralisme, qui règne en maître à gauche. Gauche qui n'est rien d'autre que la gauche du capital, et bien plus redoutable que la Droite et l'extrême-droite actuelle. Qui ne cessera de grandir jusqu'à devenir hégémonique, si un PCF digne de ce nom ne refait pas surface" (sic).

Oui, et en accord avec Ernesto, il faut se débarrasser de l'actuelle s"ocial-libéralisation des esprits"(sic), à laquelle participe de plein pied la Direction de la FI. La FI n'est pas anti système. Elle est résolument dans le système qu'elle veut faire perdurer, carrières politiiques personnelles obligent... ! La FI ne remet pas en cause le capitalisme. La FI ne remer pas en cause la construction de l'Union Européenne : "grâce" à elle, la stratégie du plan A (on désobéit), puis plan B (on sort) est devenue un couple de plan A (on négocie) et de plan A (on negocie encore).

La FI s'est idéologiquement alignée sur la ligne centre gauche du PS actuel et des exSolfériniens, autrement dit : la gauche du Capital. L'objectif de la Direction de la FI vise seulement à AMENDER le système libéral actuel par quelques propositions de détail. Tet est son horizon indépassable. Tout en adhérant, participant plein pot à cet envoûtement idéologique au liberalisme, dont la Direction partage les valeurs les plus importantes :

1°)-l' hyper individualisme conquérant consacrant la victoire du faible sur le fort, comme le montre la violente lutte des places, qui a présidé à la constitution de la liste des futurs député européens de la FI.

2°)- Jamais les élus de la FI ne contestent les inégalités sociales monstrueuses sévissant en France : ou, en matière d'écart des revenus, nous sommes passés d'un écart de 1 à 20 dans les années 60 à un écart de 1 à 400 aujourd'hui (chiffres Martine Orange). Jamais, le groupe parlementaire LFI ne conteste l'existence d'une poignée de puissants confisquant tous les pouvoirs, dont elle n'a jamais assez ; tandis que la masse du Peuple français est mis au rancart des décisions (cf La décision de Sarkosy et de Hollande de s'assoir sur la victoire du NON au TCE n'est jamais contestée par les 16 élus de la FI, JLM mis à part.

3°)- Jamais la FI ne conteste l'extrême férocité de la Bourgeoisie, quand elle se sent libre, laissant filer sciemment, volontairement la courbe du chômage : 1 million sous Giscard ; 6 millions aujourd'hui (Chiffres Dares). Comme écrit Alain Badiou : "il y a une férocité de la Bourgeoisie quand elle se sent libre. Ils veulent nettoyer tout ça vraiment. Et ils prennent exemple sur l'allemagne. En France, les réactionnaires (LREM) ont toujours suivi l'exemple de l'Allemagne. Or la bas, je le redis, 30% de la population est en état de grande pauvreté. Il faut le savoir. Il y a une pauvreté allemande massive de type américain. Est-ce que les gens ici se rendent compte que c'est vers ça qu'on veut les amener ? "(sic) ("Éloge de la Politique", édition Café Voltaire-Flammarion, 2017).

Oui, il faut lutter contre la gangrène de la social-libéralisation des esprits, y compris au sein de la Direction de la FI. Il faut créer un courant de la FI "DELIT DE RUPTURE" résolument anti système. Parce que ""(la jeunesse actuelle est clairement demandeuse d'une offensive politique extra systêmesic), (cf Badiou sur la chaîne Public Senat mai 2017).

Il faut revenir à ce qu'Alain Badiou appelle dans son dernier livre : LE MARXISME ORDINAIRE. Comme explique A Badiou, pendant Mai 68 et les années rouges qui ont suivi (1968-1978), quel que soit le parti dit de fauche, il existait un langage unanimement partagé par les partis et syndicat : une vulgate du marxisme : faire tomber le système capitaliste, parvenir à une socialisation des moyens de production, à travers un programme de nationalisations. Les militants de la FI ont oublié le célèbre discours de Mitterand à Epiney : "le socialisme, c'est la rupture ! "(sic). Beaucoup l'ont oublié : mais, tous les partis, du PS à LO, en passant par le PCF? le PSU, la Ligue, les groupuscules maosistes, etc. étaient d'accord pour rompre avec le capitalisme....!

Et ça c'est fondamental, pour comprendre l'opposition à Giscard de ces annèes-là : c'était une véritable opposiiton. Il n'y avait pas, comme aujourd'hui, une profonde complicité entre Macron et la Direction de la FI, macron compatible, permettant la dictature féroce de l'argent de perdurer encore et encore !

 

 

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