CHANTAL MOUFFE OU L'IMPOSTURE DE LA FAUSSE INTELLECTUELLE !

Chantal Mouffe : "la lutte des classes, c'est fini ! " ou l'imposture de la fausse intellectuelle !

CHANTAL MOUFFE : "LA LUTTE DES CLASSES, C'EST FINI ! "(sic) OU L'IMPOSTURE DE LA FAUSSE INTELLECTUELLE RADICALE...!

Aujourd'hui nous parlons de Chantal Mouffe, célèbre politologue belge. Prenant appui sur le dernier livre de Jean-Pierre Garnier : "Le grand guignol de la gauche radicale, Chroniques marxistes-burlonistes", édition Critiques, 2017. On ne présente plus Jean-Pierre Garnier, auteur du livre "La deuxième droite", montrant excellemment, dès les années 80, comment le PS au pouvoir était devenu plus à droite que la droite classique. Depuis ma jeunesse, je lis toujours avec plaisir les livres de Garnier, notamment ceux écrits avec son compère Alain Bihr. Garnier est un grand tailleur de costards devant l'éternel. Et son style enlevé, jubilatoire, ses vacheries énormes (il appelle Aude Lancelin, Minaude Lancelin !) font oublier certains règlements de compte un peu facile : on pense à un texte torpillant Eric Hazan, qualifié de révolutionnaire confortable, attendant une Révolution qui n'arriverait jamais, un mois avant la longue mobilisation anti Khomri. Mais ses textes, que l'on peut contester, sont toujours très étayés et argumentés. Son dernier livre est une excellente entrées en matière d'un sujet peu abordé et pourtant essentiel dans un moment où la FI "pèse" 20% des votes ; le personnel politique de la gauche radicale et le projet politique qu'il défend.

Qui ne connaît pas le couple Mouffe-Laclau, gourous de Podemos et de JLM : notamment Chantal Mouffe à côté de Mélenchon,dans la marche parisienne du 18 mars 2017...??? Proposant à la classe moyenne boboïsée une pensée de gauche rangée du marxisme et des Grands Soirs révolutionnaires... ? Un projet nous annonçant, -il est vrai après d'autres-, la bonne nouvelle : la lutte des classes, c'est fini... ! Et nous vendant à la place un néo conformisme petit bourgeois, en lieu et place de la grande Révolution de nos rêves de jeunesse. Dominique m e dit : "l'idéologie de Mouffe est parfaitement formatée pour le suffrage universel". Rien de plus juste : Les "gens"(sic), ce sont les futurs électeurs de la FI !

Comme écrit JP Garnier : "Voilà de quoi ravir une petite bourgeoisie intellectuelle progressiste, "radicalisée" ou non, qui, à la différence de l'intelligentsia révolutionnaire des siècles derniers, a rejeté dans l'impensable toute éventualité de dépassement du capitalisme. Jean-Paul Sartre était convaincu, lorsqu'il jouait les compagnons de route du PCF, que "le marxisme était l'horizon indépassable de notre temps". Pour Chantal Mouffe, c'est le capitalisme dûment démocratise qui demeure cet horizon, y compris même pour les temps à venir" (sic).

Et Garnier de nous rappeler qu'à la différence des bobos pseudo intellectuels, grands lecteurs de Mouffe, pour 69% des français, de droite ou de gauche, la lutte des classes existe encore (cf étude publiée dans Le Figaro au printemps 2016). Et cela, malgré l'incroyable matraquage des médias aux ordres du pouvoir. Et des renégats "nouveaux philosophes" liquidant toute pensée critique, tout ce que l'intelligentsia française révolutionnaire représentait du point de vue mondial.

Et c'est là où on voit combien ces lectures de Mouffe pseudo branchées, que l'on trouve en bibliographie "sérieuse" de tous les sujets de la gauche critique, ne connaissant que les "gens"(sic), jamais les Classes luttant impitoyablement l'une contre l'autre. Par exemple, je lisais récemment un article sur le site AOC ( Analyse, Critique, Opinion) comparant les militants de la FI aux militants LREM. En bibliographie, on trouvait "naturellement", le seul livre de C. Mouffe. Comment ces livres qui ne parlent jamais des inégalités sociales monstrueuses traversant notre pays, de la baisse tendancielle du taux de profit, alors que le cours de la bourse décroche lourdement à New York et à Paris. Et que Patrick Artus, un économiste tout ce qu'il y a de "convenable" vient d'écrire que Marx avait raison. Donc, malgré la lucidité et la popularité des écrits se revendiquant comme marxistes (Marx, Gramsci, Badiou), notre petite bourgeoise Chantal Mouffe, clamant l'exact contraire, est en réalité et n'en déplaisent à ses défenseurs passionnés et dithyrambiques à la traîne de la réalité sociale. Et surtout peu présente dans les têtes et des âmes préférant l'idée de lutte des classes, moteur de notre société. Et les auteurs fidèles à cette idée : par exemple, Badiou, comme le montre le succès de son livre "De quoi Sarkosy est-il le nom ?" vendu à 70 000 exemplaires. Les livres de Mouffe ne sont donc qu'une voiture balai du capitalisme "humain", cherchant désespérément quelques ouailles venues écouter son rite et son culte agonisant : comme aurait dit Brassens : "Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent, à peine y pourrait-on rôtir 4 châtaignes" (Le 22 septembre). Le dur capitalisme aujourd'hui on s'en fout.

Alors, pourquoi perdre du temps à parler de Mouffe ? Car c'est une façon de démontrer en contre points combien BADIOU EST FIABLE. Badiou fait penser à ces stylos Tempo qui continuent de marcher, quand les stylos ordinaires ont rendu l'âme. Badiou continue d'écrire et de se battre, quand les autres intellectuels critiques (Jacques Sapir, Frédéric Lordon, Jacques Généreux), qui théoriquement parlant, nous ont laissés sur le bas côté de la route après les élections présidentielles 2017 : leur véhicule refusant d'avancer et d'aller plus loin. Badiou est le seul intellectuel critique à avoir pensé cette triste élection : estimant à juste titre qu'il s'agissait d'un coup d'état démocratique des forces de l'argent nous imposant leur candidat Macron. Et que c'était l'Etat lui même qui avait organisé sa propre succession ( vidéo youtube de Badiou avec Mongin, Directeur d'Esprit de mai 2017).

Sur Médiapart, on me reproche mes articles "Pascalo-Badiolistes" (sic). Mais la faute à qui ? Je n'y peux rien si Badiou est le plus sincère, le plus fidèle aux idées de révolution et aux "années rouges" (1960-1980) de notre jeunesse. Quant à ceux qui lui reproche son maoïsme (Polony, Glücksmann), on voit bien qu'ils n'ont jamais ouvert de livres de son auteur. j'ai lu une trentaine de livres de Badiou : je peux dire qu'il est très discret sur son engagement maoïste. Dans son ouvrage "L'aventure de la philosophie depuis les années 60", édition La Dispute, il en parle un peu à l'occasion d'un différent théorique avec Jacques Rancière. Et c'est tout, et c'est tout. Le maoïsme de Badiou, c'est l'équivalent de "Vénézuela sujet très important" pour JLM : une façon, pour des microbes médiatiques, de torpiller des hommes politiques ou intellectuels sincères, qu'on sait ne pas pouvoir abattre en se battant à la loyale sur le contenu de leurs livres ou de leur bilan politique. Et imposer leurs fausses gloires, leurs fausses valeurs comme l'imposture Mouffe notamment...!

 

 

 

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