L'intellectuel critique fraternisant avec les Gilets Jaunes criminalisé par Macron !

L'INTELLECTUEL CRITIQUE FRATERNISANT AVEC LES GILETS JAUNES CRIMINALISE PAR MACRON, CONTRE L'INTELLECTUEL NEGATIF PORTE AUX NUES !

Gilets Jaunes : le Pouvoir criminalise Régis Portalez, polytechnicien, qui a osé fraterniser avec la France d'en bas ! Le Pouvoir a agi de même pour un chercheur du CNRS. Sans oublier les tristes coups de matraque portés sur Loïc Prudhomme, député de la FI de Gironde, au seul motif d'avoir manifesté avec les Gilets Jaunes.

L'avertissement est clair : la petite-bourgeoisie intellectuelle doit être le porte-étendard servile de Macron et de son libéralisme pourri : rien d'autre : en aucune façon, elle ne doit être solidaire des classes populaires, qui se battent rien que pour vivre dignement jusqu'a la fin du mois, 80% des français ayant du mal à joindre les deux bouts.

L'intellectuel critique", figure du "Peuple de gauche", qui existait dans les années 70, -Sartre, Bourdieu, Badiou-, a vécu. Place à "l'intellectuel négatif" comme dit Pierre Bourdieu, anéantissant en deux temps, trois mouvements, la défense du Peuple par des intellectuels critiques, tant vis à vis du Pouvoir que de l'idéologie dominante. Place aux Gantzer, : "si on faisait passer des tests de QI aux GJ, il ne resterait plus grand monde". Aux Berléand, déclarant délicatement : "Les gilets jaunes me font chier". Les Armault : "les gilets jaunes vont disparaître selon le principe de sélection naturelle". Les Finkielkraut et Schiappa, dont on renonce à énumérer toutes les sottises. Les "intellectuels négatifs", qu'est-ce que c'est, sinon la prolophobie du Pouvoir portée en sautoir, à l'image du journal d'extrême-droite "Gringoire" du temps du Front Populaire ?! Des affirmations simplistes, misérables, occultant la complexité de la société française 2019 ?! Des prises de position superficielle, puant le vieux racisme social de la bourgeoisie maquillé fallacieusement en défense de l'intérêt général?!

Sur  "l'intellectuel négatif",  Bourdieu écrit : "Pour poser le problème en des termes aussi caricaturaux, il n'est pas besoin d'etre un grand intellectuel. C'est pourtant ce qui vaut au responsable de cette opération de basse police symbolique, antithèse absolue de tout ce qui définit l'intellectuel, la liberté à l'égard des pouvoirs, la critique des idées reçues, la démolition des alternatives simplistes, la restitution de la complexité des problèmes, d'être consacrés par les journalistes comme intellectuel de plein exercice"(sic), (cf "L'intellectuel négatif", article publié dans Contre-feux", édition Raison d'Agir, 1998).

Les "intellectuels négatifs", ce sont ces opportunistes, idéologues à un neurone, porte-étendards de toute cette néo-chevalerie de la supposée "collaboration" des classes en France, en réalité oeuvrant au seul service de l'oligarchie confisquant tous les pouvoirs, pillant le pays vendu à la criée deux euros cinquante, paupérisant férocement les classes populaires et une partie de la Classe moyenne.

Les "intellectuels négatifs" ont vendu leur âme au capitalisme, étant tombés aussi bas moralement qu’ils sont montés haut socialement, à défendre Macron de façon obsessionnelle, mais certainement pas l’intérêt des classes populaires mis au rancart.

Aujourd'hui, la distance des "vrais" et grands intellectuels vis à vis du Pouvoir en place, à l'image d'un Victor Hugo vis à vis de Napoléon III, -cf son célèbre vers : "Et s'il n'en reste qu'un (à s'opposer), je serai celui-là"-, est criminalisée par Macron, comme on peut hélas le constater avec Régis Portalez, polytechnicien, solidaire des gilets Jaunes, victime de la Police, comme le montre l'excellent et dernier article de Régis de Castelnau dans son blog "Vu du droit". Inversement, les intellectuels négatifs sont promus comme Schiappa, sacrée "révélation politique de l'année"(sic) : deux poids, deux mesures dans cette dictature piétinant tous ceux qui essaient encore de réfléchir de façon critique, librement, vis à vis d'une oligarchie confisquant tous les pouvoirs et de la Pensée unique qui s'y attache....!

 

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