MACRON EST SEUL !

Macron est seul : ce n'est pas moi qui le dit, mais "le Monde", média pour journaleux aux gages, travaillant sur commande officielle, laquais bien connus de l'oligarchie, obéissant craintivement à tous les pouvoirs : journal qui siège Boulevard Blanqui (XIIIème arrondissement de Paris), dans un immeuble de verre prétentieux et branchouille, avec des phrases de Victor Hugo sur la façade...

Macron est seul : ce n'est pas moi qui le dit, mais "le Monde", média pour journaleux aux gages, travaillant sur commande officielle, laquais bien connus de l'oligarchie, obéissant craintivement à tous les pouvoirs : journal qui siège Boulevard Blanqui (XIIIème arrondissement de Paris), dans un immeuble de verre prétentieux et branchouille, avec des phrases de Victor Hugo sur la façade, histoire de faire "lettré", se revendiquer d'une culture littéraire vivante et impertinente : alors que manifestement, ses journaleux l'ignorent superbement dans leurs tristes papiers, qui font penser à de la nourriture industrielle mal décongelée.

En effet, l'édition du 16 janvier consacre deux longues pages à : "Macron, à l'épreuve de l'isolement", comme titre le journal dans son style inimitable, faussement neutre.

Que nous apprend "Le Monde" ? En fait pas grand chose, qu'on ne sache déjà : Manu, l'âme humaine est mauvaise ma bonne Dame, souffrirait d'un "procès en déconnection"(sic). Alors, notre petit banquier multiplie les textos sur Telegram, "consulte, sonde, interroge"(sic). Ses interlocuteurs ? Ce ne sont pas les stakeholders (parties prenantes habituels) mais des "capteurs"(sic) explique vaguement un conseiller de l'Elysée. On n'en saura pas plus. On se permettra même un petit conseil : pour "capter" efficacement l'air du temps, le niveau de mobilisation des Gilets Jaunes, ce que pensent les GJ sur les ronds-points, rien de mieux que le fil d'actu de Facebook, espace de liberées (pour combien de temps encore ? ), avec ses photos de manifs joyeuses et déterminées tous les samedis, ses confidences de Gilets Jaunes, les analyses ciselées, un rien impertinentes de mes amis : Dominique Kern, Bruno Adrie, France Dubois, Samuel Hayat, Jacques Chastaing, Régis de Castelbau...

Car sur la teneur de ces discussions, le Monde concède qu'il "règne un épais brouillard"(sic). Mais alors, si le Journal ne sait rien, pourquoi avoir fait un dossier de deux pages avec notamment un article long comme un jour sans pain ? Cela s'appelle de "l'enfumage". C'est à dire abuser, tromper les lecteurs par de fausses promesses : on va tout vous dire sur le vrai Macron, qu'il disait au début, cf titre racoleur : "Macron, à l'épreuve de l'isolement". Et au final, on accouche d'une souris en plastique, dans le genre : "on ne sait rien" !

Alors, histoire de meubler un peu l'article, on nous explique que, depuis l'affaire Benalla, "Macron se serait enfermé progressivement à l'Elysee". Sauf que cette info n'est pas nouvelle : un plumitif du Monde l'avait déjà sortie un soir de septembre sur BFMTV, au moment du départ de Collomb...

Macron se serait ainsi coupé des élus de la majorité, même s'il est toujours en contact avec Bayrou, Juppé et Raffarin. Le Président serait entouré de "gens très jeunes, très vifs, très intelligents"(sic) (on se demande qui, car Griveaux et Schiappa, c'est le triple zéro de l'intelligence, obligeant même le père de Schiappa à rectifier le tir sur la leçon de marxisme de sa progéniture ), excluant l'arrivée de "cheveux gris", le tenant à l'écart de la vraie vie" analyse Max Dubois, ancien coordinateur de la campagne d'En Marche dans les outre-mer.

En clair, la confiscation du pouvoir réel par des "djeuns" "trentenaires et dandys" n'est pas sans rappeler le fonctionnement césarien de la FI : l'entourage de Macron est donc un copié/collé de l'entourage de JLM dans son monarchisme autoritaire imbécile. Même Bri-Bri s'inquiète de "l'effet secte" de l'entourage presidentiel. Au point que Manu souhaiterait apporter du sang neuf : plusieurs communicants extérieurs ont déjà été sollicités comme Franck Louvrier, ex-conseiller en communication de Sarkosy ou Pierre-Henry Brandet, ancien porte-parole de Claude Guéant : on le voit : après les "djeuns", les vieilles biques sarkosystes signent leur grand retour. "Produire du neuf, inventer un nouvel espace des possibles" qu'il disait pourtant pendant sa campagne présidentielle..!

 

 

 

 

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