POUR UNE NOUVELLE FRANCE INSOUMISE

Le projet politique de Délit de rupture défend loyalement les intérêts des militants de la FI, et leur offre le rôle qu'ils méritent d'avoir.

INTRODUCTION : LE PROJET POLITIQUE DE DELIT DE RUPTURE DEFEND LOYALEMENT LES INTERETS DES MILITANTS DE LA FI, ET LEUR OFFRE LE ROLE QU'ILS MERITENT D'AVOIR !

On le sait : depuis Machiavel, la politique utilisée dans son sens courant est l'art du mensonge, fait de concurrences et de brutalités pour conquérir et garder le pouvoir analyse Alain Badiou dans son ouvrage : "Éloge de la Politique", édition Café Voltaire/Flammarion, 2017. Et d'ajouter : "la Politique peut être aussi une procédure de vérité, si elle est liée à la justice. La politique est une pratique avec des acteurs, des militants, définissant un processus qui fait vérité de tout ce qu'UNE COMMUNAUTE SOCIALE MERITE D'ETRE"(sic).

En clair, la vraie politique consiste à défendre loyalement les intérêts objectifs d'un groupe social donné. Et de lui offrir le projet politique qu'elle mérite de vivre.

Cela vaut pour une société toute entière. Mais cela vaut aussi pour notre groupe social formé par les militants de base de la France insoumise.

Nous partirons du constat suivant : depuis le mois de juin 2017, le groupe parlementaire de la FI a confisqué tous les pouvoirs décisionnels du mouvement, sans aucun aval de la base. 20 personnes (les 17 élus LFI + Bompard, Girard et Billard) confisquent abusivement les rênes d'un parti "pesant" presque 20% des voix et 7 millions d'électeurs. Occupant l'espace politique de la gauche critique sans véritablement l'assumer, leur médiocre laïus aussitôt écouté, aussitôt oublié. Médiocre laïus qui fonctionne aussi comme un grand couvercle, empêchant les responsables qui ont rédigé notre programme "L'avenir en commun" d'intervenir dans la décision politique, ou de faire des passages média.

Pire encore, cette nouvelle direction de la FI impose une ligne LREM bis, transmuant les élus de la FI en supplétifs de Macron. Et les militants insoumis en militants centre gauche, tsiprasises, ce qu'ils n'ont absolument aucune vocation à être, puisque le PG puis la FI ont été conçus au départ comme des partis "antisystème".

Notre projet, décrit dans le présent texte fondateur du courant interne/externe intitulé DELIT DE RUPTURE, est une balafre dans l'azur de la médiocrité et le renoncement à l'hectolitre opérés par l'actuelle direction de la FI. Direction qui plus est, autodésignée, s'imposant aux militants par un coup de bluff, véritable hold up mené sur tous les centres du pouvoir de la FI : le pouvoir décisionnel bien sûr, mais aussi la présidence du "Media" alternatif verrouillé et racketté sans vergogne par Sophia Chikirou.

Le projet actuel de la FI est suicidaire : avec Corbière et les autres, la FI fonce à 200 à l'heure dans le mur. Les intentions de vote de la FI sont passés de 20 à 11%. Le nombre de militants actifs de 50 000 pendant la campagne présidentielle 2017, à moins de 10 000.

La création du courant interne/externe DELIT DE RUPTURE vise à créer un nouvel espoir. L'objectif est d'élaborer un projet politique en lien avec notre programme "L'Avenir en commun", que la Direction actuelle de la FI a mis au rancart. Tandis que son rédacteur, Jacques Généreux, était liquidé et mis à la retraite anticipée.

Notre projet DELIT DE RUPTURE réaffirme 4 principes de base essentiels, incontournables :

1)-DELIT DE RUPTURE se bat pour construire une NOUVELLE FRANCE INSOUMISE RESPECTUEUSE DES MILITANTS DE BASE. Le projet DELIT DE RUPTURE définit un mode de fonctionnement et popularise des propositions que le groupe des militants de base de la FI MERITE D'AVOIR.

2)-Notre courant DELIT DE RUPTURE EST RESPECTUEUX DE NOTRE PROGRAMME "L'AVENIR EN COMMUN". La rédaction du programme AEC a nécessité 3 versions differentes. Il propose un projet social-démocrate de gauche, véritable alternative au projet capitaliste, dont la "puissance" idéologique est de nous faire croire qu'il est le seul au monde, suite à l'échec politique de l'URSS. "There is no alternative" résumait Thatcher, cherchant en quelque sorte à nous hypnotiser, faire de nous des vaincus dans leur tête, avant même toute bataille possible. Comme expliquait Antonio Gramsci dans ses cahiers de prison, "le groupe social dominant (bourgeoisie libérale) a acquis sa domination en propageant ses croyances (culture libérale de l'individualisme conquérant) dans la société toute entière. Et nous ajouterons : le combat des jeunes, salariés, retraités, doit par conséquent être IDEOLOGIQUEMENT ET CULTURELLEMENT HEGEMONIQUE, grâce à la promotion et la popularisation de notre programme "L'avenir en commun" défendu bec et ongles par notre courant DELIT DE RUPTURE.

3)-LA NOUVELLE FRANCE INSOUMISE DEFENDUE PAR DELIT DE RUPTURE EST RESPECTUEUSE DE NOTRE DEMARCHE ANTI SYSTEME. Cette démarche a été initiée avec la création du PG à Asnières le 27 novembre 2008. Notre premier programme (plan d'urgence en 21 points) discuté au congres du PG de Limeil-Brevannes de décembre 2008. Ce plan d'urgence prévoyait notamment un plan keynésien de relance de l'économie, de nature à créer des centaines de milliers d'emplois, en rupture frontale avec le libéralisme de Sarkosy. De même, le programme de 2011 "L'Humain d'abord" proposait de lutter et de gouverner "face à la finance folle". Le programme "L'avenir en commun" propose de revenir au plein emploi, notamment en créant un million d'emplois dans le secteur associatif pour les chômeurs de longue durée. On le constate : le fil rouge de toutes ces propositions, c'est d'offrir une démarche clairement anti sytème, clairement anti libérale.

4)-LA NOUVELLE FRANCE INSOUMISE PRONEE PAR DELIT DE RUPTURE EST DE FAIRE DE LA FI UN INTELLECTUEL COLLECTI. Intellectuel, c'est à dire totalement LIBRE ET CRITIQUE VIS A VIS DU POUVOIR EN PLACE de Macron, le pouvoir financier, médiatique, etc. CRITIQUANT LES IDEES RECUES, notamment le projet libéral imposé à chaque français, "comme allant de soi". PROPOSANT DU NEUF en rupture avec la vie politique parlementaire sclérosée du moment. Petites alliances mort nées de la Direction de la FI avec Hamon ou Olivier Faure, compromis tous les deux dans le triste Hollandisme de la période2012-2017.

INTELLECTUELCOLLECTIF, parce que chaque militant de base à vocation à participer aux débats d'idees attachées à la réécriture du programme "L'avenir en commun". Quitte, pour se faire aider, de demander l'appui intellectuel de "sentinelles" de la gauche critique : Frédéric Lordon, Jacques Sapir, Alain Badiou, Aalain Garrigou, Jacques Genereux, Thomas Coutrot, Dominique Plihon, etc.

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