EN BAS, L'HONNEUR ET LE COURAGE DES GILETS JAUNES. EN HAUT, LA BASSESSE....!

EN BAS, L'HONNEUR ET LE COURAGE DES GILETS JAUNES. EN HAUT, LA BASSESSE....!
 

"En bas, l'honneur et le courage des gilets jaunes. En haut la bassesse (du Pouvoir)" écrit Bruno Adrie. En bas, la détermination, l'énergie, l'opiniâtreté des Gilets Jaunes bravant le froid glacial, pour occuper les ronds-points, se relayer : les retraités et les chômeurs en journée, les salariés après leur travail. Tandis que des soutiens (retraités, chômeurs) viennent leur porter du café et de la nourriture pour tenir. Toute une vie sociale solidaire qui s'organise autour des rond-points.

En bas, des Gilets Jaunes qui ont défiler massivement samedi 15 décembre dans toutes les grandes villes : Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lille, Marseille, Lyon, Chambéry, Montpellier, Paris, n'en déplaise au mensonge médiatique d'en haut, dissolvant toute vérité sur l'ampleur du mouvement social, par les chiffres truqués de Castaner : 66 000 personnes mobilisées. On dira : plus de 200 000 gilets jaunes mobilisés au niveu national, dont 10 000 à Paris facile, comme le montre l'ampleur des défilés (voir vidéo sur mon mur).

En bas, une marmite bouillonnante d'idées neuves : le RIC, -le vrai, celui qui est mené de bout en bout par des citoyens ordinaires, rien à voir avec le référendum truqué, imposé d'en haut, que nous prépare Macron, entièrement mouliné par les "zélites" du moment. Le rétablissement de l'ISF, la demande d'une vie décente à travers l'augmentation substantielle des salaires, des retraites et des minimas sociaux : une revendication qui avait totalement disparu du champ politique depuis 1983 et le tournant de la rigueur, la suppression de l'échelle mobile : un pactole de plus de 380 milliards donnés aux employeurs analyse Martine Orange

En haut, des êtres sans surmoi, reptiliens aux grossiers appétits de fric et de pouvoir. Incapables de créer du neuf, d'avoir une idée nouvelle, tellement ils participent de ces "éduqués crétinisés", dont parle Emmanuel Todd. Toute cette petite-bourgeoisie médiatique, sans idée, uniquement occupée à mentir. Et qui a poussé à la perfection l'art de manipuler les classes populaires pour les maintenir sous l'emprise de l'oligarchie. Incapables d'analyse la réalité sociale "pour de vrai", comme disent les enfants. Pour qui se souvient un peu de l'histoire du mouvement ouvrier, sait que l'UIMM racontait des cracks énormes, notamment au tournant du XXème siècle. De tout temps, le mensonge a été l'arme capitale du Patronat, pour "tenir" une classe ouvrière haïe et chichement tolérée, juste pour les journées de 10 heures qu'elle effectuait. Tandis que l'autre était le canon que le "républicain" Cavaignac faisait tirer contre le Peuple en juin 1848...!

En haut de plus, et comme vous l'avez sans doute remarqué, depuis samedi et la supposée "décrue", ne passent plus à la télé que les faux gilets jaunes, "propres sur eux", "convenables", "LREMisés", parlant la langage de bois sans sincérité : Gauchy et Mouraud, que l'on invite partout : et que j'ai encore revu hier soir sur BFMTV avec Manuel Bompard. Les "vrais" Gilets jaunes, notamment Priscilla et Maxime, sont invisibles. Et avec eux, les mots d'ordre les plus radicaux. Officiellement, il n'est plus question que de RIC et de rétablissement de l'ISF, ou plus exactement de la discussion interminable qui enterrera pour toujours ces deux propositions. En haut la bassesse d'âme. En bas, les Gilets jaunes qui se battent pied à pied. Et qui disent crânement : "on va gagner....!"

Nonobstant les péripéties, il faut être du côté d'en bas, des gilets jaunes, qui portent seuls les valeurs de courage et de dignité d'être, quand en haut, il ne reste plus que le mensonge et la matraque.

 

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