Oui, l'entourage de Mélenchon veut enterrer le "vieux" !

Oui, Chikirou, Corbière, Garrido, Aubry, Lachaud, Autain, Obono veulent tous enterrer Mélenchon. On n'a pas oublié les propos d'un militant .proche de Corbière en juin 2017 sur Facebook : " à l'EPHAD, le vieux lambertiste ! "(sic). Pourtant, sans JLM, ils seraient tous de parfaits inconnus à deux neurones

Oui, Chikirou, Corbière, Garrido, Aubry, Lachaud, Autain, Obono veulent tous enterrer Mélenchon. On n'a pas oublié  les propos d'un militant proche de Corbière en juin 2017 sur Facebook : " à l'EPHAD, le vieux lambertiste ! "(sic). Pourtant, sans JLM, ils seraient  tous de parfaits inconnus à deux neurones : juste bons à faire du copié/collé et encore. A la place de JLM, je laisserai tomber tous ces minables, j'abandonnerai mon poste de député, et je repartirai à zéro, comme dans la chanson d'Edith Piaf.

A moins que JLM aime férocement l'argent autant que Corbière : et là, je ne peux rien pour lui !

Comme disait Alain Badiou : les occasions historiques de voir le Peuple au pouvoir sont rares. Mais la social-démocratie a une capacité féroce et rare de faire échouer volontairement ces moments magiques, où le Peuple est au premier plan.

1)- Dans les années 70, Mitterrand a trahi volontairement les utopies 68ardes, en prenant le Pouvoir en 1981 :

Entre le mouvement de Mai 68 voulant changer la vie et Mitterrand, l'homme politique classique, socialisé à droite, il y a toujours eu un divorce immense :

  *Le Premier Secrétaire du PS est arrivé au Pouvoir sur la base des 110 propositions rédigées par Jean-Pierre Chevènement, pâle ersatz des rêves de société meilleure, des slogans : "soyez réaliste : demandez l'impossible", "Pouvoir à la base" défendus par les manifestants de Mai 68.

L'attitude de Mitterrand à la fin du mois de Mai 68 est carrément surréaliste : pendant que 17 millions de français crient dans la rue : "Gouvernement populaire", "Pouvoir aux travailleurs", Mitterrand s'entretient avec Pierre  Mendès-France des après-midi entiers, pour former un gouvernement de transition : avec de vieilles biques politiciennes comme Guy Mollet, le  tortionnaire de la guerre d'Algérie, et la jeune pousse prometteuse : Gaston Defferre :  comme le raconte Bernard Ravenel dans son  excellent ouvrage sur l'histoire du PSU: "Quand la gauche se réinventait, le PSU, histoire d'un parti visionnaire", édition La Découverte, 2016 : première trahison.

*De même, le Programme Commun était un projet social-démocrate "classique", sans aucun rapport avec les slogans de l'effervescence libertaire de Mai 68.

*Autre trahison : Mitterrand a imposé la rigueur libérale en 1983, notamment la fin de l'indexation des salaires sur les prix, soit un beau pactole fait aux employeurs : 380 milliards de francs estime Martine Orange, de Médiapart. Du jour au lendemain, et au mépris total de son programme, il a cessé de défendre les ouvriers, les jeunes, et les plus faibles, laissant filer sciemment la courbe du chômage. Avec lui, le chômage  qui était de 1 million en 1980 sous Giscard, est passé à 2 millions en 1988 et 3 millions sous Jospin en 1997.

2)-En 2017, la FI qui faisait 20% des voix est tombée à 6% des suffrages :.

En 2017, la FI a réalisé 20% des suffrages. Avec notre programme "L'avenir en commun", on était bien parti pour conquérir les 51% voix nécessaires, ayant déjà capté 25% des voix des jeunes et des ouvriers. "Heureusement" Macron et Corbière ont vu le "problème" : ils ont signé un pacte pour démolir sciemment la FI, façon puzzle, par son virage stratégique PS bis, et la mise au rancart de notre programme AEC et de son rédacteur : Jacques Généreux.

Résultat : la FI est passée de 20 à 6%. En trois ans, les suffrages ouvriers pour la FI sont passés de 25 à 8% et les suffrages jeunes de 25 à 5%. A ce jour, en politique, tout est à reconstruire, il faut absolument créer du neuf : c'est ce que nous tentons de faire avec le rassemblement "Pouvoir au Peuple souverain" ou "Le Peuple d'abord" : on verra cela samedi prochain...

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