FINKIELKRAUT, LE PLEURNICHARD POUR UNE FOIS RIGOLARD !

Finkielkraut, on le sait : ses pleurnicheries sont devenues son fond de commerce. Pierre Bourdieu disait un jour à propos de lui : "c'est un pleurnicheur"(sic). Rien de plus juste. Chaque fois que je l'écoute à la télé, vidéo, échanges avec Alain Badiou, le mot de Bourdieu me revient en mémoire. A chaque fois, on a l'impression que AF (Alain Finkielkraut) est sur le point d'éclater en sanglots, de grosses larmes médiatiques, bleu-blanc-rouge, à l'image de l'Etat nationaliste, "ethnique" (suspect), qu'il préconise par ailleurs, Telle une pleureuse professionnelle grecque ou romaine de l'Antiquite, capable de pleurer sur commande des heures et des heures. En secret, je l'ai surnommé : "le pleurnichard", à sa façon d'impressionner la France profonde des sans nom, des sans grade à laquelle j'appartiens depuis toujours.

Chaque fois que Finkielkraut parle, j'entends derrière ses pleurnicheries à l'hectolitre, les notes joyeuses, dansantes de la chanson d'Eddy Mitchell : "Non ils n'auront pas ma peau, et je vais craquer bientôt"(sic). Chaque fois que Finkielkraut prend la parole, ce sont les chansons d'Alain Souchon "jamais content", ou "Allo Maman bobo", qui affleurent en surface. Attention, pas de vulgaire larmes dans sa cuisine dans une feuille de Sopalin, comme le tout un chacun ordinaire. Non, des Pleurnicheries "élégantes", quatre éloiles, compassées, chez lui une véritable marque de fabrique, estampillées "Normale Sup" et "France Culture", où il animait une émission qui lui a permis de recevoir tout le gratin philosophico-politique du moment,

Certes, Alain Badiou le critique fort justement, tout en refusant de débattre à l'avenir avec lui : (cf  sa très belle "Lettre à Alain Finkielkraut") Mais je trouve qu'il lui fait bien des honneurs, en le critiquant sur le fond, patiemment, argument contre argument. Finkielkraut, dès que j'entends son numéro de pleureuse XXL, trainant ses larmes dans un semi-remorque, j'éteins aussi sec.

Or samedi dernier, rien de tout ça. Un salafiste introduit dans la marche des Gilets Jaunes le reconnait au premier coup d'œil (?), l'insulte, le traitant de "sale juif". Au passage, que faisait Finkielkraut au milieu des Gilets Jaunes en pleine action... ??? On ne le saura jamais. Que faisait la caméra de BFMTV juste à côté de lui, filmant "à l'avance" le buzz qui n'allait pas manquer d'intervenir.... ??? Là aussi, aucune réponse. Pire encore, Finkielkraut, bien qu'insulté et filmé dans son "outrage", prend aussitôt la défense de son polémiste salafiste, calmant le jeu, estimant qu'il n'a pas été traité de "sale juif", comme des journaleux malhonnêtes se sont empressés de le dire. Mieux encore, au lieu de pleurnicher comme à son habitude, Il reste d'un calme olympien, des yeux secs comme un coeur d'huissier, ce qui ne lui ressemble absolument pas. Voir même, -si, si-, sourit un peu. Remerciant même avec émotion, façon Star Hollywoodienne majuscule, les milliers et les milliers de messages (on n'a pas vérifié le nombre exact) de défense qu'il a reçus contre l'ostrogoth salafiste.

En clair, c'est un coup monté, un bidonnage. Certes, le racisme ne passera pas, mais le mensonge cinq étoiles, non plus ne passera pas sur mon modeste mur Facebook, quand on nous prend vraiment pour des billes, des nazes, justes bon à gober n'importe quoi, qu'on se le dise...!!!

 

 

 

 

 

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