En assumant d’« emmerder » les personnes non vaccinées, mais surtout en expliquant qu’« un irresponsable n’est plus un citoyen », le président de la République, garant de l’État de droit, commet une faute morale, institutionnelle et politique. Il hystérise le débat, divise la société et offre un nouveau souffle à ceux qu’il prétend combattre.
Le député MoDem François Pupponi, ancien maire de Sarcelles, a été condamné, mercredi 5 janvier, par le tribunal correctionnel de Pontoise pour abus de biens sociaux et faux et usage de faux dans l’affaire dite de la SEM Chaleur.
Déjà croqués par une poignée de milliardaires, les principaux journaux nationaux et régionaux, et même l’AFP, ont passé des accords secrets avec Google et Facebook, faisant des deux plateformes des acteurs majeurs de la presse, ce qui est lourd de dangers pour la qualité de l’information.
Les États-Unis font face à l’une des pires crises démocratiques de leur histoire. Malgré les centaines de poursuites lancées au pénal, et les premières condamnations, beaucoup à gauche craignent que ce type de violences se répète en 2024.
« Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder ! [...] C’est ça, la stratégie » Selon Macron, les irresponsables ne sont plus citoyens. Car si la République en Marche nous a bien montré quelque chose en 5 ans, c'est qu'elle a besoin d'ennemis pour avancer. C'est qu'elle a besoin de contraindre pour réformer. C'est qu'elle a besoin d'impunité pour se sentir gouverner.
Mon père s’est éteint dans la nuit du 6 au 7 avril 2020, sous le regard borgne d’une grosse lune rouge. Seul dans une chambre vide. Quelques heures avant que Macron ne décrète la fermeture du pays, la chirurgienne m’annonce que l’opération est annulée. Pas de masques, pas de tests, des milliers de lits d’hôpitaux supprimés au nom de la rigueur budgétaire : la courte vue du capitalisme à flux tendu se paye cher. La mort et le temps du deuil nous sont volés. Mais bon an mal an, on finit par le faire, son deuil. La colère est toujours là, mais pas l’amertume.
Monsieur le président, je vous fais une lettre que vous ne lirez sûrement jamais, puisque vous et moi ne sommes pas nés du même côté de l’humanité. Si ma blouse est blanche, ma colère est noire et ma déception a la couleur des gouttes de givre sur les carreaux, celle des larmes au bord des yeux. Les larmes, combien en ai-je épongé ? Combien en ai-je contenu ? Et combien en ai-je versé ? Lettre d'une infirmière en burn-out.