LA DETESTATION DE L'EUROPE PAR LES FRANCAIS

Brigitte Pascall : je reposte un billet rédigé le 4 octobre 2016, mais il n'a rien perdu de son actualité.

Je resonge à l'article de Jacques Sapir sur le succès actuel des listes souverainistes. Très modestement, je souhaite prolonger un peu son analyse. Mon amie Souria vient de me communiquer un sondage très important : une majorité de français, 54%, veut sortir de la zone euro en plan A : une première, puisque durant des décennies, c'étaient les européistes qui avaient la côte. De même, au terme de son périple hexagonal à pieds, Jean Lassalle a eu ce cri du coeur : "qu'est ce que les français détestent l'Europe...!" Ceci explique cela : la profonde haine/détestation de l'Europe par un Peuple français asservi à l'oligarchie européenne, Devenu une masse juste bonne à obéir et à se taire, qui explique les bons scores obtenus par les listes souverainistes..

Pire encore, le discours de "l'Europe heureuse" ne fonctionne plus. Tant il est infirmé chaque jour par la réalité quotidienne terrible du chômage et de la pauvreté de masse : 32 millions de chômeurs, 125 millions de pauvres dans l'Union Européenne. Pauvres qui, a force d'isolement extrême, en oublient jusqu'à l'idée de faire société dans leurs têtes. Chômeurs, dont la santé physique et mentale se détériore, comme le montre une étude réalisée par 18 professeurs de médecine européens : "La santé dans les restructurations".

Aujourd'hui, les gens, y compris les moins politisés, ont conscience du pur coup de force de la supranationalité européenne : comment l'Union européenne, au départ, une alliance de 6 nations, fonctionne aujourd'hui comme UN ETAT SUPRANATIONAL. Au demeurant, une supranationalité jamais soumise au vote des français, anglais, italiens, etc... explique Jacques Sapir dans une vidéo récente de BFM-TV. Il s'agit en effet d'un pur coup d'Etat dans le champ politique national, dont l'autonomie était le résultat d'une très longue histoire, remontant à plus de 1000 ans, depuis l'avènement des Rois de France avec Hugues Capet. Bruxelles impose seule sa règle du jeu : la rigueur à vie, la loi Khomri, le chômage et la pauvreté de masse.... Cet accaparement, puis mise au rebut de l'ordre national peut s'analyser comme la tyrannie de la supranationalité imposant sa propre norme au Peuple français, sans jamais lui avoir seulement demande son avis.

La supranationalité organise le gel des intérêts nationaux et populaires. Et, dans le champ politique, personne ne moufte. Quand JLM devrait dénoncer cette situation de toutes ses forces. Pour une fois, je ne lui reprocherai pas sa stratégie attrape tout Plan A/Plan B, au demeurant totalement incompréhensible. Et que l'on peut analyser comme le non choix par excellence. Dans le contexte actuel, prenant appui sur la détestation des français de l'Europe supranationale, il revient au candidat de La France insoumise de dénoncer vigoureusement l'incroyable asservissement du Peuple français à la dictature silencieuse de Bruxelles. Car, on s'en souvient : à la fin des années 60, aucun Français ne voulait de la supranationalité. Personne ne voulait sortir de la maison France, seul cadre de vie pacifiée possible... ! A lui de dénoncer ce coup de forces terrible sur nos existences minuscules, pesant pot de dalle, quand tout est décidé à Bruxelles...!

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