Macron essore les retraites

-Macron essore les retraites Marianne n° 1121 du 7 au 13 septembre 2018

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MACRON ESSORE LES RETRAITES !

1°)- Brigitte Pascall : 11.03.2019 : Au moment où Stanislas Guerini, porte-parole LREM, ressort, à trois mois du scrutin européen (!), la proposition d'indexation des petites retraites sur le cours de l'inflation, on ressort un article rédigé au mois de septembre 2018, rappelant que c'est Macron lui-même, qui a tristement essoré les pensions de retraites, diminué de façon substantielle le pouvoir d'achat des traités, et personne d'autre...!

2°)-Macron essore les retraites
Marianne n° 1121 du 7 au 13 septembre 2018

Le journal "Marianne" de cette semaine consacre sa "une" et son dossier à la perte de pouvoir d'achat des retraités en 2019 et 2020. En effet, le Premier Ministre limite la hausse des pensions de retraites à +0,3%, alors que l'inflation sera au moins entre 1,7% et 2,3% : au motif de diminuer le déficit des comptes publics. C'est Hervé Nathan qui a rédigé deux articles sur les trois du dossier. On connaît Hervé Nathan, également journaliste du "Canard enchaîné" : il a rédigé les articles du Canard sur les dangers du prélèvement à la source : où chaque imposable sera obligé de verser PLUS qu'il ne doit. Ses articles sont bien documentés et étayés, ce qui est très rare chez les journalistes sociaux, vendeurs avant tout de rhétorique officielle.

Que nous dit Hervé Nathan ? D'abord, il pointe le silence de Bercy refusant de communiquer sur l'économie réalisée sur le dos des séniors. Les Echos croient savoir qu'il s'agit de 3 milliards d'euros. Le Figaro donne un exemple : un couple de séniors bénéficiant d'une pension de 1500 euros par mois va perdre 612 euros à cause de la hausse de la CSG, puis 468 euros suite au retard de la pension sur les prix. La suppression de la taxe d'habitation ne fera économiser au couple que 818 euros. Résultat : une perte de pouvoir d'achat de 262 euros.

Aurore Bergé y va de son couplet en faveur de cette réforme : "on peut légitimement demander un effort générationnel à ceux à qui l'on paye les retraites"(sic). En clair, les retraités sont des assistés à qui on jette la pitance. La CFDT trouve qu'une telle mesure est "anxiogène, pour un public qui n'a pas les moyens de compenser par d'autres revenus"(sic).

Même Richard Ferrand, président du groupe LREM, souhaite que cette sous indexation de l'inflation soit réservée uniquement aux riches retraités.

En agissant ainsi, Philippe brise le tabou du "pacte des générations" garantissant de ne pas toucher aux pensions liquidées. Résultat : Macron perd 19 points de confiance auprès des retraites en 7 mois (sondage IFOP 2018).

Il faut savoir que les retraités sont dans le collimateur des technocrates de Bercy, Cour des Comptes, etc, depuis un long moment : années 2000. Et que cette réforme ne surgit pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Au milieu des années 2000, circule la "croyance" selon laquelle les inactifs vivraient mieux que ceux qui travaillent. Philippe Seguin notamment diligente un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires publié en 2007, visant à mieux répartir la charge fiscale entre les générations. Ces travaux établissent que les transferts sociaux se font à l'avantage des plus de 65 ans.

"Mais cette solution doit être regardée avec précaution, dans la mesure où elle pourrait rompre la solidarité entre génération" écrit un jeune inspecteur des finances appelé Emmanuel Macron.

Un autre organisme prend le relais de la Cour des comptes, France Stratégie, pour décliner la même rengaine anti vieux. Son patron s'appelle Jean Pisani-Ferry, principal artisan d'un transfert d'argent des seniors vers les actifs. Responsable aussi du programme de Macron en 2017. Que dit France Stratégie ? Que les générations nées en 1930 et plus, perçoivent à la retraite 400% de ce qu'il ou elle a cotisé. Inversement, les jeunes nés après 1975 espèrent 150% seulement. Autrement dit, les anciens seraient, selon Pisani-Ferry d'horribles "privilégiés"(sic). Pisani-Ferry est responsable de la hausse de la CSG sur les retraites : donc de toutes les manifs des retraites causées à cet effet. Il souhaite également que les seniors se serrent la ceinture pour les plus jeunes avec des pensions de retraites ne suivant pas le cours de la vie.

Cette offensive purement technocratique contribue à freiner la demande et donc la croissance annuelle 2018. Nul doute que la non indexation des retraites sur le niveau de l'inflation conduira au même coup de bambou sur la croissance 2019, Surtout, lorsqu'on sait qu'un prélèvement à la source SUPERIEUR à ce que doit chaque contribuable va doucher à son tour la croissance 2019. Et donc le nombre de création d'emplois en CDI pour les jeunes. Mais ces technocrates étriqués sont tellement enfoncés jusqu'au cou dans leurs petites économies comptables, qu'ils en oublient les effets boomerang autrement dévastateurs...!!

 

 

 

 

 

 

 

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