Le pays va affronter la pire récession de son Histoire !

1°)- Stéphanie Mesnier-Angeli : "À compter du 1er juin, l'État et l'Unédic ne prendront plus en charge que 60% de la rémunération brute des salariés au chômage partiel (70% aujourd’hui). L'employeur devra supporter un reste à charge d'un peu moins de 15 %" (Les Échos). Bercy commence à retirer la perf’...

Le "choc économique" s’annonce terrible. Les Français ne s’en rendent pas tous compte, mais le pays va affronter, dès la rentrée, "la pire récession économique depuis 1945 et les experts s’attendent à une multitude de faillites, licenciements et plans sociaux" (Le Figaro).

2°)-Brigitte Pascall : "Le pays va affronter à la rentrée la pire récession économique depuis 1945", dixit le Figaro, relayé habilement par la revue de presse de Stéphanie.

On a envie de répondre à ce bon journal de la Droite Bourgeoise : mais quand les banques ont fait faillite au mois de mars 2020, le Gouvernement ne leur a-t-elle pas donné 311 milliards d'euros ?!

Pourquoi ne donnerait-il pas également 311 milliards d'euros au Peuple français, salariés et non salariés, ce qui permettrait de créer des centaines de milliers d'emplois durables, relever substantiellement les bas et moyens salaires, minima sociaux, pensions de retraite ; relancer l'activité économique et contre- carrer efficacement la récession historique qui nous attend ?

Alors me direz-vous : avec Bruno Le Maire, futur Premier Ministre, il y a peu de chance que la Macronie débloque un tel pactole pour le Peuple qui souffre.

Alors, comme l'Histoire s'écrit de façon dialectique, la politique d'austérité à vie maintenue à compter du mois de septembre 2020, va provoquer un mouvement social majoritaire, qui descendra dans la rue, qui voudra "renverser le pouvoir centralisé et bien armé, par d'immenses foules aux mains nues" (sic), comme les iraniens contre le Shah d'Iran en 1977, écrit Alain Badiou dans son ouvrage : "Le réveil de l'Histoire", édition Lignes, 2012.

En ce moment, on parle beaucoup de médecine. Mais, plus tôt que prévu, on va être amené à revenir longuement sur la question sociale, hélas promue par la double crise économique et sanitaire "question numéro une".

3°)- Simon Badiou : Quelque part c'est sûr. En même temps il a quelques choses.

A) c'est mondial, donc on pourrait imaginer plusieurs choses même pour les capitalistes les plus importants il est important de remettre de l' huile dans le moteur (donc du liquide !). une autre voie c'est que le temps de travail diminue (voie emprunté avant le COVID au moins par l' Allemagne), et aujourd'hui par la Nouvelle Zélande. A cette option de la diminution du temps de travail réclamé par S Badiou, on préfère la création de centaines de milliers d'emplois durables dans le cadre d'un plan de relance keynésien.

B°)-Par ailleurs il est possible (pour l'équilibre du monde) que les paradis fiscaux perdent 50% de leur valeur... Ou qu'une énorme partie de la dette (irremboursable!) du monde soit annulée. Ce n'est pas totalement fantaisiste certains y pensent, et pas que des gauchistes ! Oui, tout à fait d'accord avec l'annulation mondiale des dettes !

 

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